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mercredi 20 mai 2026

Office pour St Bernardin de Sienne

 

20 mai
S. BERNARDIN DE SIENNE


Bernardin Albizeschi est né en 1380 à Massa Maritima dans une famille noble. Il étudia les lettres et le droit à Sienne et entra dans la confrérie des pénitents de cette ville. Comme pénitent il se dévoua courageusement aux soins des pestiférés pendant l'épidémie de 1400 et fortifia ses confrères. Deux ans plus tard il entrait dans l'Ordre des Frères Mineurs où il commença très tôt sa mission de prédicateur à travers toute l’Italie; il la poursuit jusqu’à la fin de sa vie malgré une santé fragile. Le pape Eugène IV lui confia aussi de délicates missions diplomatiques et le soutint avec vigueur dans sa réforme de l'Ordre franciscain; il fut Vicaire général des Observants pendant douze ans.

Grâce à lui, la prédication chrétienne fut totalement renouvelée en Italie et la primauté absolue du Christ, jadis enseignée par Jean Duns Scot, fut popularisée grâce à la dévotion au saint Nom de Jésus. C’est sa prédication qui inspira à nos prédécesseurs la détermination à fonder un couvent de l’Observance à Nice pour en  obtenir des bénéfices spirituels.

Il est mort a Aquila au cours a une dernière course apostolique le 20 mai 1444. Moins d'un an après sa mort, le pròcès de canonisation fut ouvert et aboutit en 1450.

PRIERE D’INTRODUCTION (prière au St Nom de Jésus de ST BERARDIN)

« Ô Nom de Jésus, exalté au-dessus de tout autre Nom ! Ô Nom triomphant ! Ô joie des Anges ! Ô terreur de l'enfer ! Toute espérance de pardon, de grâce, de gloire se trouve en Vous ! Ô Nom très doux, Vous accordez le pardon aux coupables, Vous réformez les mœurs, Vous remplissez les craintifs de divine douceur et éloignez les visions effrayantes ! Ô Nom glorieux ! Par Vous, les mystères de l'éternelle vie se dévoilent, les âmes s'enflamment d'amour divin, se fortifient dans les combats et sont délivrées de tous périls. Ô Nom désirable ! Nom délicieux ! Nom admirable ! Nom vénérable ! Vous élevez, peu à peu, les âmes des fidèles, par vos Dons et vos Grâces, à la hauteur des cieux. Tous ceux auxquels Vous communiquez votre Grandeur ineffable, acquièrent par votre vertu, le salut et la gloire ! Ainsi soit-il. »

V/ Dieu, viens à mon aide,

On se signe

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

 

Hymne

(pendant l’hymne on allume les bougies de l’autel)

Il a, Seigneur, cherché ton Nom

Ouand le désert brûlait de toi.
Seigneur, quel est ce Nom?
Celui qui est ce qu'Il sera,

Dans le temps et l'éternité.


Il a, Seigneur, trouvé ton Nom

En accueillant le Premier-Né.
Seigneur, quel est ce nom?
Emmanuel, le Bien-Aimé,

Dans le temps et l'éternité.


Il a, Seigneur, pleuré ton Nom

En regardant le Crucifié.
Seigneur, quel est ce Nom?
Jésus qui a livré l'Esprit,
Pour le temps et l'éternité.


Il a, Seigneur, crié ton Nom

La terre en est transfigurée.
Seigneur, quel est ce Nom?
Celui du Fils ressuscité,

Pour le temps et l'éternité.


Tu lui dévoiles enfin ce Nom
Lorsque son Heure est arrivée.
Seigneur, il sait ton Nom:
Dieu de tendresse et de beauté,

Pour les siècles d'éternité.

 

Psaume 125

Votre tristesse deviendra joie Alléluia

Votre tristesse deviendra joie Alléluia

 

1 Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,*
nous étions comme en rêve !

2 Alors notre bouche était pleine de rires,
   nous poussions des cris de joie ; +
alors on disait parmi les nations :
   « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » *
3 Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
   nous étions en grande fête !

4 Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.

5 Qui sème dans les larmes
   moissonne dans la joie : +
6 il s’en va, il s’en va en pleurant,
   il jette la semence ; *
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
   il rapporte les gerbes.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit

Comme il était au commencement,

Maintenant et toujours

Et dans les siècles des siècles Amen

 

Votre tristesse deviendra joie Alléluia

Votre tristesse deviendra joie Alléluia

 

Psaume 126

Que nous vivions, que nous mourions, c’est pour le Seigneur, alléluia.

Que nous vivions, que nous mourions, c’est pour le Seigneur, alléluia.

 

1 Si le Seigneur ne bâtit la maison,
les bâtisseurs travaillent en vain ; *
si le Seigneur ne garde la ville,
c’est en vain que veillent les gardes.

2 En vain tu devances le jour,
tu retardes le moment de ton repos, +
tu manges un pain de douleur : *
Dieu comble son bien-aimé quand il dort.

3 Des fils, voilà ce que donne le Seigneur,
des enfants, la récompense qu’il accorde ; *
4 comme des flèches aux mains d’un guerrier,
ainsi les fils de la jeunesse.

5 Heureux l’homme vaillant
qui a garni son carquois de telles armes ! *
S’ils affrontent leurs ennemis sur la place,
ils ne seront pas humiliés.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit

Comme il était au commencement,

Maintenant et toujours

Et dans les siècles des siècles Amen

 

Que nous vivions, que nous mourions, c’est pour le Seigneur, alléluia.

