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vendredi 27 février 2026

Visiter la chapelle du Saint Sépulcre

 Chapelle du Saint Sépulcre, propriété de l'Archiconfrérie des Pénitents Bleus de Nice. 
Construite par l'architecte Antonio Spinelli en 1782-83.
Classée MH.
1. Retable du maître-autel. 

Tableau de Louis-Abraham VAN LOO (1653-1712). L'œuvre date de 1706, elle représente l'Assomption de la Vierge Marie qui s'élève dans le ciel sous le regard des apôtres. En bas de la toile les armoiries du prieur Latil. Le tableau a été transféré depuis l'ancienne chapelle des pénitents bleus qui se trouvait dans le quartier de l'actuel palais de justice. 

De part et d'autre de la toile on trouve les statues de St Pierre et de St Paul dans un dispositif typique de l'époque baroque qui met en valeur ces deux saints qui sont les "colonnes de l'Eglise romaine".

2. Maître-autel

Dans le maître-autel conçu de manière à représenter le tombeau du Christ (le "saint Sépulcre") se trouve un gisant entièrement articulé qui date du XVIIème siècle. La statue repose sur un brancard de procession baroque qui autrefois défilait dans le Vieux-Nice pour la procession du Christ-Mort au soir du Jeudi Saint.

3. Autel de la Sainte-Croix

La confrérie des pénitents bleus a été fondée dans le couvent de la Ste Croix des Franciscains de Nice. Le couvent a été détruit lors du Siège de 1543, cet autel conserve la mémoire de cet établissement.

Tableau de 1787. Croix de procession de la fin du XIXème siècle décorée de marqueteries niçoises. Sur l'autel une aumônière en marbre de la fin du XVème siècle qui représente le Christ des douleurs surgissant de son sépulcre et présentant ses plaies, image typique de la spiritualité de la fin du Moyen-Age: dès les origines de la confrérie cette aumônière permettait de recueillir les dons des fidèles pour financer les œuvres sociales des pénitents bleus.

A gauche de l'autel une chaire a prêcher de la fin du XVIIIème siècle.

4. Autel de l'Assomption

La confrérie des pénitents bleus a été chargée par la Ville de Nice de perpétuer le culte à la Madone du Sincaïre en faisant mémoire de la protection accordée par la Vierge lors du siège de 1543, cet autel perpétue cet engagement.

Dans la niche un groupe processionnel fabriqué à Turin en 1851 et offert à la cité de Nice par le duc de Savoie en 1852. C'est cette statue qui défilait dans le Vieux-Nice chaque 15 août pour la procession de l'Assomption.

Sur l'autel une plaque en ardoise de 1602 qui relate le vœu formulé par les consuls de Nice pour remercier la Vierge de sa protection à l'occasion du Siège de 1543. Le texte en latin raconte l'évènement au cours duquel les Turcs et les Français ont attaqué la ville de Nice mais n'ont pas réussi à la prendre.

A droite de l'autel la croix (début du XIXème siècle) des processions municipales avec les armoiries de la Ville de Nice et le chiffre de la confrérie "SSS". Le travail d'orfèvrerie a été réalisé à Turin dans l'atelier de l'orfèvre royal BALDUINO.

5. Chapelle des reliques

Dans cet espace (ne se visite pas) sont conservées les reliquaires de la confrérie et les objets qui proviennent de l'ancienne chapelle municipale de Notre-Dame du Sincaïre confiés à la garde des pénitents bleus en 1782 lorsque la chapelle primitive et le bastion ont été rasés pour ouvrir la place Garibaldi. Les objets d'orfèvrerie de l'ancienne chapelle du Sincaïre ont été volés ici lors d'un retentissant cambriolage dans les années 1890. 

La pièce la plus célèbre est la statue miraculeuse de Notre-Dame du Sincaïre (XVIème siècle) qui est visible à travers la baie au-dessus de la croix de procession. Cette statue, que les Niçois appellent la Madone du Secours, fait l'objet d'une dévotion populaire importante. Il est d'usage d'offrir à la madone du Sincaïre une "pichina corona" (un chapelet) en ex-voto pour une grâce accordée.

6. Les coupoles

Le décors peint de la chapelle est l'œuvre du peintre niçois Emmanuel COSTA (1833-1921). Dans les années 1880-90 la chapelle a été entièrement réaménagée et sa décoration est confiée à Costa qui travaillait ordinairement pour les palais et les hôtels de la Belle-Epoque. Il réalise ici un pastiche baroquisant typique de la période qui donne à la chapelle des pénitents bleus une place particulière dans l'histoire de l'art religieux à Nice.

La première coupole représente l'Assomption de la Vierge Marie qui s'élève au milieu des anges et des roses. La seconde représente la Croix Glorieuse entourée de guirlandes de fleurs qui est exposée depuis le ciel par les anges. 

7. Stalles et banca des prieurs

Les 10 stalles rappellent les 10 membres fondateurs de la confrérie issus de familles de la noblesse locale en 1431 sous l'égide de la famille Grimaldi de Beuil. Au centre le banc (ou banca en Niçois) des prieurs où siège le Conseil de la confrérie est en fait l'ancienne banca communale du palais municipal où siégeaient les consuls sous l'Ancien Régime. Au sommet se trouvent les armoiries de la Ville de Nice.

De part et d'autre de la banca, sur les murs, une série de 6 toiles réalisées au début du XVIIIème siècle par différents artistes locaux et qui représentent les apparitions du Christ après sa résurrection (cycle du temps pascal).

A la tribune un orgue de Valloncini (facteur d'orgues niçois, membre de la confrérie des pénitents bleus) de 1870 en attente de restauration. Suspendu au dessus de la banca depuis la tribune se trouve un battoir à linge (una massola) frappée de plusieurs sceaux qui est réputé être celui avec lequel Catarina Segurana a chassé les Turcs en 1543.

A droite une statue du XVIème siècle de St Sébastien qui provient de la chapelle Saint-Sébastien qui flanquait autrefois la Porte Pairolière (entrée principale dans les fortifications de Nice). Un vœu de la municipalité à la fin du XVIème siècle a fait de St Sébastien le protecteur de la Ville de Nice.

8. Le balcon des Savoie

Le grand balcon de la chapelle donne une perspective exceptionnelle sur la place et l'avenue de la République (ancienne avenue de Turin) qui était l'axe principal d'entrée dans la Ville de Nice jusqu'en 1870. Cette route était l'ancienne route royale ou route du sel qui reliait Nice à Turin.

Le balcon marqué du chiffre de Victor Amédée III (souverain au moment de la fondation de la chapelle) et de la couronne royale était la tribune de parade des Savoie pour la Ville de Nice, il a été réaménagé en 1859.

9. Sacristie

Au dessus de la porte de la sacristie un tableau du XVIIème siècle représente St Nicolas de Tolentino (patron secondaire de la Ville de Nice) recevant du pain des mains de la Vierge. 

Dans la sacriste une statue de ND du Mont-Carmel entièrement faite en cire avec un vêtement en soie brodée. Les croix de procession de la confrérie, l'une d'elles porte le chiffre "SSS" et un Christ surgissant du tombeau. Une série de copies de tableaux d'Emmanuel COSTA déposés par le Musée Masséna pour comparer l'œuvre de chevalet du peintre à son œuvre murale.

mercredi 23 juillet 2025

Fête du Malonat

 Ce week-end Nice célèbre la fête du Malonat.

LE MALONAT

En 1854, le choléra faisait rage dans la région de Nice. Le 2 août, de cette année-là, les habitants du quartier du Malonat se placèrent sous la protection de la Sainte Vierge Marie. 


Afin d’ obtenir la protection divine, une grande collecte de fonds a été organisée pour pouvoir ériger un Oratoire dédié à la Madone. Cet oratoire est toujours visible haut de la rue du Malonat, il fut inauguré le 8 septembre 1854. 


Le choléra passa et épargna les habitants du quartier. Depuis cette époque, chaque année, les habitants du Vieux Nice viennent remercier la mère du Seigneur, par une grande procession conduite par les prieuresses du Malonat et les confrérie de pénitents de Nice.



Programme de la fête du Malonat


LE SAMEDI 26 JUILLET - A 20H - EN L’EGLISE DU GESÙ - CHAPELET 
PUIS PROCESSION AUX FLAMBEAUX JUSQU’À L’ORATOIRE DU MALONAT

LE DIMANCHE 27 JUILLET - A 10H30 - MESSE EN L’EGLISE DU GESÙ - CELEBRÉE PAR LE PERE INNOCENT ADANLETE
PUIS PROCESSION JUSQU’À L’ORATOIRE DU MALONAT -
VERRE DE L’AMITIE OFFERT PAR LA MUNICIPALITÉ,

jeudi 17 avril 2025

Visite des 7 églises

Voici une ancienne dévotion de la Société du Saint-Sépulcre qui était autrefois très populaire dans le Vieux-Nice. Beaucoup se rappellent les grands-mères qui emmenaient leurs petits-enfants faire le tour des sept églises le Vendredi Saint pour déposer un cierge devant le reposoir. Cette tradition s'ancre dans une vieille dévotion qui permettait de suivre et de méditer le parcours de Jésus dans Jérusalem au cours de sa Passion, un usage ancien dont le livre d'offices des pénitents bleus de Nice garde la mémoire. Les pénitents bleus réalisaient ce parcours non seulement le soir du Jeudi saint, mais aussi chaque vendredi de carême. Nous vous livrons ici la traduction en français de ce rituel:

Visite des sept églises

Exercice spirituel pour les vendredis du temps du carême

et pour le vendredi saint

 PREMIERE STATION

Visite de la première église 

Station dans la cathédrale Ste Marie-Ste Réparate

 MEDITATION: Alors que nous entrons dans la première église nous faisons mémoire de la souffrance et de la tristesse de Jésus dans le jardin de Gethsémani, nous considérons aussi sa résignation à la volonté du Père Eternel.

 En entrant dans l’église on dit :

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia Sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

On récite cinq fois le Notre Père suivi du Je vous salue Marie, avant chaque Notre Père on redit l’invocation précédente (Nous t’adorons, ô Christ…)

 Puis on récite l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous m’enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. Amen.

 PRIERE. Seigneur Jésus, mon maître et mon sauveur, dans le jardin de Gethsémani tu as été consolé par un ange alors qu’avec une humble résignation tu t’es soumis à la volonté de ton Père pour racheter l’humanité du péché. En priant le Père éternel dans ce jardin, tu as volontairement porté tes lèvres au calice amer de la Passion. Fais que moi aussi je trouve dans la prière la force de surmonter les épreuves de la vie présente par amour pour toi.

Respice, quaesumus Domine, super hanc familiam tuam, pro qua Dominus noster Jesus Christus non dubitavit manibus tradi nocentium et Crucis subire tormentum. Amen.

Jette les yeux, Seigneur Dieu nous t’en conjurons, sur cette famille qui t’appartient et pour laquelle Notre Seigneur Jésus Christ n’a pas craint d’être livré entre les mains des pécheurs et de subir les tourments de la croix. Ainsi soit-il.

SECONDE STATION

 Visite de la deuxième église

Station dans la chapelle Notre-Dame de Miséricorde des Pénitents Noirs

MEDITATION. En entrant dans l'église, nous considérons comment Jésus a été trahi par Judas avec un baiser, et comment il a été arrêté et enchaîné pour être conduit devant les grands prêtres Anne et Caïphe.

 En entrant dans l’église on dit :

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia Sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

On récite cinq fois le Notre Père suivi du Je vous salue Marie, avant chaque Notre Père on redit l’invocation précédente (Nous t’adorons, ô Christ…)

 Puis on récite l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous m’enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. Amen.  

 PRIERE. Seigneur Jésus, mon maître et mon sauveur, tu as permis la trahison de Judas par le faux baiser, fais-moi la grâce de ne jamais te trahir ni trahir mon prochain. Donne-moi d'être toujours prêt à accomplir des actes de charité et d'amour, non seulement en faveur de mes amis, mais aussi de mes ennemis.

 Respice, quaesumus Domine, super hanc familiam tuam, pro qua Dominus noster Jesus Christus non dubitavit manibus tradi nocentium et Crucis subire tormentum. Amen.

Jette les yeux, Seigneur Dieu nous t’en conjurons, sur cette famille qui t’appartient et pour laquelle Notre Seigneur Jésus Christ n’a pas craint d’être livré entre les mains des pécheurs et de subir les tourments de la croix. Ainsi soit-il.

