A l’occasion de la fête de la transhumance à Saint-Etienne-de-Tinée
Le samedi 6 Juin 2026
Conférence de notre consœur
A 14h30 dans la chapelle des pénitents blancs de Saint-Etienne-de-Tinée
"Vénérable Archiconfrérie des Pénitents Bleus du Saint Sépulcre" fondée le 4 février 1431
A l’occasion de la fête de la transhumance à Saint-Etienne-de-Tinée
Le samedi 6 Juin 2026
Conférence de notre consœur
A 14h30 dans la chapelle des pénitents blancs de Saint-Etienne-de-Tinée
Le « Vœu de Nice » fait référence à la consécration de la Ville à Notre-Dame des Grâces par les Consuls en 1832 pour implorer sa protection contre une épidémie de choléra, il désigne aussi les festivités commémorant annuellement l’événement. Au cours de ces festivités le maire de Nice renouvelle le vœu de ses prédécesseurs en présence du clergé, du conseil municipal et des représentants des confréries niçoises. Ce renouvellement est régulièrement, depuis quelques années, un point de tension entre les partisans d’une laïcité exacerbée qui y voient une entorse à cette valeur républicaine et les défenseurs des traditions et de l’identité niçoise qui le considèrent comme un particularisme hérité de l’histoire de la cité. La plupart des Niçois sont loin de ces chamailleries et voient dans ces célébrations une belle animation folklorique qui égaie la ville au printemps avec musique et pénitents en costumes, au cours de laquelle Monsieur le Maire se prête à l’exercice (plus ou moins compliqué… mais toujours très commenté…) de prononcer un discours en Niçois.
Ce que l’on sait moins c’est que l’origine de ce « Vœu de Nice » moderne s’inscrit dans un contexte historique particulièrement troublé où les pénitents bleus ont involontairement subi la défiance de leurs concitoyens à l’égard de la monarchie. En effet, depuis 1552, ce que l’on nomme le « Vœu de Nice » faisait référence au vœu formulé par les Consuls à la suite de la résistance héroïque des Niçois lors du Siège de 1543. C’est d’ailleurs inscrit au fronton de la chapelle sur la place Garibaldi: MDLII EX VOTO. Depuis 1552 le renouvellement du Vœu était ainsi l’occasion de grandes festivités conduites par la municipalité le 15 août de chaque année sur le site de la Madone du Sincaïre. Ces célébrations religieuses en l’honneur de la Vierge revêtaient un caractère éminemment politique, en particulier lorsque les consuls renouvelaient l’allégeance de la cité à la Maison de Savoie (acte dont témoigne la plaque de consécration de la chapelle du Sincaïre de 1602 conservée aujourd’hui dans la chapelle des Pénitents Bleus). Or en 1852, alors que les Niçois devaient célébrer en grande pompe le 3eme centenaire du Vœu, les festivités du Sincaïre furent déprogrammées par la Ville qui, avec l’accord de l’évêque de Nice, choisit précisément cette date pour organiser la consécration solennelle de l’église ND des Graces dont la construction s’achevait après onze années de travaux.
Un Vœu chasse l’autre et, en 1852, on célébra la délivrance anti-cholérique de 1832 plutôt que la victoire sur les Turcs de 1543… par répercussion les Pénitents Bleus furent évincés de l’organisation de la manifestation pieuse. L’événement peut paraître anecdotique mais si on se penche sur la symbolique propre à chacun de ces deux Vœux et sur le contexte politique des années 1850-52 on parvient à déceler la trame d’un transfert chargé d’amertume.