Que nous vivions, que nous mourions, c’est pour le Seigneur, alléluia.

 

Cantique (Col1)

Tout vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui ! Gloire à Dieu dans les siècles !

Tout vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui ! Gloire à Dieu dans les siècles !

 

12 Rendons grâce à Dieu le Père, +
lui qui nous a donné
   d'avoir part à l'héritage des saints, *
dans la lumière.

13 Nous arrachant à la puissance des ténèbres, +
il nous a placés
   dans le Royaume de son Fils bien-aimé : *
14 en lui nous avons le rachat,
le pardon des péchés.

15 Il est l'image du Dieu invisible, +
le premier-né, avant toute créature : *
16 en lui, tout fut créé,
   dans le ciel et sur la terre.

Les êtres visibles et invisibles, +
puissances, principautés,
   souverainetés, dominations, *
tout est créé par lui et pour lui.

17 Il est avant toute chose,
et tout subsiste en lui.

18 Il est aussi la tête du corps, la tête de l'Église : +
c'est lui le commencement,
   le premier-né d'entre les morts, *
afin qu'il ait en tout la primauté.

19 Car Dieu a jugé bon
   qu'habite en lui toute plénitude *
20 et que tout, par le Christ,
   lui soit enfin réconcilié,

faisant la paix par le sang de sa Croix, *
la paix pour tous les êtres
   sur la terre et dans le ciel.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit

Comme il était au commencement,

Maintenant et toujours

Et dans les siècles des siècles Amen

 

Tout vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui ! Gloire à Dieu dans les siècles !

Tout vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui ! Gloire à Dieu dans les siècles !

 

Parole de Dieu (Ph 2, 5-11)

 

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.

Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

 

Repons

Sauvez-nous Seigneur, notre Dieu,

Et assemblez-nous du milieu des nations

que nous mettions notre gloire à Vous louer !

afin que nous célébrions Votre Saint Nom

que nous mettions notre gloire à Vous louer !

 

 

Magnificat

Il louait le nom de Jésus et le chantait dans son action de grâce, alléluia !

Il louait le nom de Jésus et le chantait dans son action de grâce, alléluia !

 

47 Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

 

48 Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

 

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;

Saint est son nom !

 

50 Son amour s'étend d'âge en âge

sur ceux qui le craignent ;

 

51 Déployant la force de son bras,

il disperse les superbes.

 

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,

il élève les humbles.

 

53 Il comble de biens les affamés,

renvoie les riches les mains vides.

 

54 Il relève Israël, son serviteur,

il se souvient de son amour,

 

55 de la promesse faite à nos pères,

en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit

Comme il était au commencement,

Maintenant et toujours

Et dans les siècles des siècles Amen

 

Il louait le nom de Jésus et le chantait dans son action de grâce, alléluia !

Il louait le nom de Jésus et le chantait dans son action de grâce, alléluia !

 

Intercession

Avec ceux qui ont reçu les premiers dons de l’Esprit, prions Dieu d’achever notre sanctification :

 

R/ Dieu notre Père, exauce-nous

Dieu tout-puissant, qui as élevé le Christ auprès de toi,

— donne à chacun de reconnaître sa présence dans l’Église.

 

Père, dont le Fils unique est notre chemin,

— accorde-nous de le suivre par-delà la mort.

 

Envoie ton Esprit Saint dans le cœur des croyants,

— pour qu’il vienne irriguer leur désert.

 

Par la puissance de l’Esprit, conduis le cours des temps,

— pour que la face de la terre en soit renouvelée.

 

Père qui nous aimes sans mesure,

— achève en toi la communion des saints.

 

Notre Père

 

Oraison

Seigneur Jésus, qui avez accordé au Bienheureux Bernardin, votre Confesseur, un très ardent amour pour votre saint Nom, nous Vous supplions, par ses mérites et son intercession, de daigner, dans votre bonté, répandre en nous l’esprit de votre charité. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

 

Bénissons le Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu

 

"Dieu très haut et glorieux,

viens éclairer les ténèbres de mon cœur ;

donne moi une foi droite,

une espérance solide

et une parfaite charité ;

donne moi de sentir et de connaître,

afin que je puisse l'accomplir,

ta volonté sainte

qui ne saurait m'égarer.

Amen."

jeudi 16 avril 2026

Messe en mémoire du chanoine Royal

 Ce lundi 20 avril, en l’église du Gesù à Nice

Messe en mémoire du chanoine Jean Royal

« M. l’abbé Royal » a été une figure marquante du Vieux-Nice, pendant de nombreuses années  (de 1969 à 2001) il a dirigé l’accueil de l’asile de nuit du CCAS dans les locaux de l’ancien Sénat tout en participant à l’animation pastorale de la cathédrale Ste Réparate. Dans sa fonction en faveur des plus démunis et comme prêtre il a tenu fermement les charges qui lui furent confiées. L’ombre de sa soutane noire, de sa foi inébranlable et de sa personnalité hors du commun ont marqué des générations de Niçois.

PRIEZ POUR LUI



vendredi 24 octobre 2025

Pèlerinage jubilaire

 En direct de Rome, une prière sur la tombe de St Pierre pour tous les pénitents bleus de Nice.



La Société du Saint Sépulcre a passé les portes saintes et reçu une bénédiction spéciale pour une abondance de grâce sur chacun des pénitents bleus.


Merci à Alessandro pour son accueil dans la Cité de Pierre!

mercredi 23 juillet 2025

Fête du Malonat

 Ce week-end Nice célèbre la fête du Malonat.

