mardi 29 septembre 2026

NEUVAINE Jour 6

 NEUVAINE. JOUR 6

+

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.

 

Hymne d’ouverture (Louanges du billet de St François au frère Léon)

« 1Tu es le seul saint, Seigneur Dieu,

toi qui fais des merveilles !

2 Tu es fort, tu es grand,
Tu es le Très-Haut, tu es le roi tout puissant ;
toi, Père saint, roi du ciel et de la terre.

3 Tu es trois et tu es un, Seigneur Dieu,
tu es le bien, tu es tout bien, tu es le souverain bien,
Seigneur Dieu vivant et vrai.

4 Tu es amour et charité, tu es sagesse,

tu es humilité, tu es patience,
tu es beauté, tu es douceur,
tu es sécurité, tu es repos,
tu es joie, tu es notre espérance et notre joie,
tu es justice, tu es mesure,

tu es notre richesse et surabondance.

5 Tu es beauté, tu es douceur,
tu es notre abri, notre gardien et notre défenseur,
tu es la force, tu es la fraîcheur.

6 Tu es notre espérance,
tu es notre foi,
tu es notre amour,

tu es notre grande douceur,
tu es notre vie éternelle,
grand et admirable Seigneur,
Dieu tout puissant, O bon Sauveur ! »

 

Prière :

Seigneur Dieu, tu as donné à saint François d’Assise d’être configuré au Christ pauvre et humble ; accorde-nous la force d’emprunter les mêmes chemins pour suivre ton Fils et pour vivre unis à toi dans une joyeuse charité. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles — Amen.

 

LECTURE

Thomas de Celano, Vita Prima, 1228 (7, 107-108).

Cependant le mal empirait, la faiblesse augmentait finalement, toutes ses forces l’ayant abandonné, il ne pouvait plus faire un mouvement. Un frère lui demanda s’il aurait préféré à cette longue et pénible maladie n’importe quel cruel martyre de la main du bourreau. « Mon fils, répondit-il, ce qui a été pour moi jusqu’ici et continue encore d’être le plus doux, le plus cher, le plus agréable, c’est ce qu’il plaît à Dieu de réaliser en moi et par moi ; de sa volonté la mienne reste toujours inséparable, et je ne désire qu’une chose : lui obéir en tout point. Quant au martyre, n’importe lequel me serait plus supportable que trois jours de ces souffrances. »

(…) La chaleur le quittait peu à peu, il déclinait chaque jour ; les médecins et les frères admiraient, stupéfaits, la vitalité de cet esprit dans un corps presque mort, décharné, ne possédant plus que la peau sur les os.

Il vit arriver son dernier jour, dont une révélation lui avait d’ailleurs, deux ans plus tôt, indiqué la date ; il appela les frères, qu’il désirait revoir, et bénit chacun d’eux dans les termes que lui inspirait le ciel, comme le patriarche Jacob autrefois bénit ses fils, ou plutôt comme un autre Moïse qui, au moment de gravir la montagne désignée par le Seigneur, combla de ses bénédictions les enfants d’Israël. Frère Elie était à sa gauche, les autres frères rangés tout autour ; le bienheureux croisa les mains et posa la droite sur la tête de frère Elie. Comme il n’y voyait plus, il demanda : « Sur qui repose ma main droite ? – Sur frère Elie. – C’est bien ainsi que je l’entends. Je te bénis, mon fils, en tout ce que tu feras, et puisque le Très-Haut a multiplié mes frères et mes fils sous ta direction, c’est aussi en toi que je les bénis tous. Que le Dieu Roi de l’univers te bénisse dans le ciel et sur la terre. Je te bénis autant que je puis et plus encore que je ne puis ; ce dont je suis incapable, que l’accomplisse en toi celui qui peut tout. Que Dieu se souvienne de tes travaux et de tes labeurs et qu’il te réserve ta part d’héritage au jour de la récompense des justes. Puisses-tu obtenir toujours les faveurs que tu désires et recevoir ce que tu demandes. Et vous, tous mes fils, vivez et demeurez toujours dans la crainte de Dieu (…). Pour moi, j’ai hâte d’aller maintenant vers le Seigneur et j’espère bien rejoindre mon Dieu que j’ai voulu servir de tout cœur ! »

Il était alors logé au palais de l’évêque d’Assise : il demanda aux frères de le transporter bien vite au couvent Sainte-Marie de la Portioncule, car il voulait rendre son âme à Dieu là même où, comme nous l’avons dit, il prit pour la première fois conscience du chemin de la vérité.

