NEUVAINE. JOUR 5
+
V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.
Hymne d’ouverture (Louanges du billet
de St François au frère Léon)
« 1Tu
es le seul saint, Seigneur Dieu,
toi qui fais des merveilles !
2 Tu
es fort, tu es grand,
Tu es le Très-Haut, tu es le roi tout puissant ;
toi, Père saint, roi du ciel et de la terre.
3 Tu
es trois et tu es un, Seigneur Dieu,
tu es le bien, tu es tout bien, tu es le souverain bien,
Seigneur Dieu vivant et vrai.
4 Tu
es amour et charité, tu es sagesse,
tu es humilité, tu es patience,
tu es beauté, tu es douceur,
tu es sécurité, tu es repos,
tu es joie, tu es notre espérance et notre joie,
tu es justice, tu es mesure,
tu es notre richesse et surabondance.
5 Tu
es beauté, tu es douceur,
tu es notre abri, notre gardien et notre défenseur,
tu es la force, tu es la fraîcheur.
6 Tu
es notre espérance,
tu es notre foi,
tu es notre amour,
tu es notre grande douceur,
tu es notre vie éternelle,
grand et admirable Seigneur,
Dieu tout puissant, O bon Sauveur ! »
Prière :
Seigneur Dieu, tu as donné à saint François d’Assise d’être
configuré au Christ pauvre et humble ; accorde-nous la force d’emprunter les
mêmes chemins pour suivre ton Fils et pour vivre unis à toi dans une joyeuse
charité. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi
dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles — Amen.
LECTURE
Thomas de Celano, Vita Prima, 1228 (7, 105-106).
Il pria donc frère Elie de le faire transporter à
Assise, et celui-ci, filialement, se mit en devoir d’accomplir les désirs d’un
si tendre Père ; on organisa le transport ; on l’amena où il l’avait
souhaité. Toute la ville fut en liesse à l’arrivée du bienheureux et les
louanges de Dieu étaient sur toutes les lèvres, car on espérait bien que le
bienheureux mourrait sans tarder c’était là ce qui causait leur allégresse.
Dieu avait décidé que l’âme du saint serait
délivrée de son corps et partirait pour le royaume des cieux là même où, encore
incarnée, elle avait appris les premiers rudiments du surnaturel et avait reçu
l’onction du salut. Certes, et le saint ne l’ignorait pas, on trouve établi le
royaume des cieux partout sur terre, et en tout lieu Dieu accorde sa grâce aux
élus ; mais il savait, pour l’avoir expérimenté, que l’église Sainte-Marie
de la Portioncule avait le privilège d’une grâce plus abondante et recevait
souvent la visite des esprits d’En-Haut. Aussi disait-il souvent aux frères
« Gardez-vous bien, mes fils, de jamais quitter ce lieu ! Si l’on
vous en chasse par une porte, rentrez-y par une autre, car ce lieu est vraiment
saint et Dieu y habite. Ici, dans les débuts, nous n’étions qu’un petit groupe
et le Très-Haut nous multiplia ; c’est ici qu’il a illuminé le cœur de ses
pauvres par la lumière de sa sagesse ; c’est ici qu’il a enflammé nos
volontés du feu de son amour. Celui qui viendra prier ici d’un cœur fervent
obtiendra ce qu’il demande, mais les fautes qu’on y commettra seront bien plus
lourdement punies. Aussi, mes fils, considérez comme digne de tout votre
respect ce lieu où Dieu habite, et de tout votre cœur chantez-y ses louanges
sur les modes les plus joyeux ! »
EVANGILE (Lc, 1.)
26 Le sixième
mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée
Nazareth,
27 à une jeune
fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé
Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
28 L’ange entra
chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est
avec toi. »
29 À cette
parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait
signifier cette salutation.
30 L’ange lui
dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès
de Dieu.
31 Voici que tu
vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
32 Il sera
grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le
trône de David son père ;
33 il régnera
pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
34 Marie dit à
l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas
d’homme ? »
35 L’ange lui
répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du
Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître
sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
36 Or voici
que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et
en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
37 Car rien
n’est impossible à Dieu. »
38 Marie dit
alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne
selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
MEDITATION
Chacun a, sur cette terre, un lieu
particulier où il aime aller à la rencontre du Seigneur. Dieu est partout
maître et souverain mais nos âmes malmenées par les préoccupations du quotidien
ont souvent besoin d’un lieu de retrouvaille avec le Ciel, un havre pour la louange
et la contemplation. Ce refuge peut être l’église de mon village, de mon
quartier, celle où j’ai été baptisé, ce peut être la chapelle découverte au
croisement d’un chemin, le sanctuaire où je me rends de façon régulière.
François aimait les chapelles, c’est là qu’il a fait l’expérience de la
rencontre avec le Christ, c’est là qu’il a décidé d’abandonner la vanité du
monde, c’est là qu’il a donné naissance à la communauté des frères et,
finalement, c’est là qu’il trouve la porte du Ciel.