LE MALONAT

En 1854, le choléra faisait rage dans la région de Nice. Le 2 août, de cette année-là, les habitants du quartier du Malonat se placèrent sous la protection de la Sainte Vierge Marie. 


Afin d’ obtenir la protection divine, une grande collecte de fonds a été organisée pour pouvoir ériger un Oratoire dédié à la Madone. Cet oratoire est toujours visible haut de la rue du Malonat, il fut inauguré le 8 septembre 1854. 


Le choléra passa et épargna les habitants du quartier. Depuis cette époque, chaque année, les habitants du Vieux Nice viennent remercier la mère du Seigneur, par une grande procession conduite par les prieuresses du Malonat et les confrérie de pénitents de Nice.



Programme de la fête du Malonat


LE SAMEDI 26 JUILLET - A 20H - EN L’EGLISE DU GESÙ - CHAPELET 
PUIS PROCESSION AUX FLAMBEAUX JUSQU’À L’ORATOIRE DU MALONAT

LE DIMANCHE 27 JUILLET - A 10H30 - MESSE EN L’EGLISE DU GESÙ - CELEBRÉE PAR LE PERE INNOCENT ADANLETE
PUIS PROCESSION JUSQU’À L’ORATOIRE DU MALONAT -
VERRE DE L’AMITIE OFFERT PAR LA MUNICIPALITÉ,

mercredi 11 juin 2025

Procession du Saint-Sacrement à Gorbio

Les pénitents bleus de Nice participeront à la procession du très-saint-sacrement, dite « procession aux limaces » à l’invitation des pénitents blancs de Gorbio le jeudi 12 juin2025.

Horaire et programme:
Pour les pénitents bleus et amis, rendez-vous à Gorbio à 20h30 avec un pique-nique (prévenir Audrey de votre participation, voir avec elle si besoin de co-voiturage). Compter 1h de route depuis Nice (sortie autoroute Menton puis suivre Gorbio)
21h15 rassemblement à la chapelle des pénitents blancs de Gorbio pour déposer les affaires, se changer et recevoir les instructions.
21h30 départ de l’église pour la procession du St sacrement dite « aux limaces » car le village est illuminé avec des coquilles d’escargots transformées en lampes à huile… 
A la fin de la procession verre de l’amitié avec toutes les confréries présentes et les bénévoles dans la salle des fêtes de Gorbio. 
Départ pour le retour vers 23h.

C’est Audrey qui accompagnera les novices qui souhaitent venir, merci de la contacter directement au 06 61 74 94 43 (laisser un message) pour vous organiser.



mercredi 11 septembre 2024

800éme anniveraire des stigmates de St François

 

Extrait de la Legenda Maior écrite par St Bonaventure en 1260

CHAPITRE XIII. DES STIGMATES SACRES.

L'homme angélique, François, avait coutume de ne jamais se reposer dans le bien. Semblable aux esprits célestes de l'échelle de Jacob, il montait en tout temps vers Dieu ou descendait vers le prochain. Il avait appris à organiser prudemment le temps qui lui était accordé pour amasser des mérites, et il en consacrait donc une partie à faire son labeur auprès des hommes, et l'autre aux paisibles ravissements de la contemplation.

Lors donc que, selon les besoins des lieux et du temps, il s'était employé au salut des autres, il abandonnait les agitations de la foule et se retirait dans la solitude et la retraite, afin de se consacrer à Dieu pour secouer la poussière amassée dans ses rapports avec le monde. C'est ainsi que, deux ans avant sa mort, après de nombreux travaux, il fut conduit par la providence divine, en un lieu fort élevé, appelé la montagne de La Verne. Ayant commencé un carême qu'il avait coutume de faire en l'honneur de l'archange saint Michel, il ressentit dans sa contemplation toute céleste une grande douceur jusqu'alors inconnue : la flamme des saints désirs l'embrasa avec ardeur et il sentit plus que jamais la présence divine. Il s'élevait à une hauteur extraordinaire, non comme quelqu’un qui s’effraie de la majesté suprême et qui craint sa gloire, mais comme un serviteur fidèle et prudent qui ne désire que connaître la volonté de Dieu et qui brûle de s'y conformer sans réserve.

Il lui fut donc révélé qu'il devait ouvrir le livre de l'Évangile et que Jésus-Christ lui ferait connaître ce que Dieu attendait de lui. Après avoir prié d'abord avec une grande dévotion, il prit sur l'autel le livre sacré des Evangiles, et il le fit ouvrir au nom de la sainte Trinité par son compagnon, un homme plein de l'amour de Dieu et vraiment saint. Celui-ci l'ouvrit par trois fois, et à chaque fois on tombait sur le récit de la Passion du Seigneur. François, rempli de l'esprit de Dieu, comprit donc qu'après avoir imité Jésus-Christ dans les travaux de la vie active, il devait, avant de quitter ce monde, se rendre semblable à lui en embrassant les souffrances et les douleurs de sa Passion.

Alors que son corps était déjà très faible à cause de l'extrême austérité de sa vie passée à porter la croix, il ne s’effraya point mais s'anima avec plus de courage encore à souffrir le martyre. L'incendie d'amour dont il était dévoré pour le doux Jésus avait pris une nouvelle vigueur: il se répandait en étincelles brûlantes et en flammes dévorantes, et les eaux les plus fortes n’auraient pu éteindre une charité si puissante.

Transporté ainsi par la force des désirs séraphiques, il s'élevait vers son Dieu et un matin la tendresse de sa compassion l'a transformé en Celui que l’amour infini attacha à la croix.