 

EVANGILE (Mc, 8.)

31 Jésus commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.

32 Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.

33 Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

34 Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

35 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

36 Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier si c’est au prix de sa vie ?

37 Que pourrait-il donner en échange de sa vie ?

38 Celui qui a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »

 

MEDITATION

C’est le temps du testament. François confie l’œuvre que le Seigneur a accomplie par lui à ses frères. Il la confie par l’exemple et par la parole. L’exemple c’est celui d’une vie librement et pleinement soumise à la volonté de Dieu, jusque dans la souffrance. Quel exemple pour nous que cette certitude de François : Dieu est présent à nos côtés dans la souffrance. Dans le malheur, dans toute ma faiblesse il m’accompagne et me donne la force de me relever pour affronter chaque épreuve.

Les frères de François sont déconcertés : cet homme de Dieu qui a tout abandonné pour suivre le Christ paraît pour eux, en ses derniers instants, être un homme oublié du Ciel. Comment ? Pas de mort glorieuse, pas de guérison miraculeuse, pas d’anges qui fendent les nues pour le réconforter ? Son corps n’est que souffrance et pourtant son esprit est plus vivant que jamais et son âme n’est que joie car il a désormais tout abandonné pour suivre le Christ, il n’a pas refusé la croix et il a imité son Seigneur jusqu’au bout. Face au monde qui méprise sa pauvreté, son mode de vie et ses tourments, il a choisi de donner toute sa vie pour la vérité de l’Evangile et pour son Seigneur. Sois sans crainte François : le Fils de l’homme n’aura pas honte de toi quand il viendra dans la gloire de son père avec les anges !

 L’abandon total de François à la volonté de Dieu est extraordinaire, c’est un idéal qu’on vénère mais qu’on craint en même temps parce que le monde nous lie et nous souffle que c’est chose inaccessible, inutile et intolérable. Alors François, par l’intermédiaire du frère Elie, nous invite à suivre ses pas pour vivre en Dieu et nous assure de sa prière et de sa bénédiction. Il s’adresse à chacun de ceux qui se mettent à son école et nous bénit à travers le temps : « que le Dieu Roi de l’univers te bénisse dans le ciel et sur la terre. Je te bénis autant que je puis et plus encore que je ne puis ; ce dont je suis incapable, que l’accomplisse en toi celui qui peut tout ».

Seigneur donne-moi de toujours savoir discerner ta volonté et de l’accepter comme un chemin de vie sûr. Que je sache vivre de l’Evangile, que je parvienne à surmonter toute épreuve dans la confiance totale en ton amour. Même dans la souffrance, dans les tourments donne-moi de toujours trouver en Toi des raisons d’espérer et la force pour surmonter la désespérance et les assauts du mal.

 

Introduction au Notre Père (Cantique des créatures de St François)

« Très haut, tout puissant et bon Seigneur,
à toi louange, gloire, honneur,
et toute bénédiction ;2 à toi seul ils conviennent, O Très-Haut, et nul homme n’est digne de te nommer. »

NOTRE PERE…

Conclusion au Notre Père (Cantique des créatures de St François)

« Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; Heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité ! »

 

Salutation à la Vierge Marie (écrite par St François)

« 1 Salut, Marie, Dame sainte, reine, sainte mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue l’Église ; 2 choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien-aimé et l’Esprit Paraclet ; 3 vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien.

4 Salut, Palais de Dieu !

Salut, Tabernacle de Dieu !

Salut, Maison de Dieu !

5 Salut, Vêtement de Dieu !

Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu !

6 Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l’illumination de l’Esprit Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d’infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu ! »

 

ON RECITE UN JE VOUS SALUE MARIE

 

Prière :

Accorde-nous, Seigneur, d’imiter la charité de saint François et son ardeur apostolique, de mépriser les biens de la terre et de nous réjouir à jamais de partager les dons du ciel. Daigne que nous soyons fortifiés par les exemples de sa dévotion pour que nous goûtions les fruits de ton amour et les fassions abonder en vue du salut de tous. Par le Christ, notre Seigneur. — Amen.

 

BÉNÉDICTION (bénédiction du billet de St François au frère Léon)

« 1 Que le Seigneur te bénisse et te garde ; que le Seigneur te découvre sa Face et te prenne en pitié ! 2 Qu’il tourne vers toi son Visage et te donne la paix ! »

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.