Pour les pénitents, ce lieu de paix et de
contemplation c’est (ou ce devrait être) leur chapelle. « Ma chapelle est
belle parce que je l’aime » disait notre prieur d’heureuse mémoire Oreste
Galiano. Elle est belle parce qu’elle est le lieu où le Seigneur se rend
présent sur l’autel, elle est belle parce qu’elle est le lieu où le Christ est
présent dans l’assemblée des frères et des sœurs. Les pénitents d’autrefois
appelaient leur chapelle la « casetta » (la « petite
maison »), elle notre foyer spirituel, la tente du Ciel dressée au cœur de
nos vies où nous aimons nous réunir sous le regard de Dieu, où Jésus vit dans
le tabernacle.
Toutes les églises, toutes les chapelles
consacrées à la louange du Très Haut sont des lieux où François aimait
s’arrêter, il a lui-même restauré trois chapelles de ses mains et ces chantiers
ont fortifié sa foi et affermi sa vocation. Mais de toutes les chapelles où il
a travaillé c’est Sainte-Marie des Anges, la porziuncola, qui avait sa
préférence. C’est là qu’il demande à être transporté pour entrer au Ciel.
Méditons l’exemple de François qui, au
moment où il va voir son Créateur, demande à être déposé aux pieds de la sainte
Vierge, dans la chapelle qui lui est consacrée. Pour nous Niçois le geste est
familier car nos aïeux, lorsqu’ils voulaient se rapprocher de Dieu d’une façon
particulière, faisaient le pèlerinage vers la Madone, se déplaçaient vers les
sanctuaires de la Vierge Marie. Ste Marie des Anges est pour François ce que
les Madones de Laghet, de Fenestre, des Fontaines, d’Utelle, du Sincaïre sont
pour nous. Par cette action il nous encourage à aller vers Marie qui est la
plus vénérable des demeures de Dieu au milieu des hommes, Marie qui est la
porte du Ciel, la Mère de Dieu qui est notre secours et notre avocate au moment
du passage. Oui, le lieu où Dieu habite de façon parfaite c’est Marie. La vraie
porte du Ciel c’est Marie elle-même.
Aujourd’hui les prières de la neuvaine
sont donc consacrées à la contemplation de la grandeur et de la douceur de la
Madone.
Seigneur donne-moi, pour renforcer mon
amour de toi et de ta mère, de savoir trouver dans ma vie des havres de paix où
je peux te rencontrer, t’écouter et te louer. Donne-moi d’aimer tes églises et
de les voir comme l’avant-poste d’où tu prépares l’établissement de ton Royaume,
comme le refuge sacré de tous les croyants, comme le lieu où tu m’attends
personnellement pour te révéler à moi.
Bienheureuse Vierge Marie sois mon avocate
devant ton Fils et mon secours dans les épreuves de cette vie, intercède auprès
de Jésus pour qu’il répande sur ma vie, sur mes proches, sur ma confrérie une
abondance de grâces.
Introduction au Notre Père (Cantique des créatures de St
François)
« Très
haut, tout puissant et bon Seigneur,
à toi louange, gloire, honneur,
et toute bénédiction ;2 à
toi seul ils conviennent, O Très-Haut, et nul homme n’est digne de te
nommer. »
NOTRE
PERE…
Conclusion au Notre Père (Cantique des créatures de St François)
« Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle, à qui
nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en péché
mortel ; Heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté, car la
seconde mort ne pourra leur nuire.
Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute
humilité ! »
Salutation à la Vierge Marie (écrite par St François)
« 1 Salut, Marie, Dame
sainte, reine, sainte mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue l’Église ;
2 choisie par le très saint
Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien-aimé et
l’Esprit Paraclet ; 3 vous
en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien.
4 Salut, Palais de
Dieu !
Salut, Tabernacle de Dieu !
Salut, Maison de Dieu !
5 Salut, Vêtement de
Dieu !
Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu !
6 Et salut à vous toutes,
saintes Vertus, qui, par la grâce et l’illumination de l’Esprit Saint, êtes
versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d’infidèles que nous sommes, nous
rendez fidèles à Dieu ! »
ON
RECITE UN JE VOUS SALUE MARIE
Prière :
Accorde-nous, Seigneur, d’imiter la charité de saint François et
son ardeur apostolique, de mépriser les biens de la terre et de nous réjouir à
jamais de partager les dons du ciel. Daigne que nous soyons fortifiés par les
exemples de sa dévotion pour que nous goûtions les fruits de ton amour et les
fassions abonder en vue du salut de tous. Par le Christ, notre Seigneur. —
Amen.
BÉNÉDICTION (bénédiction du billet de St François au frère Léon)
« 1 Que
le Seigneur te bénisse et te garde ; que le Seigneur te découvre sa Face
et te prenne en pitié ! 2 Qu’il tourne vers toi son Visage et te donne la
paix ! »
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.
+
Pour avoir le livret complet de la neuvaine, cliquez ici:
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire