jeudi 6 janvier 2011

Voeux du prieur de la Société du Saint Sépulcre

Chers frères et sœurs, chers amis,

Permettez-moi de vous présenter mes vœux pour cette année qui s’ouvre à nous. Une nouvelle année, c’est un calendrier tout neuf que l’on accroche au mur ou que l’on pose sur un bureau, c’est une nouvelle aventure qui commence et que l’on s’apprête à écrire avec nos joies et nos tristesses, nos découragements et nos espérances.

Alors que le passage à l’année nouvelle est l’occasion de traditionnelles réjouissances, cette année ce jour de l’an est malheureusement marqué par un drame affreux survenu à Alexandrie en Egypte. Un attentat terroriste contre une église a provoqué la mort de 21 personnes. Cette attaque inique ravive encore le souvenir de celle de Bagdad en octobre dernier qui avait causé la mort de plus de cinquante chrétiens.

S’en prendre à des fidèles en train de prier, à des familles réunies pacifiquement, est un acte atroce ! Même au Moyen Age, période que nos contemporains ont l’habitude de prendre comme exemple d’obscurantisme, les armes se taisaient pour permettre aux hommes de prier.

Comment croire que tuer des enfants dans les bras de leurs mères à la sortie d’un lieu sacré peut ouvrir les portes du paradis ? Quel lâche pourrait croire que verser le sang d’innocents sous le regard de Dieu et en son nom n’est pas le plus immonde des blasphèmes ?

Nous sommes des témoins impuissants de cette violence tragique. L’Eglise du Christ est attaquée, les chrétiens sont menacés dans de nombreux pays. En ce début d’année mes pensées vont donc vers nos frères qui souffrent au nom de leur foi.

La Société du Saint Sépulcre a été créée en 1431, ses fondateurs ont voulu que ce groupe de fidèles ait toujours le regard tourné vers la Terre Sainte, ils ont mis en place un vaste réseau d’aide et de soutien à la Custodie des Lieux Saints qui s’est étiolée avec le temps, remplacé par des œuvres charitables davantage ancrées dans la réalité niçoise. Pour autant cet idéal n’est pas mort et aujourd’hui encore il interpelle pénitents bleus avec une acuité particulière. Face à la violence, à la haine, à l’injustice, les chrétiens d’Orient ont besoin de notre soutien et de notre aide. Avec mes confrères nous ferons des propositions concrètes au cours de l’année à venir pour assister nos frères qui souffrent. Face à l’épée de la violence nous porterons le bouclier de la charité.

Cette charité nous la mettrons en œuvre aussi à Nice, fidèles à une tradition séculaire, puisque nous avons réuni les fonds nécessaires pour créer l’œuvre du vestiaire qui permettra de distribuer des vêtements d’enfants aux familles en difficulté. Il faudra cependant encore un peu de patience car les travaux pour réaliser le comptoir de distribution ne peuvent être menés tant que la façade de la chapelle n’a pas été restaurée. Nous espérons pouvoir commencer le chantier avant le printemps.

Vous le voyez notre confrérie trouve toujours dans son histoire, dans son idéal, dans son être, des forces qui la poussent à regarder l’avenir avec foi et confiance. Cette année encore nous ne serons pas forcément présents à toutes les grandes célébrations du diocèse aux côtés de nos confrères rouges, noirs ou blancs. Nous ne viendrons pas en grand concours aux assemblées paroissiales, nous ne participerons peut-être pas au congrès de la Maintenance. Pour autant le premier dimanche de chaque mois nous serons réunis dans cette chapelle, forteresse ouverte qui ancre nos pieds sur la terre et nos cœurs dans le ciel. Nous viendrons prendre notre part de foi et d’espérance pour retourner plus forts au cœur du monde.

Notre confrérie est vieille (580 ans cette année), certains voudraient croire qu’elle n’a plus de sens, pas d’avenir. De même on pourrait croire, en lisant les journaux ou en regardant la télévision, que Nice n’a de noblesse que parce qu’elle est une ville dynamique sur le plan économique avec son grand stade, son quartier d’affaires et sa position deuxième aéroport de France. Nice est fière de son rang clinquant de capitale de la Côte d’azur avec tout le cortège de clichés que cela colporte.
Pourtant la Nice véritable, celle qui a une histoire, son cœur bat dans notre chapelle, dans le bois vénérable de la statue de Notre Dame du Sincaïre à qui nous devons une victoire oubliée contre les Turcs en 1543. La noblesse de Nice provient des générations de paysans et de seigneurs qui ont mêlé leur sang à sa terre, ces hommes ont fait partie de nos confréries et nous en sommes les héritiers. Nous ne maintenons pas des traditions insensées, nous faisons vivre une âme.
Si nos confréries mourraient ceci passerait inaperçu pour la grande majorité des habitants de Nice. Mais il y a ceux qui aiment la vraie Nice qui ne se dévoile qu’aux initiés, ceux dont les aïeux ont écrit les pages de l’histoire de ce comté, ceux qui savent voir l’authenticité derrière le maquillage, ceux là nous devons les toucher, nous devons les inviter à nous rejoindre pour que cette Nice qu’ils aiment ne disparaisse pas. Nous devons aussi proposer la spiritualité spécifique de nos confréries comme un chemin original et séculaire qui est capable de combler la foi des hommes et des femmes de notre temps qui recherchent le Seigneur.