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NEUVAINE DU TRANSITUS DE ST FRANCOIS

lundi 28 septembre 2026

NEUVAINE Jour 5

 NEUVAINE. JOUR 5

+

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.

 

Hymne d’ouverture (Louanges du billet de St François au frère Léon)

« 1Tu es le seul saint, Seigneur Dieu,

toi qui fais des merveilles !

2 Tu es fort, tu es grand,
Tu es le Très-Haut, tu es le roi tout puissant ;
toi, Père saint, roi du ciel et de la terre.

3 Tu es trois et tu es un, Seigneur Dieu,
tu es le bien, tu es tout bien, tu es le souverain bien,
Seigneur Dieu vivant et vrai.

4 Tu es amour et charité, tu es sagesse,

tu es humilité, tu es patience,
tu es beauté, tu es douceur,
tu es sécurité, tu es repos,
tu es joie, tu es notre espérance et notre joie,
tu es justice, tu es mesure,

tu es notre richesse et surabondance.

5 Tu es beauté, tu es douceur,
tu es notre abri, notre gardien et notre défenseur,
tu es la force, tu es la fraîcheur.

6 Tu es notre espérance,
tu es notre foi,
tu es notre amour,

tu es notre grande douceur,
tu es notre vie éternelle,
grand et admirable Seigneur,
Dieu tout puissant, O bon Sauveur ! »

 

Prière :

Seigneur Dieu, tu as donné à saint François d’Assise d’être configuré au Christ pauvre et humble ; accorde-nous la force d’emprunter les mêmes chemins pour suivre ton Fils et pour vivre unis à toi dans une joyeuse charité. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles — Amen.

 

LECTURE

Thomas de Celano, Vita Prima, 1228 (7, 105-106).

Il pria donc frère Elie de le faire transporter à Assise, et celui-ci, filialement, se mit en devoir d’accomplir les désirs d’un si tendre Père ; on organisa le transport ; on l’amena où il l’avait souhaité. Toute la ville fut en liesse à l’arrivée du bienheureux et les louanges de Dieu étaient sur toutes les lèvres, car on espérait bien que le bienheureux mourrait sans tarder c’était là ce qui causait leur allégresse.

Dieu avait décidé que l’âme du saint serait délivrée de son corps et partirait pour le royaume des cieux là même où, encore incarnée, elle avait appris les premiers rudiments du surnaturel et avait reçu l’onction du salut. Certes, et le saint ne l’ignorait pas, on trouve établi le royaume des cieux partout sur terre, et en tout lieu Dieu accorde sa grâce aux élus ; mais il savait, pour l’avoir expérimenté, que l’église Sainte-Marie de la Portioncule avait le privilège d’une grâce plus abondante et recevait souvent la visite des esprits d’En-Haut. Aussi disait-il souvent aux frères « Gardez-vous bien, mes fils, de jamais quitter ce lieu ! Si l’on vous en chasse par une porte, rentrez-y par une autre, car ce lieu est vraiment saint et Dieu y habite. Ici, dans les débuts, nous n’étions qu’un petit groupe et le Très-Haut nous multiplia ; c’est ici qu’il a illuminé le cœur de ses pauvres par la lumière de sa sagesse ; c’est ici qu’il a enflammé nos volontés du feu de son amour. Celui qui viendra prier ici d’un cœur fervent obtiendra ce qu’il demande, mais les fautes qu’on y commettra seront bien plus lourdement punies. Aussi, mes fils, considérez comme digne de tout votre respect ce lieu où Dieu habite, et de tout votre cœur chantez-y ses louanges sur les modes les plus joyeux ! »

 

EVANGILE (Lc, 1.)

26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;

33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »

35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.

37 Car rien n’est impossible à Dieu. »

38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 

MEDITATION

Chacun a, sur cette terre, un lieu particulier où il aime aller à la rencontre du Seigneur. Dieu est partout maître et souverain mais nos âmes malmenées par les préoccupations du quotidien ont souvent besoin d’un lieu de retrouvaille avec le Ciel, un havre pour la louange et la contemplation. Ce refuge peut être l’église de mon village, de mon quartier, celle où j’ai été baptisé, ce peut être la chapelle découverte au croisement d’un chemin, le sanctuaire où je me rends de façon régulière. François aimait les chapelles, c’est là qu’il a fait l’expérience de la rencontre avec le Christ, c’est là qu’il a décidé d’abandonner la vanité du monde, c’est là qu’il a donné naissance à la communauté des frères et, finalement, c’est là qu’il trouve la porte du Ciel.