En effet rappelons-nous que le la mémoire du Vœu de 1552 était dominée par la célébration du lien entre le souverain et la cité, entre la monarchie de Savoie et la Ville de Nice, elle était aussi la célébration d’une victoire militaire qui fit de Nice une place-forte de la chrétienté sous la bannière croisée du Duc de Savoie. Or en 1852 la Maison royale peinait à se relever de l’abdication de Charles-Albert et de l’inique Proclamation de Moncalieri par Victor-Emmanuel, de plus les faits d’armes de la couronne dont chacun parlait alors étaient l’humiliante défaite de Novare et surtout l’infâme saccage de la ville de Gènes par les bersaglieri de La Marmora. Comment célébrer les victoires du souverain quand il capitule face à l’Autriche et quand il brise cruellement le rêve héroïque d’une Italie libre? Nice et ses élites protestèrent mais, courage n’étant pas témérité, l’opposition à Turin prit la forme symbolique de la substitution d’un Vœu à un autre. Le roi avait offert à la Cité un magnifique groupe professionnel de l’Assomption pour célébrer l’anniversaire du Vœu de 1552, les consuls ne le suivirent pas cette année là et nul n’est dupe de cet acte de petite rébellion même si officiellement l’excuse d’avoir à consacrer la nouvelle église ND des Graces couvrait leur acte d’une prudente pudeur. Même l’évêque de Nice, qui fournit une absolution ecclésiastique à cette rébellion de bénitier, voyait peut-être là l’occasion de reprendre en main la société niçoise qui avait bien trop favorablement accueilli les réformes anticléricales de Charles-Albert. Les pénitents Bleus, quant à eux, en fondamentalistes de la fidélité à la Maison de Savoie, entrèrent en résistance et célébraient envers et contre tous la Madone du Sincaïre en ce 15 août 1852, premier pas vers une marginalité qui ne cessa de s’accélérer en cette époque où les Niçois considéraient de plus en plus nombreux que la prospérité ne venait pas de Turin et que la modernité se conjuguait difficilement en italien.
Donc le Vœu de Nice c’est aussi, n’en déplaise aux défenseurs d’une sécularisation intégriste, la mémoire d’un jalon majeur dans la modernisation de la vie politique niçoise et, n’en déplaise aux théoriciens d’une continuité historique sans nuance, la marque d’un changement radical dans la signification des commémorations municipales. Aujourd’hui les Pénitents Bleus participent volontiers au renouvellement du Vœu de 1832 pour apporter de la ferveur dans une manifestation qui doit avant tout être un moment pacifié de célébration de la concorde civique autour des édiles qui préparent notre cité à l’avenir tout en commémorant les hauts faits de son histoire particulière.
PROGRAMME DU « VŒU DE NICE » 2026
Dimanche 31 mai
20 mai
S. BERNARDIN DE SIENNE
Bernardin Albizeschi est né en 1380 à Massa Maritima dans une famille
noble. Il étudia les lettres et le droit à Sienne et entra dans la confrérie
des pénitents de cette ville. Comme pénitent il se dévoua courageusement aux
soins des pestiférés pendant l'épidémie de 1400 et fortifia ses confrères. Deux
ans plus tard il entrait dans l'Ordre des Frères Mineurs où il commença très
tôt sa mission de prédicateur à travers toute l’Italie; il la poursuit jusqu’à
la fin de sa vie malgré une santé fragile. Le pape Eugène IV lui confia aussi
de délicates missions diplomatiques et le soutint avec vigueur dans sa réforme
de l'Ordre franciscain; il fut Vicaire général des Observants pendant douze
ans.
Grâce à lui, la prédication
chrétienne fut totalement renouvelée en Italie et la primauté absolue du
Christ, jadis enseignée par Jean Duns Scot, fut popularisée grâce à la dévotion
au saint Nom de Jésus. C’est sa prédication qui inspira à nos prédécesseurs la
détermination à fonder un couvent de l’Observance à Nice pour en obtenir des bénéfices spirituels.
Il est mort a Aquila au cours
a une dernière course apostolique le 20 mai 1444. Moins d'un an après sa mort,
le pròcès de canonisation fut ouvert et aboutit en 1450.
PRIERE D’INTRODUCTION (prière au St Nom de Jésus de ST
BERARDIN)
« Ô Nom de Jésus, exalté au-dessus de tout autre
Nom ! Ô Nom triomphant ! Ô joie des Anges ! Ô terreur de
l'enfer ! Toute espérance de pardon, de grâce, de gloire se trouve en
Vous ! Ô Nom très doux, Vous accordez le pardon aux coupables, Vous
réformez les mœurs, Vous remplissez les craintifs de divine douceur et éloignez
les visions effrayantes ! Ô Nom glorieux ! Par Vous, les mystères de
l'éternelle vie se dévoilent, les âmes s'enflamment d'amour divin, se fortifient
dans les combats et sont délivrées de tous périls. Ô Nom désirable ! Nom
délicieux ! Nom admirable ! Nom vénérable ! Vous élevez, peu à
peu, les âmes des fidèles, par vos Dons et vos Grâces, à la hauteur des cieux.
