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lundi 15 juin 2026

Mémoire de St Antoine de Padoue

« Le Christ, qui est ta vie, est accroché devant toi, pour que tu regardes dans la croix comme dans un miroir. Là tu pourras voir combien tes blessures furent mortelles, aucune médecine n’aurait pu les guérir, si ce n’est celle du sang du Fils de Dieu. Si tu regardes bien, tu pourras te rendre compte à quel point sont grandes ta dignité humaine et ta valeur… En aucun autre lieu l’homme ne peut mieux se rendre compte de ce qu’il vaut, qu’en se regardant dans le miroir de la croix » (Sermones Dominicales et Festivi III, pp. 213-214)

Ce 13 juin 2026 les Pénitents Bleus de Nice ont fait mémoire de St Antoine de Padoue en participant avec les Pénitents Blancs au pèlerinage traditionnel en l’église St Martin-St Augustin.

C’est une tradition niçoise qui remonte au XVIIeme siècle: chaque année le 13 juin une procession conduite par l’archiconfrérie de la Ste Croix, qui portait le groupe processionnel de St Antoine, reliait l’église St Martin des Augustins à l’église St François des Franciscains conventuels. Ce parcours formait une sorte de condensé du parcours spirituel d’Antoine de Padoue qui se dépouilla de l’habit des chanoines de St Augustin pour revêtir le sac des Frères Mineurs de St François. 

Dans l’église St Martin-St Augustin on a aménagé une chapelle latérale dédiée à St Antoine et on y déposa le groupe processionnel représentant le saint à genoux sur un prie-Dieu en extase devant l’Enfant Jesus. C'est cette œuvre qui était promenée dans les rues du Vieux-Nice pour forcer la dévotion du peuple qui, en grand concours, suivait les pénitents qui distribuaient les pains bénis de St Antoine pour protéger les enfants des maladies et les maisons de la foudre.


Et puis à la fin du XVIIIeme siècle la procession a perdu de sa renommée et s’est arrêtée. Le groupe processionnel est demeuré derrière sa vitrine et les Pénitents Blancs ont continué de perpétuer la tradition de la messe et de la distribution des pains bénis de St Antoine, mais plus de défilé dans les rues. 

Et puis, comme l'esprit niçois cherche toujours à justifier un changement de tradition par des histoires extraordinaires, on se souvint qu'un jour de procession au XVIIIème siècle un orage cataclysmique avait contraint la procession à retourner en hâte dans l'église St Martin-St Augustin pour préserver le groupe processionnel, le pain et les chrétiens. Bilan de l'opération dans la spiritualité populaire de Nice: un jour St Antoine a déclenché un orage digne du déluge pour signifier à ses serviteurs qu'il désirait ne plus sortir de l'église et demeurer en ce lieu. La tradition change et désormais chaque année les pénitents viennent donc rendre visite à St Antoine dans la maison de retraite sacrée qu'il a lui même choisie... 



mercredi 20 mai 2026

Les pénitents bleus et le Vœu de Nice

 Le « Vœu de Nice » fait référence à la consécration de la Ville à Notre-Dame des Grâces par les Consuls en 1832 pour implorer sa protection contre une épidémie de choléra, il désigne aussi les festivités commémorant annuellement l’événement. Au cours de ces festivités le maire de Nice renouvelle le vœu de ses prédécesseurs en présence du clergé, du conseil municipal et des représentants des confréries niçoises. Ce renouvellement est régulièrement, depuis quelques années, un point de tension entre les partisans d’une laïcité exacerbée qui y voient une entorse à cette valeur républicaine et les défenseurs des traditions et de l’identité niçoise qui le considèrent comme un particularisme hérité de l’histoire de la cité. La plupart des Niçois sont loin de ces chamailleries et voient dans ces célébrations une belle animation folklorique qui égaie la ville au printemps avec musique et pénitents en costumes, au cours de laquelle Monsieur le Maire se prête à l’exercice (plus ou moins compliqué… mais toujours très commenté…) de prononcer un discours en Niçois.

Ce que l’on sait moins c’est que l’origine de ce « Vœu de Nice » moderne s’inscrit dans un contexte historique particulièrement troublé où les pénitents bleus ont involontairement subi la défiance de leurs concitoyens à l’égard de la monarchie. En effet, depuis 1552, ce que l’on nomme le « Vœu de Nice » faisait référence au vœu formulé par les Consuls à la suite de la résistance héroïque des Niçois lors du Siège de 1543. C’est d’ailleurs inscrit au fronton de la chapelle sur la place Garibaldi: MDLII EX VOTO. Depuis 1552 le renouvellement du Vœu était ainsi l’occasion de grandes festivités conduites par la municipalité le 15 août de chaque année sur le site de la Madone du Sincaïre. Ces célébrations religieuses en l’honneur de la Vierge revêtaient un caractère éminemment politique, en particulier lorsque les consuls renouvelaient l’allégeance de la cité à la Maison de Savoie (acte dont témoigne la plaque de consécration de la chapelle du Sincaïre de 1602 conservée aujourd’hui dans la chapelle des Pénitents Bleus). Or en 1852, alors que les Niçois devaient célébrer en grande pompe le 3eme centenaire du Vœu, les festivités du Sincaïre furent déprogrammées par la Ville qui, avec l’accord de l’évêque de Nice, choisit précisément cette date pour organiser la consécration solennelle de l’église ND des Graces dont la construction s’achevait après onze années de travaux. 