Pour les pénitents, ce lieu de paix et de contemplation c’est (ou ce devrait être) leur chapelle. « Ma chapelle est belle parce que je l’aime » disait notre prieur d’heureuse mémoire Oreste Galiano. Elle est belle parce qu’elle est le lieu où le Seigneur se rend présent sur l’autel, elle est belle parce qu’elle est le lieu où le Christ est présent dans l’assemblée des frères et des sœurs. Les pénitents d’autrefois appelaient leur chapelle la « casetta » (la « petite maison »), elle notre foyer spirituel, la tente du Ciel dressée au cœur de nos vies où nous aimons nous réunir sous le regard de Dieu, où Jésus vit dans le tabernacle.

Toutes les églises, toutes les chapelles consacrées à la louange du Très Haut sont des lieux où François aimait s’arrêter, il a lui-même restauré trois chapelles de ses mains et ces chantiers ont fortifié sa foi et affermi sa vocation. Mais de toutes les chapelles où il a travaillé c’est Sainte-Marie des Anges, la porziuncola, qui avait sa préférence. C’est là qu’il demande à être transporté pour entrer au Ciel.

Méditons l’exemple de François qui, au moment où il va voir son Créateur, demande à être déposé aux pieds de la sainte Vierge, dans la chapelle qui lui est consacrée. Pour nous Niçois le geste est familier car nos aïeux, lorsqu’ils voulaient se rapprocher de Dieu d’une façon particulière, faisaient le pèlerinage vers la Madone, se déplaçaient vers les sanctuaires de la Vierge Marie. Ste Marie des Anges est pour François ce que les Madones de Laghet, de Fenestre, des Fontaines, d’Utelle, du Sincaïre sont pour nous. Par cette action il nous encourage à aller vers Marie qui est la plus vénérable des demeures de Dieu au milieu des hommes, Marie qui est la porte du Ciel, la Mère de Dieu qui est notre secours et notre avocate au moment du passage. Oui, le lieu où Dieu habite de façon parfaite c’est Marie. La vraie porte du Ciel c’est Marie elle-même.

Aujourd’hui les prières de la neuvaine sont donc consacrées à la contemplation de la grandeur et de la douceur de la Madone.

Seigneur donne-moi, pour renforcer mon amour de toi et de ta mère, de savoir trouver dans ma vie des havres de paix où je peux te rencontrer, t’écouter et te louer. Donne-moi d’aimer tes églises et de les voir comme l’avant-poste d’où tu prépares l’établissement de ton Royaume, comme le refuge sacré de tous les croyants, comme le lieu où tu m’attends personnellement pour te révéler à moi.

Bienheureuse Vierge Marie sois mon avocate devant ton Fils et mon secours dans les épreuves de cette vie, intercède auprès de Jésus pour qu’il répande sur ma vie, sur mes proches, sur ma confrérie une abondance de grâces.

 

Introduction au Notre Père (Cantique des créatures de St François)

« Très haut, tout puissant et bon Seigneur,
à toi louange, gloire, honneur,
et toute bénédiction ;2 à toi seul ils conviennent, O Très-Haut, et nul homme n’est digne de te nommer. »

NOTRE PERE…

Conclusion au Notre Père (Cantique des créatures de St François)

« Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; Heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité ! »

 

Salutation à la Vierge Marie (écrite par St François)

« 1 Salut, Marie, Dame sainte, reine, sainte mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue l’Église ; 2 choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien-aimé et l’Esprit Paraclet ; 3 vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien.

4 Salut, Palais de Dieu !

Salut, Tabernacle de Dieu !

Salut, Maison de Dieu !

5 Salut, Vêtement de Dieu !

Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu !

6 Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l’illumination de l’Esprit Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d’infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu ! »

 

ON RECITE UN JE VOUS SALUE MARIE

 

Prière :

Accorde-nous, Seigneur, d’imiter la charité de saint François et son ardeur apostolique, de mépriser les biens de la terre et de nous réjouir à jamais de partager les dons du ciel. Daigne que nous soyons fortifiés par les exemples de sa dévotion pour que nous goûtions les fruits de ton amour et les fassions abonder en vue du salut de tous. Par le Christ, notre Seigneur. — Amen.

 

BÉNÉDICTION (bénédiction du billet de St François au frère Léon)

« 1 Que le Seigneur te bénisse et te garde ; que le Seigneur te découvre sa Face et te prenne en pitié ! 2 Qu’il tourne vers toi son Visage et te donne la paix ! »

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.

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NEUVAINE DU TRANSITUS DE ST FRANCOIS

dimanche 27 septembre 2026

NEUVAINE Jour 4

 NEUVAINE. JOUR 4

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V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.

 

Hymne d’ouverture (Louanges du billet de St François au frère Léon)

« 1Tu es le seul saint, Seigneur Dieu,

toi qui fais des merveilles !

2 Tu es fort, tu es grand,
Tu es le Très-Haut, tu es le roi tout puissant ;
toi, Père saint, roi du ciel et de la terre.

3 Tu es trois et tu es un, Seigneur Dieu,
tu es le bien, tu es tout bien, tu es le souverain bien,
Seigneur Dieu vivant et vrai.

4 Tu es amour et charité, tu es sagesse,

tu es humilité, tu es patience,
tu es beauté, tu es douceur,
tu es sécurité, tu es repos,
tu es joie, tu es notre espérance et notre joie,
tu es justice, tu es mesure,

tu es notre richesse et surabondance.

5 Tu es beauté, tu es douceur,
tu es notre abri, notre gardien et notre défenseur,
tu es la force, tu es la fraîcheur.

6 Tu es notre espérance,
tu es notre foi,
tu es notre amour,

tu es notre grande douceur,
tu es notre vie éternelle,
grand et admirable Seigneur,
Dieu tout puissant, O bon Sauveur ! »

 

Prière :

Seigneur Dieu, tu as donné à saint François d’Assise d’être configuré au Christ pauvre et humble ; accorde-nous la force d’emprunter les mêmes chemins pour suivre ton Fils et pour vivre unis à toi dans une joyeuse charité. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles — Amen.

 

LECTURE

Frère Léon, frère Ange et frère Rufin, Légende des trois compagnons, 1246 (17, 68).

C’est vingt ans après s’être parfaitement uni au Christ en suivant les traces et la façon de vivre des Apôtres, en l’an 1226 de l’Incarnation du Seigneur, le dimanche 4 octobre, que François, l’homme apostolique, eut la joie de rejoindre le Christ : il avait acquis un repos éternel après ses nombreux travaux et il avait été trouvé digne de voir son Seigneur.

Un de ses disciples, célèbre par sa sainteté, vit son âme sous la forme d’une étoile, qui aurait eu la taille de la lune et l’éclat du soleil, transportée par un petit nuage blanc au-dessus de l’océan et qui montait tout droit au ciel.

François avait beaucoup travaillé dans la vigne du Seigneur. On l’avait vu empressé et fervent dans la prière, le jeûne et les veilles, dans la prédication et les voyages apostoliques, dans le souci et la compassion du prochain, dans le mépris de soi-même ; et cela, depuis le début de sa conversion jusqu’au moment de son départ vers ce Christ qu’il avait aimé de tout son cœur, dont il avait constamment le souvenir présent à l’esprit, qu’il louait en paroles et glorifiait en œuvres fécondes.

C’est ainsi qu’il a aimé Dieu du fond du cœur et avec passion, tant qu’à son seul nom, son cœur fondait littéralement et jaillissait à l’extérieur en paroles : « au nom du Seigneur, disait-il, le ciel et la terre devraient s’incliner. »

 

EVANGILE (Lc, 10)

21 À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.

22 Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »

23 Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !

24 Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

25 Et voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

26 Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »

27 L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »

28 Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »

 

MEDITATION

« La Société du Saint-Sépulcre a été fondée pour permettre à des laïcs de vivre dans le siècle en suivant le chemin de pénitence de St François d’Assise », c’est ainsi que l’on présente la confrérie des pénitents bleus aux postulants qui demandent à y entrer. Ce chemin de pénitence est détaillé par Léon, Ange et Rufin qui, au moment où ils relatent le transitus de St François, font une sorte de bilan de son œuvre : « François était empressé et fervent dans la prière, le jeûne et les veilles, dans la prédication et les voyages apostoliques, dans le souci et la compassion du prochain, dans le mépris de soi-même. » Les statuts et les règlements, les traditions et les usages de la confrérie ne sont fiables et dignes d’être suivis que s’ils permettent de mettre en œuvre ces actions de prière, de témoignage et de charité. Chaque charge que l’on occupe et chaque mission que l’on exerce au sein de cette vénérable société doit se conformer à cette exigence car le but de notre engagement est avant tout d’aimer le Seigneur et notre prochain afin de recevoir en héritage la vie éternelle. Si nous perdons de vue cela, notre engagement est vain et nos œuvres sont insignifiantes.