Tous ceux auxquels Vous communiquez votre Grandeur ineffable, acquièrent par
votre vertu, le salut et la gloire ! Ainsi soit-il. »
V/ Dieu, viens
à mon aide,
On se signe
R/ Seigneur, à
notre secours.
Gloire au Père,
et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)
Hymne
(pendant l’hymne on allume les bougies
de l’autel)
Il
a, Seigneur, cherché ton Nom
Ouand
le désert brûlait de toi.
Seigneur, quel est ce Nom?
Celui qui est ce qu'Il sera,
Dans
le temps et l'éternité.
Il a, Seigneur, trouvé ton Nom
En
accueillant le Premier-Né.
Seigneur, quel est ce nom?
Emmanuel, le Bien-Aimé,
Dans
le temps et l'éternité.
Il a, Seigneur, pleuré ton Nom
En
regardant le Crucifié.
Seigneur, quel est ce Nom?
Jésus qui a livré l'Esprit,
Pour le temps et l'éternité.
Il a, Seigneur, crié ton Nom
La
terre en est transfigurée.
Seigneur, quel est ce Nom?
Celui du Fils ressuscité,
Pour
le temps et l'éternité.
Tu lui dévoiles enfin ce Nom
Lorsque son Heure est arrivée.
Seigneur, il sait ton Nom:
Dieu de tendresse et de beauté,
Pour
les siècles d'éternité.
Psaume 125
Votre
tristesse deviendra joie Alléluia
Votre
tristesse deviendra joie Alléluia
1 Quand le Seigneur ramena les captifs
à Sion,*
nous étions comme en rêve !
2 Alors notre bouche était pleine
de rires,
nous poussions des cris de joie ; +
alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le
Seigneur ! » *
3 Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !
4 Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
5 Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie : +
6 il s’en va, il s’en va en pleurant,
il jette la semence ; *
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.
Gloire
au Père, et au Fils et au Saint Esprit
Comme
il était au commencement,
Maintenant
et toujours
Et
dans les siècles des siècles Amen
Votre
tristesse deviendra joie Alléluia
Votre
tristesse deviendra joie Alléluia
Psaume 126
Que
nous vivions, que nous mourions, c’est pour le Seigneur, alléluia.
Que
nous vivions, que nous mourions, c’est pour le Seigneur, alléluia.
1 Si le Seigneur ne bâtit la
maison,
les bâtisseurs travaillent en vain ; *
si le Seigneur ne garde la ville,
c’est en vain que veillent les gardes.
2 En vain tu devances le jour,
tu retardes le moment de ton repos, +
tu manges un pain de douleur : *
Dieu comble son bien-aimé quand il dort.
3 Des fils, voilà ce que donne le Seigneur,
des enfants, la récompense qu’il accorde ; *
4 comme des flèches aux mains d’un guerrier,
ainsi les fils de la jeunesse.
5 Heureux l’homme vaillant
qui a garni son carquois de telles armes ! *
S’ils affrontent leurs ennemis sur la place,
ils ne seront pas humiliés.
Gloire
au Père, et au Fils et au Saint Esprit
Comme
il était au commencement,
Maintenant
et toujours
Et
dans les siècles des siècles Amen
Que
nous vivions, que nous mourions, c’est pour le Seigneur, alléluia.
Que
nous vivions, que nous mourions, c’est pour le Seigneur, alléluia.
Cantique (Col1)
Tout
vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui ! Gloire à Dieu dans les
siècles !
Tout
vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui ! Gloire à Dieu dans les
siècles !
12 Rendons grâce à Dieu le
Père, +
lui qui nous a donné
d'avoir part à l'héritage des saints, *
dans la lumière.