TROISIEME STATION

Visite de la troisième église

Station dans l’église St Jaume (Sainte Rita)

 MÉDITATION. Dans l’église nous méditons avec quelle patience Jésus a souffert d'être traduit devant Pilate comme un malfaiteur, et avec quel amour il a supporté les injures qui lui ont été faites.

 En entrant dans l’église on dit :

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia Sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

On récite cinq fois le Notre Père suivi du Je vous salue Marie, avant chaque Notre Père on redit l’invocation précédente (Nous t’adorons, ô Christ…)

 Puis on récite l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous m’enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. Amen.

 PRIERE. Seigneur Jésus, mon très miséricordieux Sauveur, qui, conduit par les impies dans la maison de Pilate, a supporté avec beaucoup de souffrance et d’insultes et qui as été l'objet d’un trés grand mépris ; donne-moi la grâce de souffrir patiemment mes malheurs, en imitant ton exemple.

Respice, quaesumus Domine, super hanc familiam tuam, pro qua Dominus noster Jesus Christus non dubitavit manibus tradi nocentium et Crucis subire tormentum. Amen.

Jette les yeux, Seigneur Dieu nous t’en conjurons, sur cette famille qui t’appartient et pour laquelle Notre Seigneur Jésus Christ n’a pas craint d’être livré entre les mains des pécheurs et de subir les tourments de la croix. Ainsi soit-il.

 Visite de la quatrème église

Station dans la chapelle du Saint-Suaire des Pénitents Rouges

 MEDITATION. Dans l’église nous contemplons l'humiliation de Jésus considéré comme un malfaiteur et un blasphémateur, et présenté à Hérode.

 En entrant dans l’église on dit :

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia Sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

On récite cinq fois le Notre Père suivi du Je vous salue Marie, avant chaque Notre Père on redit l’invocation précédente (Nous t’adorons, ô Christ…)

 Puis on récite l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous m’enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. Amen.

 PRIERE. Mon Seigneur et mon Dieu, comme tu as souffert patiemment d'être considéré comme un bandit, présenté à Hérode, vêtu de blanc, méprisé, raillé, vilipendé par les impies ! Combien de tourments as-tu souffert, Jésus, pour l'amour de moi ! Donne-moi de t’aimer en retour de ces humiliations supportées pour moi.

Respice, quaesumus Domine, super hanc familiam tuam, pro qua Dominus noster Jesus Christus non dubitavit manibus tradi nocentium et Crucis subire tormentum. Amen.

Jette les yeux, Seigneur Dieu nous t’en conjurons, sur cette famille qui t’appartient et pour laquelle Notre Seigneur Jésus Christ n’a pas craint d’être livré entre les mains des pécheurs et de subir les tourments de la croix. Ainsi soit-il.

 Visite de la cinquième église

Station dans l’église du Saint-Nom de Jésus (le Gesù)

 MEDITATION. Dans l’église nous méditons sur la façon dont Jésus a été amené pour la deuxième fois devant Pilate.  Considérons comment la foule perfide a préféré libérer Barabbas et comment Jésus a été injustement condamné à mort.

 En entrant dans l’église on dit :

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia Sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

On récite cinq fois le Notre Père suivi du Je vous salue Marie, avant chaque Notre Père on redit l’invocation précédente (Nous t’adorons, ô Christ…)

 Puis on récite l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous m’enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. Amen.

PRIERE. Ô mon Jésus au nom béni, mon sauveur qui a reçu injustement de Pilate la sentence de mort, fais-moi la grâce que, parvenu au terme de ma vie, je dépose pieusement mon âme dans tes bras très saints et très miséricordieux.

Respice, quaesumus Domine, super hanc familiam tuam, pro qua Dominus noster Jesus Christus non dubitavit manibus tradi nocentium et Crucis subire tormentum. Amen.

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia Sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

On récite cinq fois le Notre Père suivi du Je vous salue Marie, avant chaque Notre Père on redit l’invocation précédente (Nous t’adorons, ô Christ…)

 Puis on récite l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous m’enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. Amen.

 PRIERE. Ô mon très cher Créateur, alors que tu étais cloué sur la croix et que tu agonisais, tu as promis au bon larron la gloire éternelle du ciel, tourne vers moi ton regard de pitié, afin qu'au terme de ma vie je reçoive la grâce de m'entendre dire d'une voix aimante : “Aujourd'hui tu seras avec moi au Paradis”.