Un Vœu chasse l’autre et, en 1852, on célébra la délivrance anti-cholérique de 1832 plutôt que la victoire sur les Turcs de 1543… par répercussion les Pénitents Bleus furent évincés de l’organisation de la manifestation pieuse. L’événement peut paraître anecdotique mais si on se penche sur la symbolique propre à chacun de ces deux Vœux et sur le contexte politique des années 1850-52 on parvient à déceler la trame d’un transfert chargé d’amertume. 

En effet rappelons-nous que le la mémoire du Vœu de 1552 était dominée par la célébration du lien entre le souverain et la cité, entre la monarchie de Savoie et la Ville de Nice, elle était aussi la célébration d’une victoire militaire qui fit de Nice une place-forte de la chrétienté sous la bannière croisée du Duc de Savoie. Or en 1852 la Maison royale peinait à se relever de l’abdication de Charles-Albert et de l’inique Proclamation de Moncalieri par Victor-Emmanuel, de plus les faits d’armes de la couronne dont chacun parlait alors étaient l’humiliante défaite de Novare et surtout l’infâme saccage de la ville de Gènes par les bersaglieri de La Marmora. Comment célébrer les victoires du souverain quand il capitule face à l’Autriche et quand il brise cruellement le rêve héroïque d’une Italie libre? Nice et ses élites protestèrent mais, courage n’étant pas témérité, l’opposition à Turin prit la forme symbolique de la substitution d’un Vœu à un autre. Le roi avait offert à la Cité un magnifique groupe professionnel de l’Assomption pour célébrer l’anniversaire du Vœu de 1552, les consuls ne le suivirent pas cette année là et nul n’est dupe de cet acte de petite rébellion même si officiellement l’excuse d’avoir à consacrer la nouvelle église ND des Graces couvrait leur acte d’une prudente pudeur. Même l’évêque de Nice, qui fournit une absolution ecclésiastique à cette rébellion de bénitier, voyait peut-être là l’occasion de reprendre en main la société niçoise qui avait bien trop favorablement accueilli les réformes anticléricales de Charles-Albert. Les pénitents Bleus, quant à eux, en fondamentalistes de la fidélité à la Maison de Savoie, entrèrent en résistance et célébraient envers et contre tous la Madone du Sincaïre en ce 15 août 1852, premier pas vers une marginalité qui ne cessa de s’accélérer en cette époque où les Niçois considéraient de plus en plus nombreux que la prospérité ne venait pas de Turin et que la modernité se conjuguait difficilement en italien.

Donc le Vœu de Nice c’est aussi, n’en déplaise aux défenseurs d’une sécularisation intégriste, la mémoire d’un jalon majeur dans la modernisation de la vie politique niçoise et, n’en déplaise aux théoriciens d’une continuité historique sans nuance, la marque d’un changement radical dans la signification des commémorations municipales. Aujourd’hui les Pénitents Bleus participent volontiers au renouvellement du Vœu de 1832 pour apporter de la ferveur dans une manifestation qui doit avant tout être un moment pacifié de célébration de la concorde civique autour des édiles qui préparent notre cité à l’avenir tout en commémorant les hauts faits de son histoire particulière.

Frère Sébastien RICHARD 
Prieur de la Société du Saint Sépulcre 



PROGRAMME DU « VŒU DE NICE » 2026

Dimanche 31 mai 

  • 9h: Accueil du public devant la cathédrale 
  • 9h30: Départ en procession des confréries vers la place Saint-François
  • 9h40: Musique des Sapeurs-Pompiers de la Ville de Nice
  • 9h50: Renouvellement du Vœu par Eric Ciotti, Maire de Nice, Président de la Métropole sur la place Saint-François
  • 10h: Procession vers l’église du Vœu
  • 10h30: Messe en l’église du Vœu, présidée par Monseigneur Jean-Philippe Nault, Evêque de Nice
  • 11h45: Verre de l’amitié et animation folklorique par La Ciamada Nissarda



vendredi 27 février 2026

Visiter la chapelle du Saint Sépulcre

 Chapelle du Saint Sépulcre, propriété de l'Archiconfrérie des Pénitents Bleus de Nice. 
Construite par l'architecte Antonio Spinelli en 1782-83.
Classée MH.
1. Retable du maître-autel. 

Tableau de Louis-Abraham VAN LOO (1653-1712). L'œuvre date de 1706, elle représente l'Assomption de la Vierge Marie qui s'élève dans le ciel sous le regard des apôtres. En bas de la toile les armoiries du prieur Latil. Le tableau a été transféré depuis l'ancienne chapelle des pénitents bleus qui se trouvait dans le quartier de l'actuel palais de justice. 

De part et d'autre de la toile on trouve les statues de St Pierre et de St Paul dans un dispositif typique de l'époque baroque qui met en valeur ces deux saints qui sont les "colonnes de l'Eglise romaine".

2. Maître-autel

Dans le maître-autel conçu de manière à représenter le tombeau du Christ (le "saint Sépulcre") se trouve un gisant entièrement articulé qui date du XVIIème siècle. La statue repose sur un brancard de procession baroque qui autrefois défilait dans le Vieux-Nice pour la procession du Christ-Mort au soir du Jeudi Saint.

3. Autel de la Sainte-Croix

La confrérie des pénitents bleus a été fondée dans le couvent de la Ste Croix des Franciscains de Nice. Le couvent a été détruit lors du Siège de 1543, cet autel conserve la mémoire de cet établissement.

Tableau de 1787. Croix de procession de la fin du XIXème siècle décorée de marqueteries niçoises. Sur l'autel une aumônière en marbre de la fin du XVème siècle qui représente le Christ des douleurs surgissant de son sépulcre et présentant ses plaies, image typique de la spiritualité de la fin du Moyen-Age: dès les origines de la confrérie cette aumônière permettait de recueillir les dons des fidèles pour financer les œuvres sociales des pénitents bleus.

A gauche de l'autel une chaire a prêcher de la fin du XVIIIème siècle.

4. Autel de l'Assomption

La confrérie des pénitents bleus a été chargée par la Ville de Nice de perpétuer le culte à la Madone du Sincaïre en faisant mémoire de la protection accordée par la Vierge lors du siège de 1543, cet autel perpétue cet engagement.

Dans la niche un groupe processionnel fabriqué à Turin en 1851 et offert à la cité de Nice par le duc de Savoie en 1852. C'est cette statue qui défilait dans le Vieux-Nice chaque 15 août pour la procession de l'Assomption.

Sur l'autel une plaque en ardoise de 1602 qui relate le vœu formulé par les consuls de Nice pour remercier la Vierge de sa protection à l'occasion du Siège de 1543. Le texte en latin raconte l'évènement au cours duquel les Turcs et les Français ont attaqué la ville de Nice mais n'ont pas réussi à la prendre.

A droite de l'autel la croix (début du XIXème siècle) des processions municipales avec les armoiries de la Ville de Nice et le chiffre de la confrérie "SSS". Le travail d'orfèvrerie a été réalisé à Turin dans l'atelier de l'orfèvre royal BALDUINO.

5. Chapelle des reliques

Dans cet espace (ne se visite pas) sont conservées les reliquaires de la confrérie et les objets qui proviennent de l'ancienne chapelle municipale de Notre-Dame du Sincaïre confiés à la garde des pénitents bleus en 1782 lorsque la chapelle primitive et le bastion ont été rasés pour ouvrir la place Garibaldi. Les objets d'orfèvrerie de l'ancienne chapelle du Sincaïre ont été volés ici lors d'un retentissant cambriolage dans les années 1890. 

La pièce la plus célèbre est la statue miraculeuse de Notre-Dame du Sincaïre (XVIème siècle) qui est visible à travers la baie au-dessus de la croix de procession. Cette statue, que les Niçois appellent la Madone du Secours, fait l'objet d'une dévotion populaire importante. Il est d'usage d'offrir à la madone du Sincaïre une "pichina corona" (un chapelet) en ex-voto pour une grâce accordée.

6. Les coupoles

Le décors peint de la chapelle est l'œuvre du peintre niçois Emmanuel COSTA (1833-1921). Dans les années 1880-90 la chapelle a été entièrement réaménagée et sa décoration est confiée à Costa qui travaillait ordinairement pour les palais et les hôtels de la Belle-Epoque. Il réalise ici un pastiche baroquisant typique de la période qui donne à la chapelle des pénitents bleus une place particulière dans l'histoire de l'art religieux à Nice.

La première coupole représente l'Assomption de la Vierge Marie qui s'élève au milieu des anges et des roses. La seconde représente la Croix Glorieuse entourée de guirlandes de fleurs qui est exposée depuis le ciel par les anges. 

7. Stalles et banca des prieurs

Les 10 stalles rappellent les 10 membres fondateurs de la confrérie issus de familles de la noblesse locale en 1431 sous l'égide de la famille Grimaldi de Beuil. Au centre le banc (ou banca en Niçois) des prieurs où siège le Conseil de la confrérie est en fait l'ancienne banca communale du palais municipal où siégeaient les consuls sous l'Ancien Régime. Au sommet se trouvent les armoiries de la Ville de Nice.