C'était vers la fête de l'Exaltation de la sainte Croix, pendant qu'il priait sur le versant de la montagne, il vit descendre du haut du ciel un séraphin ayant six ailes enflammées et resplendissantes. Il vola rapidement vers l'homme de Dieu, et demeura proche de lui sans toucher la terre. Alors entre les ailes du séraphin apparut un homme crucifié; ses mains et ses pieds étaient étendus et attachés à une croix. Deux de ses ailes étaient levées au-dessus de sa tête, deux autres étaient étendues pour voler, et les deux dernières couvraient son corps. A cette vue, François demeura dans un grand étonnement, et son cœur éprouvait un sentiment de joie mêlée de tristesse. Il se réjouissait d'un spectacle si admirable, où le Seigneur, sous la forme d'un séraphin, contemplait son serviteur, mais en même temps son âme était transpercée d'un glaive de compassion douloureuse de le voir ainsi cloué à la croix.

Une vision si extraordinaire le jetait aussi dans une anxiété profonde, car il savait que les douleurs de la Passion n'était en aucune façon compatible avec l'immortalité d'un esprit séraphique. Enfin il comprit, par une lumière du Ciel, que la divine Providence lui avait fait connaître cette vision pour lui apprendre, à lui, l'ami de Jésus-Christ, que c'était, non par le martyre du corps, mais par un embrasement sans réserve de l'âme, qu'il devait se transformer en image du Sauveur crucifié.

Alors que la vision disparaissait, François avait son cœur rempli d'une grande force, et sur son corps étaient imprimées des traces admirables. Car aussitôt commencèrent à apparaître dans ses mains et dans ses pieds les marques des clous, telles qu'il les avait vues tout-à-l'heure dans l'homme crucifié qu'il avait contemplé. Ses mains et ses pieds semblaient transpercés de ces clous; leurs têtes apparaissaient à l'intérieur des mains et sur les pieds, et l'on voyait sortir leurs pointes à la partie opposée. Les têtes étaient noires et rondes, et les pointes longues et comme recourbées avec effort; après avoir transpercé la chair elles demeuraient tout-à-fait distinctes. Son côté droit portait aussi l'empreinte d'une cicatrice rouge, comme s'il eût été percé d'un coup de lance, et souvent le sang coulait abondamment de cette plaie et tous les vêtements du saint en étaient pénétrés.

Le serviteur de Jésus-Christ, voyant imprimés d'une manière si parfaite en son corps les stigmates du Sauveur, comprit immédiatement combien il lui serait difficile de les cacher à ceux au milieu desquels il vivait, et pourtant il ne voulait pas révéler les secrets de son Seigneur. C'est dans le tourment et avec inquiétude qu'il se demandait s'il convenait de faire connaître ou de taire la vision qu'il avait eue. Il appela alors quelques frères et, leur parlant en termes généraux, il leur expliqua ses doutes et leur demanda conseil. Éclairé par la grâce l'un d'entre eux comprit, malgré la prudence dans les paroles de François, que celui-ci avait été témoin de choses merveilleuses et que c'était la cause de l'état extraordinaire où il paraissait être maintenant. Il lui dit: «Ce n'est pas uniquement pour vous, mon frère, mais aussi pour les autres, que les secrets du Ciel vous ont été manifestés. Craignez d'être accusé, au jour du jugement, d'avoir enfoui le talent qui vous a été confié, si vous cachez ce qui vous a été donné pour l'utilité de plusieurs.» Le saint touché de ces paroles, rapporta alors avec beaucoup de crainte toute la vision dont il avait été favorisé, et il ajouta que celui qui lui était apparu lui avait dit certaines choses qu'il ne confierait jamais durant sa vie à aucun homme. Sans doute, ces secrets du Séraphin crucifié sont de ces paroles qu'il n'est point permis à l'homme de redire.

Alors que l'amour de Jésus-Christ avait transformé en sa ressemblance celui qui en était pénétré, les quarante jours consacrés à la solitude s'achevèrent. La solennité de l'archange saint Michel arriva et l'homme angélique, François, descendit alors de la montagne en portant avec lui l'image de son Seigneur crucifié, image non gravée sur la pierre ou le bois par la main d'un artisan, mais imprimée en sa chair par le doigt du Dieu vivant. Cependant, comme il est bon de cacher le secret du Roi, l'homme qui en avait été rendu participant, s'efforçait de dérober aux yeux de tous, autant qu'il le pouvait, ces signes sacrés. Mais comme il appartient à Dieu de révéler pour sa gloire les merveilles de sa puissance, après avoir imprimé secrètement en François les stigmates, il fit par eux plusieurs miracles connus de tout le monde, afin de montrer par l'éclat de ces prodiges combien la force cachée dans ces traces de son amour était admirable.

En effet, une peste très-violente s'était répandue dans la province de Riéti, et elle ravageait cruellement, malgré tous les remèdes, les brebis et les bœufs. Un homme craignant Dieu fut averti en songe d'aller en toute hâte à l'ermitage des Frères mineurs, d'y demander l'eau où le serviteur de Dieu, François, qui y demeurait alors, s'était lavé les mains et les pieds, et d'en arroser les animaux. Cet homme se leva donc de grand matin et se rendit à l'ermitage. Il parvint à obtenir de cette eau discrètement par l'intermédiaire des compagnons de François. Il en répandit sur les brebis et les bœufs malades, étendus sans force et languissants. A peine ces animaux en eurent-ils été touchés qu'ils se levèrent comme ils avaient coutume de le faire, et s'en allèrent à leurs pâturages comme si jamais ils n'eussent éprouvé aucune maladie. Ainsi le contact de ces blessures sacrées avait donné à cette eau la vertu admirable de dissiper et de mettre en fuite une maladie pestilentielle.

Avant que le saint eût séjourné à la montagne de La Verne, il s'y formait habituellement des nuages qui se déversaient en grêle et en orages violents, apportant la désolation dans les campagnes environnantes. Mais depuis cette apparition bienheureuse la grêle cessa entièrement, non sans causer l'admiration des habitants de la région. Ainsi le ciel lui-même, chassant les tempêtes habituelles pour trouver la paix, manifesta l'importance de cette vision céleste et la vertu des stigmates reçus eu cette circonstance.

Il arriva aussi à François, alors qu'il avait pris la route en plein hiver avec l'aide d'un pauvre paysan qui lui prêta un âne à cause de la faiblesse à laquelle il était réduit, de s'arrêter sous un rocher formant une espèce de voûte pour y passer la nuit en se protégeant de la neige et des ténèbres qui l'empêchaient d'aller jusqu'au couvent. C'est alors qu'il entendit son pauvre compagnon pousser des gémissements plaintifs et se tourner d'un côté et de l'autre à cause du froid qui l'empêchait de dormir. Ses vêtements, trop légers, ne parvenaient à le protéger contre le froid et ses rigueurs. Le saint, tout brûlant de l'ardeur du divin amour, étendit sa main sur cet homme, et, chose admirable, à peine cette main sacrée, qui portait en elle l'incendie d'un feu tout séraphique, eut-elle touché le pauvre, que le froid l'abandonna; il ressentit intérieurement et extérieurement une chaleur aussi forte que si une flamme sortant d’un foyer l'eut réchauffé. Fortifié en son esprit et en son corps, il se reposa au milieu des rochers et de la neige avec plus de bonheur qu'il n'avait jamais fait dans sa maison, comme il l'assurait lui-même.

Ainsi des témoignages véridiques nous montrent en ces stigmates vénérables l'action de Celui dont les œuvres purifient, illuminent et enflamment. Ils ont purifié en dissipant la peste, illuminé en rendant le calme aux éléments, et enflammé en répandant d'une manière admirable la chaleur dans les corps.

Après la mort de François, d'autres prodiges plus éclatants encore confirmèrent la même chose.

De son côté il s'efforçait avec le plus grand soin de cacher aux hommes ce trésor qu'il avait trouvé dans le champ du Seigneur. Depuis cet événement il tenait presque toujours, ses mains enveloppées et ses pieds couverts de chaussures; mais ils ne put dérober entièrement aux yeux d’un certain nombre ces signes augustes.

Plusieurs frères, hommes vraiment dignes de foi par leur sainteté éminente, les virent avant la mort du saint, et, pour enlever tout doute à ce sujet, ils affirmèrent sous serment s'être convaincus de leur réalité en les touchant. Plusieurs cardinaux unis à François par les liens d'une étroite amitié en furent également témoins, et ils en confirmèrent la vérité non-seulement par leurs paroles, mais encore par leurs écrits; car les proses, les hymnes, les antiennes composées par eux en son honneur renfermaient les louanges des stigmates sacrés. Le souverain Pontife Alexandre IV, prêchant un jour au peuple devant plusieurs frères et devant moi, assura les avoir vus de ses yeux.

A la mort du saint, plus de cinquante frères les virent encore, et avec eux Claire, la très-pieuse vierge du Seigneur, ses religieuses et une foule innombrable d'hommes du monde, dont plusieurs les baisèrent avec des sentiments de respect et de tendre dévotion, et les touchèrent de leurs mains afin d'en rendre un témoignage plus assuré.

Pour la blessure du côté, il la cacha avec tant de soin que jamais personne ne put la voir, si ce n'est à la dérobée. Ainsi, un frère qui avait coutume de lui donner les soins les plus empressés, l'ayant amené par une pieuse ruse à quitter sa tunique sous prétexte de la laver, ce frère, dis-je, regardant attentivement, vit la plaie, y porta rapidement les doigts et put en mesurer la grandeur. En usant d'une ruse semblable, le vicaire du saint put la voir de même. Mais le frère qui lui était donné pour compagnon, homme d'une grande simplicité, ayant à le soutenir à cause de ses infirmités, avança la main sous son capuce et la plaça sans y faire attention sur cette plaie sainte, ce qui causa à François la plus vive douleur. Alors il fit faire des vêtements de dessous montant jusqu'aux aisselles afin de la tenir toujours cachée. Mais les religieux chargés de laver ses vêtements ou sa robe, les trouvant empreints de sang, connaissaient ainsi d'une manière indubitable le mystère qu'il s'efforçait de dérober à tous les regards, mystère que la mort de François leur permit, aussi bien qu'à une foule innombrable, de contempler à découvert et de vénérer.