Respice, quaesumus Domine, super hanc familiam tuam, pro qua Dominus noster Jesus Christus non dubitavit manibus tradi nocentium et Crucis subire tormentum. Amen.

Jette les yeux, Seigneur Dieu nous t’en conjurons, sur cette famille qui t’appartient et pour laquelle Notre Seigneur Jésus Christ n’a pas craint d’être livré entre les mains des pécheurs et de subir les tourments de la croix. Ainsi soit-il.

SEPTIEME STATION 

 Visite de la septième église

Station dans l’église du Très-Saint-Sépulcre des pénitents Bleus

 MEDITATION. Alors que nous dirigeons nos pas vers la septième et dernière Église, nous considérons Jésus déposé de la croix et enseveli dans son tombeau.

 En entrant dans l’église on dit :

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia Sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

Nous t’adorons, ô Christ, et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta Sainte Croix.

On récite cinq fois le Notre Père suivi du Je vous salue Marie, avant chaque Notre Père on redit l’invocation précédente (Nous t’adorons, ô Christ…)

 Puis on récite l’acte de foi : Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous m’avez révélées et que vous m’enseignez par votre sainte Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. Amen.

PRIERE. Ô Dieu qui aime infiniment le genre humain, pour la rédemption du monde tu a permis que ton Corps très précieux soit placé dans un sépulcre neuf, permets que mon cœur et mon âme soient transformés, afin que, ayant mis de côté sa propre dureté et enterré toute affection mondaine, je puisse joyeusement renaître à ta grâce très sainte et très désirée. Qu'il en soit ainsi. AMEN

 FIN.




jeudi 27 juillet 2023

La Madone du Sincaïre et le Siège de Nice de 1543

 En cette année 2023 la Ville de Nice a décidé de redonner sa solennité à la commémoration du Siège de 1543. Alors qu’en 1971 l’évêque de Nice avait décidé de suspendre la procession solennelle du 15 août conduite par les pénitents bleus, la mémoire du Siège franco-turc n’était plus entretenue que par l’hommage à Catherine Ségurane célébré chaque année le 17 novembre. La Ville de Nice a donc décidé de transférer la fête de Catherine Ségurane au 15 août et de la coupler à une procession solennelle de l’Assomption qui reliera la chapelle des pénitents bleus à l’église du Port, cette formule devra permettre de renouer avec l’antique tradition du renouvellement du Vœu des Consuls pour remercier la Vierge du Sincaïre de sa protection lors du Siège de 1543. Les pénitents bleus, qui ont la garde de la statue de ND du Sincaïre et la charge d’entretenir la mémoire du Vœu municipal, s’associeront à l’évènement.



Afin de rappeler à chacun l’importance de la date du 15 août 1543 dans l’histoire de Nice, nous vous livrons ci-dessous la traduction des pages que Pietro GIOFFREDO lui consacra dans son ouvrage Storia delle Alpi Marittime à la fin du XVIIème siècle.

L’année 1543 a été funeste pour la cité de Nice, et terrible pour maints autres lieux de la Chrétienté, à cause de la désolation, des rapines et des dommages causés par l’armée des Turcs venus en Provence depuis Constantinople à l’appel de Français qui se déshonorèrent (…) en ouvrant la porte aux plus grands ennemis des Chrétiens. (…)

 

Le 15 août, jour de l’Assomption de Notre-Dame, cent-vingt galères ennemies sortirent du port de Villefranche et se disposèrent en ordre depuis la pointe du Mont Boron tournées vers le château ou vers la ville, ils commencèrent le bombardement à 8h du matin, soit 4 heures avant midi, visant l’un ou l’autre avec un déluge de canonnade si terrible que le ciel disparut et que la terre et la mer semblaient s’effondrer. Depuis la terre les Turcs et les Français, attaquant ensemble, tiraient de tous les côtés, et d’une façon plus particulière au niveau de la brèche qu’ils avaient faite au Bastion de la Pairolière au niveau de la tour dite de « Cinquaire » (car elle a cinq angles) où est appuyé le bastion de St Georges. Ils attaquèrent de façon si terrible que, sans l’aide de Dieu qui ne voulait pas que ces chiens répandent le sang des chrétiens, et sans l’intercession de la glorieuse Vierge Marie dont la fête était solennellement célébrée dans la vieille cathédrale du château en ce jour, il faut croire qu’ils seraient facilement entrés. Mais ils furent vigoureusement repoussés par les habitants de la cité. 

