lundi 11 mai 2009

Les pénitents rouges fêtent leurs 430 ans




Dimanche 17 mai 2009
la confrérie des pénitents rouges de Nice fêtent le St Suaire
et les 430 ans de leur fondation.

Au programme :
9h30 - départ de la procession depuis la chapelle des pénitents rouges
( cours Saleya, rues du vieux-Nice et retour)
10h00 - Grand messe solennelle par Mgr Gilles Wach, Prieur Général de l'ICRSP.

La chapelle des pénitents rouges se trouve sur le Cours Saleya à Nice


samedi 9 mai 2009

Plan d'accès

La chapelle se trouve au centre de la place Garibaldi à Nice (France)










prière des pénitents bleus


Devant le crucifix de St Damien François d'Assise, le saint patron de notre confrérie, a formulé la prière suivante. Les pénitents bleus la récitent à chaque fois qu'ils se réunissent ou qu'ils récitent l'office.





"Dieu très haut et glorieux,
viens éclairer les ténèbres de mon coeur ;
donne moi une foi droite,
une espérance solide
et une parfaite charité ;
donne moi de sentir et de connaître,
afin que je puisse l'accomplir,
ta volonté sainte
qui ne saurait m'égarer.

Amen."


La chapelle du St Sépulcre est à votre disposition

Vous êtes membre d'une association et vous voulez utiliser notre chapelle pour des conférences, des concerts, des expositions... C'est possible!

Vous appartenez à un groupe de fidèles et vous souhaitez utiliser notre chapelle pour des temps de prière, des messes ponctuelles ou régulières, des célébrations... C'est possible!

La chapelle peut être mise à la disposition d’associations ou de groupes de fidèles qui en font la demande.

Pour plus de renseignements contactez-nous: stsepulcre@gmail.com

Sauvons la chapelle du St Sépulcre


AIDEZ-NOUS A SAUVER
LA CHAPELLE

La chapelle du St Sépulcre est une propriété privée appartenant à la confrérie des pénitents bleus. A ce titre toute réparation est à la charge de notre association. Or la toiture est en mauvais état et nous devons réunir 200 000 euros pour la réparer. Une partie de la voûte est déjà tombée à la suite d’infiltration d’eau. Si nous n’agissons pas vite ce trésor architectural sera perdu.

IL SERA BIENTÔT TROP TARD

VOTRE DON
MÊME MODESTE
PEUT NOUS AIDER
A SAUVER CE PATRIMOINE EN PERIL

MERCI DE VOTRE GENEROSITE

Déposez votre don dans le tronc de la chapelle ou adressez-le nous à l’adresse suivante:
Société du St Sépulcre
7, place Garibaldi
06 300 NICE
Chèques à l’ordre de la « société du st sépulcre »
Laissez-nous vos coordonnées et un reçu fiscal vous sera adressé.

Qu'est ce qu'un pénitent bleu?

Une confrérie de pénitents est une société de fidèles catholiques qui demeurent à l’état laïc (c'est-à-dire qu’ils ne prononcent pas de vœux religieux, ils vivent dans le siècle, ont un travail, une famille…). Pour être pénitent il faut avoir été baptisé.


Les membres de notre confrérie portent un Sac (sorte de grande robe) de couleur bleue qui manifeste leur engagement au service des plus démunis qui sont l’image du Seigneur, et qui marque leur égalité les uns par rapport aux autres. La couleur bleue fait référence au manteau de la Vierge Marie qui est la protectrice de notre confrérie.

La confrérie est dirigée par un prieur élu chaque année. Le prieur est assisté dans sa tâche par un conseil d'administration.

Chaque membre est tenu d’assister aux célébrations de la confrérie et du diocèse de Nice une à deux fois par mois. Chaque confrère doit aussi exercer une action caritative ou d’enseignement dans le cadre des actions de la confrérie ou à titre individuel.

Pour devenir pénitent bleu il faut être présenté au prieur puis suivre une année de discernement appelée « noviciat ». Au cours de cette année le novice suit les activités de la confrérie et reçoit une formation sur l’histoire de la confrérie et des pénitents en général.

La direction spirituelle et les offices de la confrérie sont assurés par un chapelain nommé par Mgr l’évêque de Nice.

vendredi 8 mai 2009

Messes et fêtes traditionnelles de la Société du St Sépulcre

Messe de l’archiconfrérie dans sa chapelle le premier dimanche de chaque mois à 18h.

Premier dimanche de janvier : Epiphanie. 18h Messe du temps de Noël pour la confrérie. Partage de la galette des rois avec les familles et les amis des pénitents bleus.