Et maintenant, ô vaillant soldat du Christ, porte donc les armes de ton Chef invincible. Ainsi protégé et défendu, tu surmonteras tous tes ennemis. Porte l'étendard du Roi tout-puissant, et à sa vue tous les membres de sa divine armée se sentiront animés au combat. Porte le sceau du Pontife suprême, et tes paroles et tes actions seront regardées de tous comme des paroles de vérité, comme des actions irrépréhensibles. Aujourd'hui que tu es marqué des stigmates du Seigneur Jésus, nul ne doit plus te contrister, mais tous les serviteurs du Christ doivent t'environner de leurs hommages et de leur amour.Ces signes, dont la vérité ne repose plus seulement sur deux ou trois témoins, ce qui serait assez d'ailleurs, mais sur l'autorité surabondante d'une multitude sans nombre, ces signes, témoignages irrécusables de Dieu manifestés par toi et en ta personne, enlèvent tout prétexte à l'incrédulité, car ils confirment les enfants du Seigneur dans la foi, ils les remplissent de l'espérance et les embrasent du feu de la charité. Maintenant est accomplie la vision qui te fut montrée dès le commencement, et où l'on t'annonçait que, lumière brillante du Christ, tu serais revêtu d'armes célestes, de l'étendard de la croix et de ses insignes glorieux. Déjà aux premiers temps de ta conversion la vue du Sauveur crucifié avait transpercé ton âme d'un glaive de douleur et de compassion, et les paroles parties alors du haut de la croix comme du trône sublime de Jésus-Christ, comme de son propitiatoire mystérieux, ces paroles, dis-je, confirmées par ta bouche sacrée, sont aujourd'hui pour nous une vérité incontestable.

Et cette croix que, dans la suite de ta vie sainte, frère Silvestre vit sortir miraculeusement de ta bouche, ces deux glaives en forme de croix transperçant tes entrailles et montrés au vénérable frère Pacifique, toi-même élevé dans les airs les bras étendus et apparaissant à Monald, cet homme angélique, alors qu'Antoine prêchait sur la croix, toutes ces merveilles, nous le croyons aujourd'hui, sont réelles; elles furent manifestées par le Ciel, et non le fruit d'une vaine imagination. Enfin, cette vision où, vers la fin de ta vie, le Seigneur te montra en une même personne le sublime Séraphin et l'humble Sauveur crucifié allumant un incendie en ton âme et imprimant ses cicatrices sacrées en ton corps, afin d'offrir au inonde comme un nouvel ange s'élevant du côté de l'Orient et portant en lui-même le signe du Dieu vivant; cette vision, dis-je, affermit celles qui l'ont précédée, et leur emprunte à son tour un témoignage de vérité. Voilà sept fois déjà que la croix de Jésus-Christ est révélée à tes yeux ou en ta personne. Les six premières apparitions ont été comme autant de degrés pour arriver à la septième, où tu goûtes enfin le repos. En effet, cette croix manifestée à tes regards au commencement de ta conversion et embrassée avec ardeur, cette croix portée dans la suite en toi-même sans interruption par une vie vraiment parfaite, et présentée comme un modèle au reste des hommes, nous a appris avec une évidence incontestable que tu étais parvenu enfin au sommet de la. perfection évangélique. Et cette manifestation de la sagesse chrétienne gravée dans la poussière de ta chair, nul homme vraiment pieux ne la rejettera, nul fidèle véritable ne l'attaquera, nul cœur sincèrement humble ne la méprisera. C'est l’œuvre même du Ciel; elle mérite d'être acceptée sans réserve.

lundi 29 juillet 2024

Ma foi n’est pas un jeu…

 Il est de bon ton de ridiculiser la foi des catholiques. Statues déboulonnées, croix effacées, lieux de culte profanés, rites ridiculisés, valeurs raillées… et pour parfaire le tableau, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques qui choque des milliers de croyants qui n’avaient pourtant qu’une envie en allumant leur télé, celle de vivre un beau moment de concorde, d’unité et de paix. Alors maintenant il y en a marre, MA FOI N’EST PAS UN JEU!



lundi 10 avril 2023

Panégyrique de Véran et Lambert, évêques de Vence

 Discours prononcé par M. le prieur Sébastien Richard à l'occasion de l'office du Siège célébré sur le plateau Saint-Michel à Vence le lundi 10 avril 2023.

 Panégyrique de St Véran et St Lambert

10 avril 2023

 Véran et Lambert, saint Véran et saint Lambert.

Deux hommes qui ont vécu parmi nous.

 Véran qui a vécu au Vème siècle. Un des premiers évêques de cette cité, un de ceux qui ont implanté le christianisme sur ces terres. Sa vie religieuse il l’a commencée à Lérins qui était alors une forteresse de la culture dans un empire qui s’écroulait sous les assauts des invasions barbares. Devenu évêque de Vence il fut confronté à la guerre et aux tueries. Alors que les Barbares d’Euric pillaient, incendiaient, massacraient, alors que les édiles municipaux de Vence avaient fuit pour protéger leurs vies, alors qu’aucune armée ou puissance publique ne s’opposait à l’avancée des hordes sanguinaires, Véran se leva. Non, la destruction, le mal, la mort ne peuvent avoir le dernier mot… Véran, armé de sa foi et conscient de sa responsabilité, fortifié par l’exemple de son Seigneur qui s’offrit librement au sacrifice de la Croix, saint Véran se leva et partit à la rencontre du chef barbare pour négocier le salut de son peuple en échange de sa vie. Et le païen Euric, impressionné par le courage du petit évêque, passa sans faire couler le sang.

Véran, bouclier de son peuple ; saint Véran, bon berger qui protège son troupeau.