De part et d'autre de la banca, sur les murs, une série de 6 toiles réalisées au début du XVIIIème siècle par différents artistes locaux et qui représentent les apparitions du Christ après sa résurrection (cycle du temps pascal).

A la tribune un orgue de Valloncini (facteur d'orgues niçois, membre de la confrérie des pénitents bleus) de 1870 en attente de restauration. Suspendu au dessus de la banca depuis la tribune se trouve un battoir à linge (una massola) frappée de plusieurs sceaux qui est réputé être celui avec lequel Catarina Segurana a chassé les Turcs en 1543.

A droite une statue du XVIème siècle de St Sébastien qui provient de la chapelle Saint-Sébastien qui flanquait autrefois la Porte Pairolière (entrée principale dans les fortifications de Nice). Un vœu de la municipalité à la fin du XVIème siècle a fait de St Sébastien le protecteur de la Ville de Nice.

8. Le balcon des Savoie

Le grand balcon de la chapelle donne une perspective exceptionnelle sur la place et l'avenue de la République (ancienne avenue de Turin) qui était l'axe principal d'entrée dans la Ville de Nice jusqu'en 1870. Cette route était l'ancienne route royale ou route du sel qui reliait Nice à Turin.

Le balcon marqué du chiffre de Victor Amédée III (souverain au moment de la fondation de la chapelle) et de la couronne royale était la tribune de parade des Savoie pour la Ville de Nice, il a été réaménagé en 1859.

9. Sacristie

Au dessus de la porte de la sacristie un tableau du XVIIème siècle représente St Nicolas de Tolentino (patron secondaire de la Ville de Nice) recevant du pain des mains de la Vierge. 

Dans la sacriste une statue de ND du Mont-Carmel entièrement faite en cire avec un vêtement en soie brodée. Les croix de procession de la confrérie, l'une d'elles porte le chiffre "SSS" et un Christ surgissant du tombeau. Une série de copies de tableaux d'Emmanuel COSTA déposés par le Musée Masséna pour comparer l'œuvre de chevalet du peintre à son œuvre murale.

samedi 20 décembre 2025

Un beau concert de Noël

 Une forte affluence pour le concert de Noël dans notre chapelle par l’association Fifres et tambours du Comté de Nice. Merci pour ce moment convivial.





jeudi 11 décembre 2025

Profanation à Notre-Dame (avenue Jean Médecin à Nice): communiqué du diocèse

 

COMMUNIQUÉ OFFICIEL

Nice, le 11 décembre 2025

Outrage à la basilique Notre-Dame : ferme réaction du diocèse de Nice

Le diocèse de Nice condamne avec vigueur les faits survenus le 9 décembre lors de la messe célébrée à la basilique Notre-Dame de l’Assomption. Un individu a délibérément interrompu l’office, avant de profaner l’œuvre mémorielle dédiée aux victimes de l’attentat de 2020 en y urinant.

Ces événements s’inscrivent dans une recrudescence d’actes anti-chrétiens visant nos églises, nos symboles et nos célébrations. Le diocèse souhaite exprimer sa vive préoccupation face à ces atteintes volontaires au culte, qui blessent profondément les fidèles.

Le diocèse remercie les forces de l’ordre pour leur intervention rapide et appelle au respect des lieux de culte ainsi qu’à la vigilance collective afin de garantir la sérénité des célébrations.

vendredi 19 janvier 2024

20 janvier: Mémoire de St Sébastien, patron de la Ville de Nice

 Ô grand saint Sébastien, patron de notre cité et de notre confrérie, 
Toi qui n'as pas craint de défier un empereur impie au nom du Roi des rois, 
Toi qui as secouru et exhorté les chrétiens de Rome pendant les persécutions, 
Toi qui as assisté les malades, défendu les pauvres et visité les prisonniers, 
Toi qui, par amour du Christ as donné ta vie pour Lui sans craindre les flèches de la mort ; 

Comme nos aïeux nous te demandons de porter nos prières devant le Christ notre Seigneur pour nous libérer du péril des épidémies.

Soldat du Christ, assiste ceux qui se battent contre la maladie, 
Bouclier de l'Eglise, détourne le mal de nos maisons,
Martyr du Trés-Haut, intercède pour nous. AMEN


Cette année encore la fête de Saint Sébastien ne pourra être célébrée dans la chapelle du Saint-Sepulcre devant l’antique statue des Consuls car les travaux de restauration ne sont toujours pas terminés… plus de trois ans de retard dans la livraison du chantier! 
Les pénitents bleus de Nice se confient à votre prière pour que leur chapelle puisse enfin revivre et accueillir de nouveaux tous les Niçois dans la plus niçoise des églises de Nice.

dimanche 20 novembre 2022

Bénédiction de la nouvelle cloche de Belvédère

 Les pénitents Bleus de Nice se sont associés à l’action de grâce de la communauté paroissiale de la Vallée de la Vésubie pour la bénédiction de la nouvelle cloche du village de Belvédère.


