Traditionnellement chez les pénitents bleus on célèbre Noël le premier dimanche de janvier... cet usage est hérité du temps où nos prédécesseurs solennisaient la fête du Saint Nom de Jésus (lire ci-dessous) chère à la dévotion franciscaine. L'habitude est demeurée de célébrer une grande fête dans le temps de Noël, au tout début du mois de janvier, mais avec les différentes réformes du calendrier liturgique la coutume s'est reportée sur la solennité de l'épiphanie.
Dimanche dernier la chapelle a réuni de nombreux fidèles, membres associés de la confrérie et pénitents bleus pour célébrer ensemble la naissance de Jésus. Une belle célébration au cours de laquelle l'assemblée a pu entonner les chants de Noël traditionnels niçois que notre prieur a décidé d'exhumer des archives de la Société du Saint-Sépulcre. A l'issue de l'office nous nous sommes réunis autour de notre doyenne Jeannine Mouttet, de notre prieur Sébastien Richard et de notre chapelain le Chanoine Jean-Marie Tschann pour partager un grand buffet convivial et échanger les vœux pour la nouvelle année.
Le Saint-Nom de Jésus 'IHS'
Le huitième jour, l’Enfant-Dieu reçoit le nom de Jésus, celui que l’ange avait donné avant sa conception : un nom qui signifie « Dieu sauve » et qui révèle à la fois son identité et sa mission. Dans l'Evangile Jésus lui-même a promis que tout ce qui serait demandé en son Nom serait exaucé. Ce Nom est porteur de salut. Dès les premiers temps du christianisme les disciples l’invoquent avec foi: au nom de Jésus, l’infirme est relevé, les cœurs sont transformés, et les prières montent vers le Père.
Au fil des siècles, l’Église demeure attachée à ce Nom saint, invoqué avec amour et confiance. Au Moyen Âge, saint François d’Assise le répétait avec douceur, trouvant en lui une joie profonde. Dans son sillage, saint Bernardin de Sienne a propagé la dévotion au Saint Nom de Jésus, invitant les fidèles à le porter sur leurs lèvres et dans leur cœur.
Ainsi, prononcer le nom de Jésus n’est pas dire un simple mot, mais proclamer un acte de foi : c’est accueillir le salut, laisser Dieu nous visiter et confier toute notre vie à Celui qui sauve.


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