Tous les fidèles peuvent méditer sur ce chemin de vie manifesté dans la personne de St François, il est voie de sainteté qui conduit à l’amour véritable, amour du Seigneur et amour du prochain. François nous invite à l’action : il faut travailler dans le monde pour le rendre plus juste et plus beau. Mais cette action n’est chemin de salut que si elle s’enracine dans la confiance en Dieu, dans la foi, dans la prière. Hors du Christ l’action n’est que vanité : regardons autour de nous, parfois ceux qui agissent au service des pauvres ou des démunis cherchent à en tirer de la notoriété, ceux qui brandissent publiquement les étendards des grandes causes recherchent la gloire ou le reconnaissance… le vrai chrétien agit dans le mépris de soi-même, humblement, sans chercher de récompense terrestre, le vrai chrétien enracine son action dans la prière fervente et s’attache à louer le Seigneur par ses œuvre et par sa bouche.

Laissons la prière de François résonner en nous : « Seigneur, je t'en prie, que la force brûlante et douce de ton amour s'empare de mon âme, pour l'arracher à tout ce qui est sous le ciel, afin que je meure par amour de ton amour, comme tu as daigné mourir par amour de mon amour. »

Seigneur comment pouvons-nous t’aimer en vérité ? François, qui était si pieux, si humble, si compatissant se trouvait pourtant le plus indigne de ton amour. Apprends-moi à toujours agir pour aider mes frères par amour de toi, apprends-moi à aimer ton amour et à aimer mon prochain par amour de ton amour.

Seigneur, donne-moi la véritable humilité, celle qui me pousse à agir par amour de toi sans jamais rechercher de vaine récompense.

 

Introduction au Notre Père (Cantique des créatures de St François)

« Très haut, tout puissant et bon Seigneur,
à toi louange, gloire, honneur,
et toute bénédiction ;2 à toi seul ils conviennent, O Très-Haut, et nul homme n’est digne de te nommer. »

NOTRE PERE…

Conclusion au Notre Père (Cantique des créatures de St François)

« Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ; Heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté, car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité ! »

 

Salutation à la Vierge Marie (écrite par St François)

« 1 Salut, Marie, Dame sainte, reine, sainte mère de Dieu, vous êtes la Vierge devenue l’Église ; 2 choisie par le très saint Père du ciel, consacrée par lui comme un temple avec son Fils bien-aimé et l’Esprit Paraclet ; 3 vous en qui fut et demeure toute plénitude de grâce et Celui qui est tout bien.

4 Salut, Palais de Dieu !

Salut, Tabernacle de Dieu !

Salut, Maison de Dieu !

5 Salut, Vêtement de Dieu !

Salut, Servante de Dieu ! Salut, Mère de Dieu !

6 Et salut à vous toutes, saintes Vertus, qui, par la grâce et l’illumination de l’Esprit Saint, êtes versées dans le cœur des fidèles, vous qui, d’infidèles que nous sommes, nous rendez fidèles à Dieu ! »

 

ON RECITE UN JE VOUS SALUE MARIE

 

Prière :

Accorde-nous, Seigneur, d’imiter la charité de saint François et son ardeur apostolique, de mépriser les biens de la terre et de nous réjouir à jamais de partager les dons du ciel. Daigne que nous soyons fortifiés par les exemples de sa dévotion pour que nous goûtions les fruits de ton amour et les fassions abonder en vue du salut de tous. Par le Christ, notre Seigneur. — Amen.

 

BÉNÉDICTION (bénédiction du billet de St François au frère Léon)

« 1 Que le Seigneur te bénisse et te garde ; que le Seigneur te découvre sa Face et te prenne en pitié ! 2 Qu’il tourne vers toi son Visage et te donne la paix ! »

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen.

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Pour avoir le livret complet de la neuvaine, cliquez ici:

NEUVAINE DU TRANSITUS DE ST FRANCOIS

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POUR VISITER NOTRE CHAPELLE:
La chapelle du St Sépulcre
(place Garibaldi - NICE (06300) - FRANCE)
propriété de la Société du St Sépulcre depuis sa construction en 1782, est accessible au public
Pour les groupes: visites commentées sur réservation au 06 35 32 26 44

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