Notre confrère Jean-Paul Faraut, membre du conseil du prieur et responsable du suivi du chantier de La Chapelle du St Sépulcre, est le parrain de cette nouvelle cloche nommée Zephyrine-Jeannette.


Que la Madone de Fenestre protège les habitants de Belvédère et toutes les familles de la Vésubie.



dimanche 3 octobre 2021

Les pénitents commémorent la tempête Alex

Après les cérémonies officielles, une prière toute simple… dans le petit matin les pénitents bleus de Nice récitent l’office bien loin de leur chapelle.

 Ce dimanche 3 octobre cinq pénitents bleus de Nice ont entouré le prieur Sébastien Richard pour une émouvante cérémonie qui s’est déroulée à proximité du sanctuaire Notre-Dame des Fontaines à la Brigue. C’est sous cette chapelle que jaillit une des sources qui alimentent la Roya, un fleuve que la tempête Alex a fait déborder causant des dégâts terribles il y a tout juste un an. Les eaux en furie avaient causé la mort d’un berger à Tende, entrainé l’effondrement de nombreuses habitations, dévasté les routes et balayé les tombes du cimetière de Saint-Dalmas-de-Tende. 

Hier (samedi 2 octobre) M. le prieur de la Société du St Sépulcre avait accompagné les pénitents de Tende et de La Brigue pour la messe célébrée par notre évêque et pour les cérémonies commémoratives qui se sont déroulées à Vievola en présence de nombreuses personnalités. 

Ce matin alors que le petit groupe de pénitents de notre confrérie était réuni à La Brigue chez M. le prieur pour un conseil d’administration, ce dernier a fait part de son sentiment mitigé à propos de la célébration de la veille qui, malgré quelques moments émouvants, manquait de chaleur, de spontanéité et d’authenticité. Une messe célébrée dans une chapelle dont l’accès était limité à un nombre limité de personnes sélectionnées en amont, les discours interminables des édiles et le ballet incessant des journalistes ont donné à notre prieur le sentiment d’assister à un manège politico-mondain très éloigné de la simplicité des gens de la Haute-Roya. Cette simplicité qui fît de chacun d’eux des héros lorsque les éléments ont frappé et qu’ils se sont levés spontanément pour porter secours, soutenir, partager…

Après avoir écouté notre prieur, Audrey Lopez, la secrétaire de la confrérie, a proposer d’aller à Notre-Dame des Fontaines dire l’office des défunts en mémoire des victimes et pour les disparus du cimetière de Saint-Dalmas. Le prieur a accepté la proposition mais il décide alors de nous faire réciter l’office en plein air, près des sources du sanctuaire, et de passer par sa campagne de Morignole pour ramasser des fleurs qu’on pourrait jeter dans ces eaux qui n’ont pas encore rendu les corps de tous ceux qui ont été emportés.

Nous voilà donc en comité restreint, dans la fraîcheur du matin, sous les murs du vénérable sanctuaire, cinq silhouettes bleues qui récitent des psaumes en mémoire des défunts et entonnent des chants pour remercier le Ciel de l’élan de solidarité qui a fait la gloire de cette vallée depuis un an maintenant. Loin de la cohue, loin des projecteurs, une prière sincère et émouvante, entre les arbres et les rochers, dont nous nous souviendrons longtemps. 

Après avoir invoqué la Madone des Fontaines pour lui demander de donner force et espérance aux habitants de nos vallées, nous avons terminé cette petite cérémonie en jetant des dizaines de zinias multicolores dans l’eau à l’endroit même où elle jaillit de terre, un des confrères nous fait alors remarquer que la piste qui passe devant le sanctuaire est celle-la même que nous avions empruntée l’année dernière avec un 4X4 chargé de produits de première nécessité et de bidons d’essence pour venir ravitailler quelques sinistrés… Ce jour là nous avions mis 5h pour arriver de Nice jusqu’ici en passant par la Ligurie et, nous dit M. le prieur, assurément Jésus était dans le 4X4 avec nous comme il était aussi avec tous ceux que cette catastrophe a rendu plus fraternels, plus humains.