 Lambert qui a vécu au XIIèmesiècle. Issu lui aussi de Lérins mais en d’autres temps. Son époque c’était celle du triomphe des seigneurs féodaux, c’était celle des guerriers à cheval qui tyrannisaient, brutalisaient et méprisaient leurs contemporains, c’était celle des paysans laborieux qui ont sorti de la pierre la moindre petite parcelle de notre terroir. Devenu évêque de la cité de Vence il fut confronté aux injustices qui pesaient sur son peuple du fait de seigneurs intransigeants et de clercs indignes. Face à l’ignominie des puissants qui se disaient pourtant chrétiens Lambert se leva. Non l’injustice, la souffrance, la mort ne peuvent avoir le dernier mot… Lambert armé de sa dignité d’évêque, conscient de son autorité morale, fortifié par l’enseignement de son Seigneur qui a placé les pauvres et les petits au premier rang, saint Lambert se leva et excommunia les comtes et les barons qui pratiquaient le servage. Il fit bâtir le premier hospice destiné à soigner les pauvres et les malades de Vence. Il imposa à son clergé une vie de sobriété au service du peuple chrétien.

Lambert, épée de son peuple ; saint Lambert bon berger qui protège son troupeau.

 Voilà, chers amis, qui furent nos saints patrons, deux hommes parmi les hommes de leur temps. Ils ont mis leur honneur à soutenir, à défendre, à aider nos aïeux pour qu’ils vivent dans la dignité. Ce sont nos héros. Chaque peuple a ses hautes figures, ses Hercule et ses Jeanne d’arc. Le peuple de Vence a Véran et Lambert. Alors ce ne sont certes pas les héros modernes à la Marvel ou à la Netflix, ils n’ont pas de superpouvoirs, ils n’ont pas sauvé la planète d’une invasion extra-terrestre… Mais ils étaient des gens comme nous et parmi nous. Et ils sont toujours avec nous, leurs corps reposent dans notre vieille cathédrale et leurs voix résonnent encore depuis le sommet du Baou jusqu’aux contreforts des Malvans, depuis les sources de la Cagne jusqu’aux gorges de la Lubiane : « Vençois ! Soyez unis, soyez forts, soyez courageux ! Battez-vous pour la justice, pour la foi, pour l’honneur »

 Ces voix résonnaient encore lorsqu’au XVIème siècle les Guerres de Religion déchiraient ces terres. Alors que la cité de Vence était assiégée par son propre seigneur temporel, alors que son évêque se cachait derrière les remparts de Nice, alors que personne ne se souciait du sort de nos aïeux, les Vençois se levèrent. C’est naturellement qu’ils se tournèrent vers Véran et Lambert pour refaire leurs forces, pour retrouver le courage et l’unité. Et la victoire fut. Elle fut, contre toute attente, du côté du peuple face à son suzerain, du côté des travailleurs et des paysans face aux canonniers et aux mousquetaires, du côté des humbles face aux puissants. Une victoire inattendue, une victoire comme on les aime : le petit qui bat le grand, le faible qui défait le fort… C’est cela que nous commémorons aujourd’hui. Ce matin nous nous souvenons d’une communauté unie, guidée par l’exemple de Véran et Lambert. Nous affirmons qu’un peuple rassemblé peut faire basculer l’histoire. Voilà le sens profond de cette traditionnelle procession du lundi de Pâques.

 Quelques médisants incertains ont voulu vous priver de cette Messe du Siège, arguant que cette célébration ravivait les divisions des guerres de religion… Quel argument pitoyable, quelle erreur de jugement, quelle bêtise ! Nous sommes ici parce qu’en Provence la fête est d’abord l’occasion de refaire l’unité de la communauté. La structure est toujours la même : on sort tous ensemble de la ville, on commémore les hauts-faits de l’histoire de la cité, on célèbre la messe avec nos saints patrons, on se souvient de nos défunts. Une fois ce rite accompli on retourne en ville pour les festivités profanes (le banquet, le bal ou la bataille de fleurs) et on célèbre bruyamment la vie, la joie, le bonheur renouvelé d’être ensemble. C’est le rituel ancestral de la fête patronale, du festin, de la fête votive : une journée entière qui devient un moment de communion pour resserrer les liens entre les habitants. C’est une formule aussi vieille que notre civilisation, chaque geste et chaque étape ont du sens, à Vence comme à Arles, à Nice comme à Nîmes, à Avignon comme à Forcalquier, jusque dans le plus petit de nos villages. Et on commémore toujours des batailles gagnées, des épidémies vaincues, des vœux exaucés parce que c’est dans ces situations difficiles que nos aïeux ont donné le meilleur d’eux-mêmes.

 Alors peut-être qu’à l’heure de la mondialisation, du réchauffement climatique et de la guerre en Ukraine cette formule est obsolète. Peut-être que dans notre monde qui va toujours plus vite et qui s’épuise à vouloir tout changer, tout moderniser, tout transformer, peut-être qu’il faut envisager de faire évoluer nos façons de faire la fête… peut-être. Peut-être. Mais je suis sûr d’une chose, si nous abandonnons ce qui fait l’identité de Vençois, si nous oublions Véran et Lambert, si nous effaçons notre histoire particulière et nos spécificités culturelles, nous ne formerons jamais plus une communauté unie, nous serons des individus interchangeables dans un magma culturel aseptisé et insipide. Vence ne sera plus alors qu’un point géographique quelconque, une place au soleil comme une autre…

 Mais nous sommes là ce matin, nous avons répondu fidèlement à l’appel de Pâques. Nous sommes avec saint Véran et saint Lambert et je loue la persévérance, le courage et la patience de ceux à qui nous le devons : Marc, Barthélémy et Marie-Eve, Estelle, Jean-Pierre et vous tous qui perpétuez ce geste ancestral qui nous réunit. Alors que notre cité se transforme à un rythme effréné, alors que chaque matin voit l’arrivée de nouveaux voisins et que nos maisons disparaissent pour toujours plus de béton, ce que nous faisons ici est essentiel au salut de l’âme vençoise dont saint Véran et saint Lambert sont les étendards aujourd’hui comme hier et comme demain.