Dimanche des rameaux : 18h Messe de la Passion avec bénédiction des rameaux

Vendredi Saint : 16h30 Office de la mise au Tombeau de Notre Seigneur

3 janvier : Saint Nom de Jésus (office récité par les confrères)

20 janvier : St Sébastien Martyr (office récité par les confrères)
Messe solennelle et procession nocturne tous les 4 ans : la prochaine en 2012

4 février : Mémoire de la fondation de la Société du St Sépulcre (office récité par les confrères)

19 février : Saint Conrad de Plaisance (office récité par les confrères)

25 mars : Annonciation (fête patronale de la confrérie remplaçant le15 août : célébrée le dimanche qui suit le 25 mars). Messe solennelle avec prises d’habits des novices de la Société du St Sépulcre

16 mai : Sainte Marguerite de Cortone (office récité par les confrères)

20 mai : Saint Bernardin de Sienne (office récité par les confrères)

13 juin : Saint Antoine de Padoue (office récité par les confrères)

16 juillet : Notre Dame du Mont Carmel / pèlerinage de la confrérie à ND de Laghet (suspendu)

15 juillet : dédicace de la basilique du St Sépulcre (office récité par les confrères)

29 juillet : Saint Lazare (office récité par les confrères)

11 aout : Sainte Claire d’Assise (office récité par les confrères)

15 août : Assomption / Mémoire du siège de 1543 et du vœu de la cité de Nice à Notre Dame du Sincaïre (fête patronale traditionnelle des pénitents Bleus - Suspendue)

19 août : Saint Louis de Toulouse (office récité par les confrères)

4 septembre : Sainte Rose de Viterbe (office récité par les confrères)

8 septembre : Nativité de Notre Dame / pèlerinage de la confrérie à ND des Miracles à Utelle

17 septembre : Stigmates de saint François (office récité par les confrères)

26 septembre : Saint Elzéar de Sabran de Pontevès (office récité par les confrères)

4 octobre : Saint François d’Assise patron de la confrérie (mémoire faite lors de la messe du premier dimanche d’octobre)

2 novembre : Mémoire de tous les défunts (messe pour les défunts de la Société du St Sépulcre)

17 novembre : Sainte Elisabeth de Hongrie (office récité par les confrères)

29 novembre : « Toussaint franciscaine » (office des défunts à l’intention de tous les pénitents bleus défunts récité par les confrères)


Un Pénitent Bleu reconnu "Témoin du Christ" par l'Eglise de Nice


L’Eglise de Nice est en synode. Dans le cadre de la réflexion qui anime notre diocèse à cette occasion, notre évêque a souhaité mettre en exergue l'exemple de quelques personnes qui ont rendu un témoignage particulier au Seigneur par leur action : « dès les premiers siècles de l’histoire du christianisme, des saints sont venus porter la Bonne Nouvelle et la faire fructifier dans cette terre du midi de la France (…) plus proches de nous et tout récemment, des hommes, des femmes, des enfants, des jeunes et des adultes, dans toutes sortes de circonstances et selon des vocations diverses, ont rencontré le Christ et ont traduit au jour le jour cette rencontre d’amour. (…) Je souhaite que chacun d’entre nous puise dans ces témoignages une force nouvelle pour prendre le relais (…) » [Mgr Louis Sankalé, introduction au document Témoins du Christ dans les Alpes Maritimes].

La confrérie des pénitents bleus de Nice est fière et honorée d'annoncer que leur regretté prieur Oreste Galiano a été retenu au rang de ces "témoins du Christ dans les Alpes Maritimes". Parmi les amis de la confrérie certains se souviendront sûrement de ce petit bonhomme à la moustache impeccable qui a été prieur de la Société du Saint Sépulcre de 1989 jusqu’à sa mort en 2001. Une biographie d'Oreste Galiano, basée sur le recueil de témoignages de personnes l'ayant connu, a donc été jointe au livret publié par le secrétariat du synode.

Ce texte nous rappelle les différents engagements tenus par cet homme remarquable au nom de sa foi en Jésus Christ. Militant à la JOC dans sa jeunesse, on découvre qu’il a œuvré dans les quartiers populaires de Nice pour soulager les familles les plus pauvres, il a aussi été un animateur de jeunesse dans le cadre des patronages paroissiaux. Pendant la Guerre d’Algérie il a apporté son soutien aux familles de soldats. Plus tard il organise de nombreux pèlerinages dans les hauts-lieux spirituels de France et en Terre Sainte. Devenu prieur des pénitents bleus il a reconstruit avec amour et patience une confrérie en passe de s’éteindre tout en s’engageant pour les SDF…

L'exemple d'Oreste Galiano est, pour tous les pénitents, un chemin de vie et d'espérance. Il montre à qui en doute que nos confréries ne sont pas seulement des groupes folkloriques aux pratiques désuètes et spectaculaires, mais qu’elles peuvent être des pépinières de grandes âmes, des écoles de sainteté pour ceux qui savent conjuguer prière, charité et humilité.

Quelques extraits du document Témoins du Christ dans les Alpes Maritimes:

« Déjà, jeune travailleur, connaissant quelques familles d’ouvriers pauvres, il leur confectionnait pour Noël un copieux panier de victuailles pour qu’elles puissent faire un vrai repas de fête. Ces repas qu’il offrait étaient souvent plus copieux que ce qu’il se réservait; mais son bonheur, dans la nuit de Noël, était de savoir que des gens dans le besoin étaient heureux.