Fraternité, prière, charité, voici les trois piliers indissociables de la vie d’une confrérie et d’un pénitent, ces mots pourraient être aussi les vœux que je formule à l’intention de chacun d’entre vous et de vos familles. Soyez solidement unis à ceux qui vous sont chers, trouvez votre force dans la prière, essayez l’ouverture aux autres, vous vivrez une aventure formidable pour cette nouvelle année.

Que Dieu vous préserve de tout mal, qu’il vous donne la grâce du bonheur et la force dans les épreuves. Bonne année à tous.

S. RICHARD
prieur de la Société du St Sépulcre
photos prises pendant le vin d'honneur servi à l'occasion de la fête de l'Epiphanie et de la présentation des voeux du prieur le 2 janvier 2011

vendredi 17 décembre 2010

pétition pour la création d’une école bilingue nissart/français au Vieux Nice

Une pétition est en cours jusqu’au 15 JanvierPour défendre la création d’une école bilingue nissart/français au Vieux Nice, à l’école du château, tout est prêt, mais l’action bute sur un point…La pétition en fichier joint est à lire, à imprimer et à défendre autour de vous, en famille, dans le quartier, au travail, dans votre association…Veuillez en être le relai pour que l’information diffusePour les internautes, une version numérique est en ligne sur : http://www.petitions24.net/signatures/ecolebilinguefrancaisnissart/

mercredi 1 décembre 2010

Le Patriarche d'Antioche des Syriens au chevet des chrétiens d'Irak

Toujours sous le choc de l'attentat commis dans l'église syriaque-catholique de Bagdad, le 31 octobre 2010, S.B. Ignace Youssef III Younan a rencontré en France les blessés et leurs familles. A la maison de la Conférence des évêques à Paris, le 30 novembre 2010, il a souhaité sensibiliser chacun « à la souffrance des chrétiens persécutés à cause de leur religion ».




S.B. Ignace Youssef III Younan a été élu en 2009 par les évêques syriaques-catholiques réunis en synode à Rome. Il était l'un des deux Présidents Délégués du Synode des évêques pour le Moyen-Orient (Rome, 10-24 octobre 2010). Il fait partie des 11 membres du Conseil spécial pour le Moyen-Orient, créé pour suivre le synode au plan régional.L'Eglise syriaque-catholique, dont le siège est basé à Beyrouth, compte environ 175.000 fidèles dans le monde, principalement en Irak, en Syrie et au Liban. Plus du tiers des fidèles vit en dehors du Moyen-Orient, notamment en Europe Occidentale, les deux Amériques et l'Australie.En 1932, les chrétiens en Irak représentaient 20% de la population. En 2010, ils ne seraient plus que 2% de la population soit environ 450.000. Les deux tiers sont catholiques (chaldéens, syriaques et arméniens). Le dernier tiers est orthodoxe. La Jordanie, la Syrie, la Turquie et le Liban sont les quatre grands pays d'accueil des réfugiés.

« Que faire ? » a répété par deux fois S.B. Ignace Youssef III Younan. « Il n'est pas facile de rencontrer les survivants. Les martyrs sont auprès de Dieu » a témoigné le Patriarche Syro-catholique d'Antioche. S'il se réjouit de l'accueil des blessés par le gouvernement français, de l'action de l'Oeuvre d'Orient et des messages de soutien de l'Eglise catholique, il appelle la France, l'Union Européenne et les Etats membres de l'ONU à venir « au secours des minorités » discriminées pour des raisons religieuses ou raciales. Les ponts jetés entre l'Occident et l'Orient doivent se construire « mais pas au prix de la vie des minorités » a-t-il alerté. Ni pour favoriser le départ définitif des jeunes. Et de plaider pour la liberté de culte et la liberté religieuse en terre d'Islam : « Il est temps de changer et de reconnaître qu'on peut être différents ». Faut-il parler ou se taire pour ne pas mettre en danger ceux restés sur place ? « On ne doit pas avoir peur de dire la vérité » répond le responsable religieux qui revendique le droit « d'être respecté et de vivre dignement » sur sa terre. Il encourage les chrétiens d'Irak à « vivre chez eux » et...à être réalistes. Des milliers d'Irakiens ont déjà quitté leur pays plongé dans le chaos depuis trop longtemps. Parmi eux, des chrétiens, privant ainsi la nation « de citoyens qui ont participé au développement de leur pays ». Personne qui témoigne de sa foi, sans la renier, jusqu'à la mort.
Quels gestes concrets pour les chrétiens d'Irak ?
Qu'est-ce que les associations caritatives peuvent faire de plus ? Rien d'autre que de continuer à « témoigner de la charité chrétienne » assure le Patriarche. Il préconise néanmoins un certain contrôle du discours religieux et la mise en place de « bureaux de défense des droits » de la part de l'Union Européenne. L'avenir des chrétiens d'Irak dépend donc de réponses politiques.


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OUVERTURE DE LA CHAPELLE AU PUBLIC


POUR VISITER NOTRE CHAPELLE:
La chapelle du St Sépulcre
(place Garibaldi - NICE (06300) - FRANCE)
propriété de la Société du St Sépulcre depuis sa construction en 1782, est accessible au public
Pour les groupes: visites commentées sur réservation au 06 35 32 26 44

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