VIVE ST VERAN!

VIVE ST LAMBERT!

VIVE VENCE!

 Sébastien RICHARD

dimanche 3 octobre 2021

Solennité de St François

 En ce jour l’Eglise célèbre la mémoire de notre père François d’Assise

Patron de notre confrérie 



mardi 31 mars 2020

Prière à St Sébastien

St Sébastien Martyr
Patron de la cité de Nice

Depuis 1783 les pénitents bleus de Nice sont chargés de porter les prières de leurs concitoyens devant le saint-martyr qui a été érigé protecteur de notre cité au XVIème siècle.

En cette période d'épidémie nous prions devant l'autel de St Sébastien pour tous les malades, pour ceux qui les soignent et pour ceux qui s'éteignent sans le secours de leurs familles.

Vous pouvez vous associer à notre œuvre pieuse en disant la prière ci-dessous.



Prière spéciale à St Sébastien, intercesseur spécial en temps d'épidémie :

Ô grand saint Sébastien, patron de notre cité et de notre confrérie,

Toi qui n'as pas craint de défier un empereur impie au nom du Roi des rois,

Toi qui as secouru et exhorté les chrétiens de Rome pendant les persécutions,

Toi qui as assisté les malades, défendu les pauvres et visité les prisonniers,

Toi qui, par amour du Christ as donné ta vie pour Lui sans craindre les flèches de la mort ;

Comme nos aïeux nous te demandons de porter nos prières devant le Christ notre Seigneur pour nous libérer du péril de l'épidémie.

Soldat du Christ, assiste ceux qui se battent contre la maladie,

Bouclier de l'Eglise, détourne le mal de nos maisons,

Martyr du Trés-Haut, intercède pour nous. AMEN

vendredi 20 mars 2020

Illuminons l'Annonciation

Message des évêques de France:

Le 25 mars, tandis que les cloches des églises de France sonneront à 19h30, non pour appeler les fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun, nous sommes invités par l’ensemble des évêques de France à un geste commun : déposer une bougie sur nos fenêtres, marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années. Nous, catholiques, demanderons en même temps à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité en ces temps et de nous obtenir la grâce de l’Esprit-Saint pour que nous sachions trouver les gestes nécessaires.

PLUS D'INFOS ICI 

mercredi 18 mars 2020

Prière à St Sébastien protecteur de Nice

Dans la chapelle des pénitents bleus de Nice se trouve l'autel de St Sébastien qui commémore l'emplacement d'une antique chapelle municipale.

Au XVIème siècle, alors que la cité de Nice était touchée par la peste, les consuls (équivalent de notre "conseil municipal") ont organisé une procession solennelle en l'honneur de St Sébastien et ont prononcé un voeu, jurant de construire et entretenir une chapelle et un autel si l'épidémie s'arrêtait. Le lendemain le nombre de pestiférés commença à diminuer.

Une chapelle fut construite près de la porte Pairolière et, chaque année le 20 janvier, les consuls venaient remercier celui qui devin officiellement "protecteur de la cité de Nice". Autrefois à chaque fois qu'une épidémie se déclarait dans notre ville les autorités venaient implorer la miséricorde de Dieu dans ce lieu.

Depuis 1783 ce sont les pénitents bleus qui sont chargés de porter les prières de leurs concitoyens devant le saint-martyr et d'entretenir son culte.

En cette période d'épidémie nous prions devant St Sébastien pour tous les malades, pour ceux qui les soignent et pour ceux qui s'éteignent sans le secours de leurs familles.

Vous pouvez vous associer à notre œuvre pieuse en disant la prière ci-dessous:

Prière spéciale à St Sébastien :

Ô grand saint Sébastien, patron de notre cité et de notre confrérie,

Toi qui n'as pas craint de défier un empereur impie au nom du Roi des rois,
Toi qui as secouru et exhorté les chrétiens de Rome pendant les persécutions,
Toi qui as assisté les malades, défendu les pauvres et visité les prisonniers,
Toi qui, par amour du Christ as donné ta vie pour Lui
sans craindre les flèches de la mort ;

Comme nos aïeux nous te demandons de porter nos prières devant le Christ notre Seigneur pour nous libérer du péril de l'épidémie.

Soldat du Christ, assiste ceux qui se battent contre la maladie,
Bouclier de l'Eglise, détourne le mal de nos maisons,
Martyr du Trés-Haut, intercède pour nous. AMEN

dimanche 3 décembre 2017

Crèche à la chapelle


Cet après-midi les bénévoles ont mis en place la crèche que vous pouvez visiter tous les mardis après-midi à la chapelle du St Sépulcre au centre de la Place Garibaldi

 La grotte de la Nativité

La procession des confréries niçoises


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OUVERTURE DE LA CHAPELLE AU PUBLIC


POUR VISITER NOTRE CHAPELLE:
La chapelle du St Sépulcre
(place Garibaldi - NICE (06300) - FRANCE)
propriété de la Société du St Sépulcre depuis sa construction en 1782, est accessible au public
Pour les groupes: visites commentées sur réservation au 06 35 32 26 44

OFFICES LE PREMIER DIMANCHE DU MOIS SELON AGENDA