13 Nous arrachant à la puissance des ténèbres, +
il nous a placés
dans le Royaume de son Fils bien-aimé : *
14 en lui nous avons le rachat,
le pardon des péchés.
15 Il est l'image du Dieu invisible, +
le premier-né, avant toute créature : *
16 en lui, tout fut créé,
dans le ciel et sur la terre.
Les êtres visibles et invisibles, +
puissances, principautés,
souverainetés, dominations, *
tout est créé par lui et pour lui.
17 Il est avant toute chose,
et tout subsiste en lui.
18 Il est aussi la tête du corps, la tête de l'Église :
+
c'est lui le commencement,
le premier-né d'entre les morts, *
afin qu'il ait en tout la primauté.
19 Car Dieu a jugé bon
qu'habite en lui toute plénitude *
20 et que tout, par le Christ,
lui soit enfin réconcilié,
faisant la paix par le sang de sa Croix, *
la paix pour tous les êtres
sur la terre et dans le ciel.
Gloire
au Père, et au Fils et au Saint Esprit
Comme
il était au commencement,
Maintenant
et toujours
Et
dans les siècles des siècles Amen
Tout
vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui ! Gloire à Dieu dans les
siècles !
Tout
vient de lui, tout est pour lui, tout est en lui ! Gloire à Dieu dans les
siècles !
Parole de Dieu (Ph 2, 5-11)
Le
Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le
rang qui l’égalait à Dieu.
Mais
il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux
hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est
pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout
nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux
enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est
Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.
Repons
Sauvez-nous
Seigneur, notre Dieu,
Et
assemblez-nous du milieu des nations
que
nous mettions notre gloire à Vous louer !
afin
que nous célébrions Votre Saint Nom
que
nous mettions notre gloire à Vous louer !
Magnificat
Il
louait le nom de Jésus et le chantait dans son action de grâce, alléluia !
Il
louait le nom de Jésus et le chantait dans son action de grâce, alléluia !
47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
48 Il s'est penché sur son humble
servante ;
désormais, tous les âges me diront
bienheureuse.
49 Le Puissant fit pour moi des
merveilles ;
Saint est son nom !
50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;
51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
52 Il renverse les puissants de leurs
trônes,
il élève les humbles.
53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,
55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à
jamais.
Gloire
au Père, et au Fils et au Saint Esprit
Comme
il était au commencement,
Maintenant
et toujours
Et
dans les siècles des siècles Amen
Il louait le nom de Jésus et le chantait
dans son action de grâce, alléluia !
Il louait le nom de Jésus et le chantait
dans son action de grâce, alléluia !
Intercession
Avec ceux qui ont reçu les premiers dons
de l’Esprit, prions Dieu d’achever notre sanctification :
R/ Dieu notre Père, exauce-nous
Dieu tout-puissant, qui as élevé le
Christ auprès de toi,
— donne à chacun de reconnaître sa
présence dans l’Église.
Père, dont le Fils unique est notre
chemin,
— accorde-nous de le suivre par-delà la
mort.
Envoie ton Esprit Saint dans le cœur des
croyants,
— pour qu’il vienne irriguer leur
désert.
Par la puissance de l’Esprit, conduis le
cours des temps,
— pour que la face de la terre en soit
renouvelée.
Père qui nous aimes sans mesure,
— achève en toi la communion des saints.
Notre Père
Oraison
Seigneur
Jésus, qui avez accordé au Bienheureux Bernardin, votre Confesseur, un très
ardent amour pour votre saint Nom, nous Vous supplions, par ses mérites et son
intercession, de daigner, dans votre bonté, répandre en nous l’esprit de votre
charité. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, étant Dieu, vit et règne avec
Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.
Bénissons
le Seigneur
Nous
rendons grâce à Dieu
"Dieu
très haut et glorieux,
viens
éclairer les ténèbres de mon cœur ;
donne
moi une foi droite,
une
espérance solide
et
une parfaite charité ;
donne
moi de sentir et de connaître,
afin
que je puisse l'accomplir,
ta
volonté sainte
qui
ne saurait m'égarer.
Amen."