dimanche 4 octobre 2020

Vésubie, Roya, Tinée... notre sang

    Les terribles évènements de ce vendredi dans le haut-pays niçois nous rappelle avec cruauté à quel point nous sommes petits et impuissants face aux forces déchaînées de la nature. Pour les pénitents bleus, et pour toutes les familles Niçoises, la Vésubie, la Roya et la Tinée ne sont pas des vallées de l’arrière-pays, elles sont notre histoire, nos racines, notre sang. C’est le cœur du Comté qui souffre et nous assistons au désastre totalement désarmés. Les villages sont isolés, nous ne parvenons pas à joindre nos familles et nos amis. Condamnés depuis deux jours à glaner des informations dans les images répétitives de nos postes de télévision, dans les palabres de journalistes parachutés en terres inconnues, dans les chorégraphies bien huilées de personnages importants qui assoient leur notoriété dans la mise en scène des secours. Sur les réseaux sociaux le chapelet interminable des prières adressées à qui pourra donner des nouvelles d’un grand-père, d’une voisine, d’un ami… Les nouvelles tombent, plus de routes, plus d’électricité, réseau de téléphone anéanti. Les images tournées depuis les airs nous montrent la puissance destructrice des eaux qui déferlent de la montagne. Et le rosaire continue de s’égrener : avez-vous des nouvelles de Venanson ? Peut-on rejoindre la Roya par le col de Tende ? Quelqu’un à eu des nouvelles de Jean-Pierre ? 
    
    Alors que les secours s’organisent nous savons que là-haut, loin du monde, la solidarité fonctionne sans faillir. Nous les connaissons ces fils et filles de seigneurs et de paysans, nous sommes du même sang, nous savons qu’au village les forts protègent les faibles, les jeunes aident les vieux, les bien-portants soutiennent les blessés. Quand la nature s’acharne les femmes et les hommes de la montagne font corps, ils se dressent face au malheur, affrontent le destin et prennent soin les uns des autres. Alors nous nous raccrochons à cette certitude ancrée au cœur et nous prions pour vous. Nous déposons une bougie aux pieds de la Madone de Fenestre, une autre devant Notre-Dame du Très Haut, et une troisième auprès de la Madone des Fontaines, nous sortons le chapelet de notre grand-mère et nous appelons sur chacun de vous la force et le réconfort de la Sainte Vierge qui a gardé vos aïeux dans chacune de leurs épreuves à travers les âges. 

Sébastien RICHARD prieur de la Société du St Sépulcre

mardi 31 mars 2020

Prière à St Sébastien

St Sébastien Martyr
Patron de la cité de Nice

Depuis 1783 les pénitents bleus de Nice sont chargés de porter les prières de leurs concitoyens devant le saint-martyr qui a été érigé protecteur de notre cité au XVIème siècle.

En cette période d'épidémie nous prions devant l'autel de St Sébastien pour tous les malades, pour ceux qui les soignent et pour ceux qui s'éteignent sans le secours de leurs familles.

Vous pouvez vous associer à notre œuvre pieuse en disant la prière ci-dessous.



Prière spéciale à St Sébastien, intercesseur spécial en temps d'épidémie :

Ô grand saint Sébastien, patron de notre cité et de notre confrérie,

Toi qui n'as pas craint de défier un empereur impie au nom du Roi des rois,

Toi qui as secouru et exhorté les chrétiens de Rome pendant les persécutions,

Toi qui as assisté les malades, défendu les pauvres et visité les prisonniers,

Toi qui, par amour du Christ as donné ta vie pour Lui sans craindre les flèches de la mort ;

Comme nos aïeux nous te demandons de porter nos prières devant le Christ notre Seigneur pour nous libérer du péril de l'épidémie.

Soldat du Christ, assiste ceux qui se battent contre la maladie,

Bouclier de l'Eglise, détourne le mal de nos maisons,

Martyr du Trés-Haut, intercède pour nous. AMEN

dimanche 8 septembre 2019

Rentrée à Utelle

Cette année les pénitents bleus ont renoué avec une ancienne tradition, la rentrée de la confrérie s'est déroulée à la Madone d'Utelle à l'occasion du pèlerinage du 8 septembre pour la solennité de la Nativité de la Sainte Vierge.




Le sanctuaire de la Madone des Miracles à Utelle est l'un des hauts lieux de la dévotion à Marie dans le Comté de Nice depuis le IXème siècle. Située sur une montagne qui fait la jonction entre le haut-pays et le littoral, l'église renferme une statue de l'Assunta (ND de l'Assomption) qui a servi de modèle à la statue de notre chapelle offerte par le Duc de Savoie en 1859 pour le 300ème anniversaire du voeu à ND de Sincaïre.




Après la messe nous nous sommes assemblés pour un pique-nique convivial autour de notre prieur qui nous a raconté la légende des étoiles de la Vierge que l'on trouve dans la terre autour du sanctuaire qui seraient des larmes de la Sainte Vierge d'après les histoires que racontent les grands-mères de la Vésubie. Nous avons donc sacrifié à la tradition et nous sommes lancés dans la récolte de ces petits fossiles bénis...



lundi 15 octobre 2018

Maintenance à Saint-Etienne-de-Tinée

Ce dimanche 22 octobre 2018 les pénitents bleus de Nice ont envoyé une délégation au congrès diocésain de la Maintenance des confréries de pénitents qui se tenait à Saint-Etienne-de-Tinée.