Alors que les ennemis, arborant leur étendards, entreprirent d’escalader la brèche, alors que la bannière toscane de Leone Strozzi se faisait fort d’égaler les barbares par émulation de courage, cette menace incita les Niçois, résolus à sacrifier leurs vies au service de Dieu et de son Prince, à se défendre avec animosité, tuant et abattant beaucoup d’ennemis, faisant fuir les Turcs et les Toscans ensemble à travers les fossés de la brèche. Giovio dit que ce jour là, grâce à de valeureux combats, un étendard a été pris aux Turcs, en tuant celui qui le portait, et un autre aux Toscan dont on conserve les restes. Mais plus précisément les mémoires du président Lambert notent qu’en ce jour les Turcs perdirent trois étendards et qu’ils laissèrent beaucoup de morts tués par les citoyens qui défendaient la brèche ou par l’artillerie qui défendait le château. Un de ces étendards, apporté jusqu’au château, fut accroché à l’envers à la vue de tous les ennemis. Onorato Pastorello ajoute que, selon une tradition, une de ces bannières fût arrachée par une femme niçoise, appelée la Maufaccia, et qu’en voyant son geste, d’autres femmes firent la même chose, elles se mirent à combattre à la tour de Cinquaire. C’est en cet endroit que, pendant l’assaut, apparut aux yeux de tous la Madone très sainte en train d’abattre les ennemis et d’encourager les citoyens et, en mémoire de ce fait (alors qu’une chapelle de dévotion a été construite à cet endroit, ce que nous raconterons plus tard), chaque année une procession a lieu ce jour selon un vœu public, et pour rappeler son origine ont été fixés au murs de la chapelle des boulets de fer d’une taille extraordinaire en témoignage de la protection de la Mère de Dieu apportée dans la fureur de cette bataille. De nos jours la chapelle a encore été agrandie et embellie avec grande dévotion, les murs du porche ayant été recouverts de belles peintures représentant l’histoire du Siège et du conflit. Il n’y a pas qu’à Nice que des prodiges semblable eurent lieu, à Villefranche un soldat turc pénétra dans l’église ND des Grâces, aujourd’hui couvent des capucins, il tira une salve violente vers les yeux de la statue de la Vierge mais la balle de plomb revient en arrière et se logea dans les yeux du misérable sacrilège, le rendant aveugle, et il était encore aveugle quelques années plus tard lorsque le rencontra Antonio Camosso, prieur de Coarraze, alors qu’il était prisonnier dans le Negroponte.

Peu après vêpres les galères et les troupes terrestres s’éloignèrent et, en se retirant, ils eurent la funeste velléité de tirer encore des salves vers la ville, vers la bande de St Dominique et vers le donjon du château or la plupart des boulets dépassèrent leur but et tombèrent dans leur propre camp, causant de grands dommages dans leurs rangs. Ainsi ce jour ont été comptabilisés 950 tirs d’artillerie tirés par l’ennemi qui tuèrent une centaine de Turcs et vingt-deux Toscans.

Pour renforcer les citoyens, fatigués par les combats de la journée, la nuit suivante plusieurs capitaines qui défendaient le château se portèrent vers le couvent St Augustin pour assurer La Défense de la brèche du Cinquaire en cas de nouvelle attaque de l’ennemi.

 

D’après Pietro GIOFFREDO, Storia delle Alpi Marittime, vol. V, Torino,1839, traduction Société du St Sépulcre, 2023.




jeudi 15 novembre 2018

INVITATION 23/11

Le prieur de la Société du Saint Sépulcre 
et les pénitents bleus de Nice ont le plaisir de vous convier à la 

signature de la convention entre la confrérie et 
le Conseil départemental des Alpes-Maritimes
pour la restauration intérieure de la chapelle

le vendredi 23 novembre à 18h


mardi 6 septembre 2016

Réactivation de la confrérie de La Brigue

Les pénitents bleus ont eu la joie, samedi dernier, d'animer la célébration pour la réactivation de la confrérie de l'Annonciation et de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie à La Brigue. 
Le noviciat des 12 nouveaux confrères et consœurs avait été assuré par la Société du Saint Sépulcre entre septembre 2015 et août 2016.

