samedi 24 mars 2012

Inauguration de la place Garibaldi





Aujourd'hui, après de longs mois de travaux, la façade restaurée de notre chapelle se dévoile enfin aux Niçois.
Une plaque a été dévoilée à l'occasion de l'inauguration de la place Garibaldi et de notre façade par M. Christian Estrosi, député-maire de Nice, M. Eric Ciotti, président du Conseil général des Alpes-Maritimes et M. Sébastien Richard, prieur des pénitents bleus en présence de nombreux élus, des représentants des confréries niçoises et de quelque 300 personnes.

Cette cérémonie a été l'occasion de redécouvrir ce haut-lieu de l'identité et de la mémoire niçoise que sont la place Garibaldi et la chapelle du St Sépulcre.

Discours prononcé par M. Sébastien RICHARD, prieur de la Société du Saint-Sépulcre:

Monsieur le député-Maire,
Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les élus
Messieurs le prieurs des archiconfréries niçoises
Chers confrères
Mesdames et messieurs,

Nous voilà arrivés à la fin de cette campagne de travaux, aujourd’hui la chapelle des pénitents bleus et la place Garibaldi ont revêtu une douce robe orcre pour le plus grand plaisir de chacun.

Vous le savez, cette place qui nous est livrée, rayonnante, n’est pas n’importe quel lieu…

Champ de mars médiéval au pied des anciens remparts, âme piémontaise de Nice qui regarde vers l’Italie, lieu des grandes assemblées communales sous le règne des Ducs de Savoie, cette place a été pensée et aménagée au XVIII° s pour être l’entrée monumentale de notre cité alors dépouillée de ses vieilles enceintes.

Un espace ouvert et organisé, qui assurait le lien entre la vieille-ville, le port et les campagnes.
Point de départ de la grande route royale qui menait à Turin, carrefour donc, entre l’Europe continentale et la Méditerranée.
Et surtout cette place était le lieu où s’exprimait le pouvoir de la cité
sous le patronage des souverains piémontais.

La façade de la chapelle du St Sépulcre, que nous découvrons plus belle que jamais, retrouve sa fonction première : être un manuel d’histoire à l’usage des Niçois.

On y redécouvre dans leur fraicheur les nobles pierres de l’ancienne chapelle municipale Notre Dame du Sincaïre qui me feraient évoquer l’histoire de l’autonomie communale de Nice acquise de haute lutte au cours du Moyen Age.

Les boulets de canon tirés par la flotte turque sur nos aïeux en 1543 qui parlent de Nice, fer de lance de la croisade et place forte de la chrétienté, ville martyre qui s’est battue jusqu’au bout.

La couronne des rois de Jérusalem, apanage de la Maison de Savoie me ferait rappeler que Nice et son comté ont une culture millénaire qui se forme bien avant l’avènement de la notion de « côte d’azur ».

Les palmes du martyr de st Sébastien, qui préserva Nice de la peste à deux reprises en 1580 et 1631, évoquent toutes les difficultés et les crises que les Niçois sont parvenus à surmonter à travers les âges grâce à la concorde et à l’unité.

On y lit le vœu formulé par les consuls en 1552 qui plaçait Nice sous la protection de la Vierge Marie, ce texte gravé dans la pierre permet de parler des institutions communales et de leurs rituels sous l’Ancien Régime.

Et enfin on distingue ce balcon qui servit de tribune de parade à des rois, empereurs et papes lorsque les chemins les menèrent jusqu’à notre chère cité. L’évocation même de ces illustres personnages amène l’idée que Nice est une ville de rencontre et d’histoire.

Cette chapelle où siège la vénérable archiconfrérie dont j’ai l’honneur d’être le prieur, est un patrimoine vivant, un legs de nos pères où s’enracine et se ressource notre identité commune - On dit qu’elle est la plus niçoise des églises de notre ville - c’est précisément parce qu’elle n’est pas seulement une église.

En effet, elle fait partie de ces lieux établis du temps où la culture s’exprimait dans la foi.

Edifice à la fois civique et religieux, la chapelle du saint-sépulcre parle au croyant comme à l’incroyant car le récit qu’elle nous livre est celui d’une cité. Une cité fière dont l’histoire ancestrale forme un roc sur lequel notre avenir commun se construit génération après génération.

La résurrection de cette façade n’est que le prélude à une réfection globale du bâtiment qui est d’ores et déjà programmée grâce au soutien de nos élus et des services de l’Etat.

Dans cette chapelle les trésors en péril sont nombreux, nous avons la charge de les laisser aux générations futures
-nous ne manquerons pas à ce devoir. Bientôt la réfection de la toiture permettra de mettre à l’abri les coupoles décorées par Emmanuel Costa au XIX° siècle et les divers éléments remarquables du mobilier historique.