Les confréries des Blancs et des Noirs de Saint-Etienne nous ont réservé un bel accueil.

 La messe était présidée par Mgr Bernard Barsi, archevêque de Monaco.


mardi 6 septembre 2016

Réactivation de la confrérie de La Brigue

Les pénitents bleus ont eu la joie, samedi dernier, d'animer la célébration pour la réactivation de la confrérie de l'Annonciation et de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie à La Brigue. 
Le noviciat des 12 nouveaux confrères et consœurs avait été assuré par la Société du Saint Sépulcre entre septembre 2015 et août 2016.

vendredi 26 août 2016

Prises d'habit à La Brigue

Après un an de noviciat assuré par la Société du Saint Sépulcre, nous avons la joie de vous convier à la cérémonie de prises d'habit des pénitents blancs de La Brigue le samedi 3 septembre prochain.
 

samedi 24 mars 2012

Inauguration de la place Garibaldi

Aujourd'hui, après de longs mois de travaux, la façade restaurée de notre chapelle se dévoile enfin aux Niçois. Une plaque a été dévoilée à l'occasion de l'inauguration de la place Garibaldi et de notre façade par M. Christian Estrosi, député-maire de Nice, M. Eric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimes et M. Sébastien Richard, prieur des pénitents bleus en présence de nombreux élus, des représentants des confréries niçoises et de quelque 300 personnes. Cette cérémonie a été l'occasion de redécouvrir ce haut-lieu de l'identité et de la mémoire niçoise que sont la place Garibaldi et la chapelle du St Sépulcre. Discours prononcé par M. Sébastien RICHARD, prieur de la Société du Saint-Sépulcre:  
 