lundi 30 mai 2016

Traces d'histoire: la fête de l'Assomption chez les Bleus

Entre deux prières à la Vierge, je suis parti faire un peu de lecture ou dans un style plus soutenu consulter la presse numérisée du CADAM 06, plusieurs n° du Petit Niçois citent des articles ou font mention des Pénitents Bleus et ne sont pas répertoriés :

Mention du Voeu de la ville de Nice (1552) suite à l'apparition de la Vierge en 1543 (siège de Nice voir Petit Niçois 1909) ; détails sur les cérémonies de l'Assomption, années suivantes; j'ai pu en oublier et je m'en excuse...



  • Petit Niçois 14/O8/1900, page deux (cinquième colonne) "fête patronale de la confrérie des pénitents bleus" annonce pour la fête du quinze.
  • Petit Niçois 14/O8/190I, page deux "Musique religieuse Archiconfrèrie du Saint Sépulcre Place Garibaldi" annonce pour la fête du jour et du lendemain le quinze. Ce soir veille de l'Assomption... Salut solennel en musique ... Mme P. chantera La PRIERE à la VIERGE de GUIDI. Demain Grand Messe en musique Mme P. chantera l'O Salutaris de LEFEBURE VELY... Après midi Vêpres solennelles... procession présidée par le chapitre de la cathédrale, "Salut solennel" en musique...
  • Petit Niçois 14/O8/1904  Mention de "un feu d'artifice et de salves d'artillerie" ... Demain divers offices religieux ...
  • Petit Niçois 14/O8/1909, page quatre:  Salut Solennel... après le Salut "bombardement sur la place Garibaldi...". Dimanche quinze août à 6 h30 (*) office chanté par les Frères... messes basses... à 10h30 Grand Messe, offertoire Mme B chantera la "Prière" de GUIDI... à 15h30 Vêpres ... Salut solennel présidé par Mr Michaud de Bauretour (sic) chancelier de l'évêché et du vénérable chapitre de la cathédrale.
  • Petit Niçois 14/O8/1911  La Société Saint Sépulcre... fêtera en grande pompe sa Fête patronale.... demain grande messe chantée, offertoire MARIA MATER GRATIAE de GUIDI,  élévation SANTA MARIA de J.FAURE
  • Petit Niçois 14/O8/1912   Voeu de Nice  Ce soir... Salut solennel du Saint Sacrément... Pendant la Bénédiction  MARIA MATER GRATIAE de GUIDI avec accompagnement de l'orgue... Demain messe chantée à l'offertoire MARIA MATER GRATIAE de GUIDI ; élévation O Salutaris de LEFEBURE ; après midi Vêpres...
(*) du matin! + messe+ Vêpres; une messe chantée devait durer 1h30 si l'on juge sur les cadences des offices mentionnés.
 
Bernard SALLA

mardi 17 mai 2016

Fiche Histoire des Arts: la place Garibaldi

La place Garibaldi est un haut lieu de la mémoire Niçoise. Cet ensemble urbain est  une place liée à l'histoire "italienne" de Nice qui s'inscrit dans la mémoire du Risorgimento. Vous trouverez ici un document élaboré par la Société du Saint Sépulcre qui peut être utilisé en classe, en particulier en 4ème dans le cadre des cours sur l'affirmation des nationalismes dans l'Europe du XIXème siècle. Vous pouvez aussi l'utiliser pour enrichir votre culture personnelle (toute autre utilisation est soumise à autorisation)

Fichier HDA à télécharger

vendredi 19 décembre 2014

Conférence le 20 décembre

Samedi 20 décembre
15h à la chapelle du St Sépulcre
conférence sur les œuvres d'art de la confrérie


vendredi 10 octobre 2008

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OUVERTURE DE LA CHAPELLE AU PUBLIC


POUR VISITER NOTRE CHAPELLE:
La chapelle du St Sépulcre
(place Garibaldi - NICE (06300) - FRANCE)
propriété de la Société du St Sépulcre depuis sa construction en 1782, est accessible au public
Pour les groupes: visites commentées sur réservation au 06 35 32 26 44

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