Cette place, longtemps délaissée redevient, grâce à la volonté de nos élus, un lieu splendide de rencontre, de convivialité, d’unité, il convient que notre chapelle redevienne à son tour un espace largement ouvert aux habitants de ce quartier et à tous les Niçois pour que ce haut-lieu reprenne sa juste place de cœur palpitant de la mémoire niçoise.

Depuis de nombreuses années les pénitents bleus œuvrent pour la restauration et la mise en valeur de cette chapelle et de son mobilier historique. La chance, ou la providence, a voulu que nos démarches se trouvent redynamisée par la volonté politique de la ville de Nice et du Conseil Général des Alpes-Maritimes d’engager notre cité dans une démarche de renouvellement urbain ambitieux.

Alors M. le député-maire Christian Estrosi, M. le président Eric Ciotti, c’est d’abord à vous et à vos services que j’adresse toute ma reconnaissance car dans tous vos actes vous avez exprimé à quel point vous considériez cette vieille chapelle comme un élément essentiel de notre patrimoine historique. Vous avez à cœur de faire de notre cité et de notre département un territoire dynamique où il fait bon vivre, un espace attaché à son histoire et tourné vers le futur, alors pour cette place et pour tout le reste je vous adresse nos remerciements unanimes.

Le récit d’une restauration c’est aussi une histoire d’hommes et de femmes passionnés qui portent au quotidien le souci des dossiers et le suivi des démarches et des travaux.
Il faut rendre hommage ici à M. Antoine Grisi et M. Claude Verrier
Du S.D.A.P qui ont poussé ma confrérie à engager les démarches nécessaires pour que la restauration de la façade de la chapelle intègre le projet global de réfection de la place Garibaldi.
Il convient aussi de remercier vivement les services de la DRAC d’Aix-en-Provence représentés par M. Robert Jourdan et Mme Delphine Lecouvreur qui ont eu à cœur de regarder avec bienveillance ce patrimoine classé Monument Historique.
Je salue aussi le travail de M. Pierre-Antoine Gattier, architecte en chef des Monuments Historiques pour le formidable travail de restauration réalisé ici.

Je serai un bien mauvais prieur si j’oubliais de remercier tous mes confrères pénitents qui ont apporté leur contribution à cette aventure, en particulier le premier d’entre-nous, M. Lucien Mari, travailleur acharné, qui a suivi tous les dossiers au nom de la Société du St Sépulcre. Je sais que la source de son dynamisme, de sa ténacité, de sa confiance, provient d’une promesse qu’il avait faite à un Grand Niçois, notre défunt prieur Oreste Galiano, et je me permets de lui rappeler la parole prophétique qu’il nous adressait avant de retourner à Dieu : « ma chapelle est belle parce que je l’aime ». Donc parce que tu l’aimes, cher Lucien, elle est de plus en plus belle.

Pour conclure je dirais que grâce à l’action de chacun d’entre vous cette magnifique place nous apparait aujourd’hui comme l’icône de notre cité et de notre nation :

Un espace de rencontre et d’échange au carrefour de l’Europe et de la Méditerranée, qui envisage l’avenir en prenant fièrement appui sur son histoire et sur son héritage spirituel et culturel.

lundi 19 mars 2012

Décès de Shenouda III Pape des Coptes

Les pénitents bleus s'associent au Saint Père, le Pape Benoit XVI, et présentent leurs condoléances à tous leurs frères coptes en Egypte et dans le monde.


« Apprenant avec tristesse le départ vers Dieu, notre Père commun, de Sa Sainteté Chenouda III, Patriarche d’Alexandrie et de la Prédication de Saint Marc, je tiens à exprimer aux membres du Saint Synode, aux prêtres et aux fidèles de tout le Patriarcat mes sentiments les plus vifs de compassion fraternelle. Je rappelle avec gratitude son engagement pour l’Unité des Chrétiens, sa visite mémorable à mon prédécesseur le Pape Paul VI et leur signature le 10 mai 1973 à Rome de la Déclaration commune de Foi dans l’Incarnation du Fils de Dieu, ainsi que sa rencontre au Caire avec le Pape Jean Paul II au cours du Grand Jubilé de l’Incarnation, le 24 février de l’an 2000. Je puis dire combien l’Eglise catholique toute entière partage la peine qui afflige les Coptes orthodoxes, et combien elle se tient en prière fervente demandant à Celui qui est la résurrection et la vie, d’accueillir auprès de Lui son serviteur fidèle. Que le Dieu de toute miséricorde le reçoive dans sa joie, sa paix et sa lumière.



Benedictus pp XVI »

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