Monsieur le député-Maire, Monsieur le Président, Mesdames et messieurs les élus Messieurs le prieurs des archiconfréries niçoises Chers confrères Mesdames et messieurs, 
Nous voilà arrivés à la fin de cette campagne de travaux, aujourd’hui la chapelle des pénitents bleus et la place Garibaldi ont revêtu une douce robe orcre pour le plus grand plaisir de chacun. Vous le savez, cette place qui nous est livrée, rayonnante, n’est pas n’importe quel lieu… Champ de mars médiéval au pied des anciens remparts, âme piémontaise de Nice qui regarde vers l’Italie, lieu des grandes assemblées communales sous le règne des Ducs de Savoie, cette place a été pensée et aménagée au XVIII° s pour être l’entrée monumentale de notre cité alors dépouillée de ses vieilles enceintes. Un espace ouvert et organisé, qui assurait le lien entre la vieille-ville, le port et les campagnes. Point de départ de la grande route royale qui menait à Turin, carrefour donc, entre l’Europe continentale et la Méditerranée. Et surtout cette place était le lieu où s’exprimait le pouvoir de la cité sous le patronage des souverains piémontais. La façade de la chapelle du St Sépulcre, que nous découvrons plus belle que jamais, retrouve sa fonction première : être un manuel d’histoire à l’usage des Niçois. On y redécouvre dans leur fraicheur les nobles pierres de l’ancienne chapelle municipale Notre Dame du Sincaïre qui me feraient évoquer l’histoire de l’autonomie communale de Nice acquise de haute lutte au cours du Moyen Age. Les boulets de canon tirés par la flotte turque sur nos aïeux en 1543 qui parlent de Nice, fer de lance de la croisade et place forte de la chrétienté, ville martyre qui s’est battue jusqu’au bout. La couronne des rois de Jérusalem, apanage de la Maison de Savoie me ferait rappeler que Nice et son comté ont une culture millénaire qui se forme bien avant l’avènement de la notion de « côte d’azur ». Les palmes du martyr de st Sébastien, qui préserva Nice de la peste à deux reprises en 1580 et 1631, évoquent toutes les difficultés et les crises que les Niçois sont parvenus à surmonter à travers les âges grâce à la concorde et à l’unité. On y lit le vœu formulé par les consuls en 1552 qui plaçait Nice sous la protection de la Vierge Marie, ce texte gravé dans la pierre permet de parler des institutions communales et de leurs rituels sous l’Ancien Régime. Et enfin on distingue ce balcon qui servit de tribune de parade à des rois, empereurs et papes lorsque les chemins les menèrent jusqu’à notre chère cité. L’évocation même de ces illustres personnages amène l’idée que Nice est une ville de rencontre et d’histoire. Cette chapelle où siège la vénérable archiconfrérie dont j’ai l’honneur d’être le prieur, est un patrimoine vivant, un legs de nos pères où s’enracine et se ressource notre identité commune - On dit qu’elle est la plus niçoise des églises de notre ville - c’est précisément parce qu’elle n’est pas seulement une église. En effet, elle fait partie de ces lieux établis du temps où la culture s’exprimait dans la foi. Edifice à la fois civique et religieux, la chapelle du saint-sépulcre parle au croyant comme à l’incroyant car le récit qu’elle nous livre est celui d’une cité. Une cité fière dont l’histoire ancestrale forme un roc sur lequel notre avenir commun se construit génération après génération. La résurrection de cette façade n’est que le prélude à une réfection globale du bâtiment qui est d’ores et déjà programmée grâce au soutien de nos élus et des services de l’Etat. Dans cette chapelle les trésors en péril sont nombreux, nous avons la charge de les laisser aux générations futures -nous ne manquerons pas à ce devoir. Bientôt la réfection de la toiture permettra de mettre à l’abri les coupoles décorées par Emmanuel Costa au XIX° siècle et les divers éléments remarquables du mobilier historique. Cette place, longtemps délaissée redevient, grâce à la volonté de nos élus, un lieu splendide de rencontre, de convivialité, d’unité, il convient que notre chapelle redevienne à son tour un espace largement ouvert aux habitants de ce quartier et à tous les Niçois pour que ce haut-lieu reprenne sa juste place de cœur palpitant de la mémoire niçoise. Depuis de nombreuses années les pénitents bleus œuvrent pour la restauration et la mise en valeur de cette chapelle et de son mobilier historique. La chance, ou la providence, a voulu que nos démarches se trouvent redynamisée par la volonté politique de la ville de Nice et du Conseil Général des Alpes-Maritimes d’engager notre cité dans une démarche de renouvellement urbain ambitieux. Alors M. le député-maire Christian Estrosi, M. le président Eric Ciotti, c’est d’abord à vous et à vos services que j’adresse toute ma reconnaissance car dans tous vos actes vous avez exprimé à quel point vous considériez cette vieille chapelle comme un élément essentiel de notre patrimoine historique. Vous avez à cœur de faire de notre cité et de notre département un territoire dynamique où il fait bon vivre, un espace attaché à son histoire et tourné vers le futur, alors pour cette place et pour tout le reste je vous adresse nos remerciements unanimes. Le récit d’une restauration c’est aussi une histoire d’hommes et de femmes passionnés qui portent au quotidien le souci des dossiers et le suivi des démarches et des travaux. Il faut rendre hommage ici à M. Antoine Grisi et M. Claude Verrier Du S.D.A.P qui ont poussé ma confrérie à engager les démarches nécessaires pour que la restauration de la façade de la chapelle intègre le projet global de réfection de la place Garibaldi. Il convient aussi de remercier vivement les services de la DRAC d’Aix-en-Provence représentés par M. Robert Jourdan et Mme Delphine Lecouvreur qui ont eu à cœur de regarder avec bienveillance ce patrimoine classé Monument Historique. Je salue aussi le travail de M. Pierre-Antoine Gattier, architecte en chef des Monuments Historiques pour le formidable travail de restauration réalisé ici. Je serai un bien mauvais prieur si j’oubliais de remercier tous mes confrères pénitents qui ont apporté leur contribution à cette aventure, en particulier le premier d’entre-nous, M. Lucien Mari, travailleur acharné, qui a suivi tous les dossiers au nom de la Société du St Sépulcre. Je sais que la source de son dynamisme, de sa ténacité, de sa confiance, provient d’une promesse qu’il avait faite à un Grand Niçois, notre défunt prieur Oreste Galiano, et je me permets de lui rappeler la parole prophétique qu’il nous adressait avant de retourner à Dieu : « ma chapelle est belle parce que je l’aime ». Donc parce que tu l’aimes, cher Lucien, elle est de plus en plus belle. Pour conclure je dirais que grâce à l’action de chacun d’entre vous cette magnifique place nous apparait aujourd’hui comme l’icône de notre cité et de notre nation : Un espace de rencontre et d’échange au carrefour de l’Europe et de la Méditerranée, qui envisage l’avenir en prenant fièrement appui sur son histoire et sur son héritage spirituel et culturel.
 

lundi 14 juin 2010

Anniversaire du changement de souveraineté


Il y a 150 ans aujourd'hui que les armoiries des Ducs de Savoie qui ornaient Nice depuis 1388 ont été remplacées par la pavillon français.

La Société du St Sépulcre se souvient de la fidèlité qui était celle de ses membres en 1860 et qui avait su s'exprimer avec honneur et courage malgré l'air du temps qui souflait vers la France.


Ils ont défendu leur fidèlité avec honneur,
ils forcent l'admiration de leurs héritiers

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OUVERTURE DE LA CHAPELLE AU PUBLIC


POUR VISITER NOTRE CHAPELLE:
La chapelle du St Sépulcre
(place Garibaldi - NICE (06300) - FRANCE)
propriété de la Société du St Sépulcre depuis sa construction en 1782, est accessible au public
Pour les groupes: visites commentées sur réservation au 06 35 32 26 44

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