Sa fille se souvient qu’en raccompagnant sa mère chez elle le soir des funérailles de son père, il y avait devant la maison cinq ou six SDF. L’un d’eux s’est approché de sa mère pour lui dire: « Madame Oreste, on n’est pas venus à la messe parce qu’on est trop sales mais on voulait vous dire merci pour ce que votre mari faisait pour nous. On est vraiment désolés ». Et ils sont partis.

Oreste n’a pas fait de grandes actions mais tout ce qu’il a accompli l’a été dans l’amour et la foi, ce qui donne à sa vie une hauteur admirable. Il confrontait toujours son action au message des Evangiles et trouvait dans la parole de Dieu et les sacrements la force pour agir. L’exemple de saint François, patron de la confrérie des pénitents bleus (la confrérie a été fondée par les franciscains) a été éclairant pour conformer sa vie aux exigences chrétiennes. Rongé par le cancer il a terminé sa vie dans la souffrance. Malgré tout, jusqu’au dernier moment, il a gardé la foi et trouvé la force dans la communion au corps du Seigneur. (…) Le jour de ses funérailles, la cathédrale de Nice était pleine de toutes les personnes qui ont croisé un jour la route d’Oreste, des riches et des pauvres, des puissants célèbres et des humbles anonymes, des chrétiens, des athées et des croyants d’autres religions, tous étaient là pour rendre hommage à un homme hors du commun.
Oreste Galiano demeure un exemple de foi rayonnante, parce que vécue au quotidien, dans chaque petit geste, dans une attention à chacun, dans une diplomatie des petits pas, dans une fraternité authentique et naturelle. »


Aujourd’hui l’archiconfrérie des pénitents bleus entend se nourrir de l’exemple de son prieur pour porter sur le monde un regard miséricordieux. Il actualise et perpétue le témoignage rendu par les saints que nous vénérons dans notre antique chapelle : saint Sébastien, saint François, saint Antoine, saint Bernardin de Sienne et les autres… Nos œuvres de charité n’ont nul besoin d’être éclatantes, budgétisées, ou fonctionnarisées, en revanche le pénitent doit savoir mettre toute sa foi dans le geste simple de la main tendue à ceux qui souffrent. L’exemple d’Oreste nous vivifie et nous accuse en même temps : on se plaint souvent d’avoir perdu les structures charitables qui ont fait les grandes heures de nos confréries, pourtant le chantier de l’amour fraternel n’a besoin que d’ouvriers humbles et volontaires, notre père saint François l’avait annoncé, Oreste nous l’a rappelé.


Frère Sébastien RICHARD
Prieur de la Société du St Sépulcre

PS : Si vous souhaitez recevoir le livret « Témoins du Christ dans les Alpes Maritimes » vous pouvez nous contacter : stsepulcre@gmail.com

jeudi 7 mai 2009

Voyage du pape en Terre Sainte

A la fin de l'audience générale de mercredi 6 mai 2009, Benoît XVI a évoqué le pélerinage en Terre Sainte qu'il effectuera du 8 au 15 mai prochains. Il s'est adressé aux peuples de Terre Sainte dont il a dit partager les aspirations et les espoirs. Il a invité les catholiques à être "un peuple d'espérance".
Le pape s'est adressé aux peuples jordanien, israélien et palestinien: "Je viens partager vos aspirations et vos espoirs, mais aussi vos difficultés et vos souffrances, a-t-il déclaré. Je viens parmi vous en pèlerin de la paix, d'abord visiter les lieux sanctifiés par la vie de Jésus, y prier pour la paix et la concorde, pour vos familles et tous les habitants de la Terre Sainte et du moyen-orient. Durant cette semaine je rencontrerai les représentants des communautés musulmane et juive avec lesquelles des avancées importantes ont été acquises par le dialogue et l'échange culturel. Je veux saluer d'une manière particulière les catholiques de cette région auxquels je demande de s'unir à moi dans la prière afin que ma visite donne à tous d'abondants fruits spirituels mais aussi civils. Rendons grâce à Dieu pour sa bonté, soyons un peuple d'espérance, poursuivons nos efforts en faveur de la paix".

http://www.custodia.org/spip.php?rubrique142

mercredi 6 mai 2009

Bref historique de la Société du Saint Sépulcre de Nice



La Société du Saint Sépulcre de Nice a été fondée en février 1431 par dix personnages de rang chevaleresque et avait deux buts initiaux:

· soutenir l’œuvre de la custodie de Terre Sainte dont les Franciscains avaient la charge (d’où le nom de cette société qui fait référence au St Sépulcre de Jérusalem)

· Préparer l’installation d’un couvent de franciscains de l’observance à Nice


En 1461 le couvent Ste Croix des Franciscains est enfin érigé et les pères aménagent la Société du Saint Sépulcre sous la forme d’une confrérie de pénitents d’inspiration et d’idéal franciscain. La couleur bleue du Sac est vraisemblablement choisie en référence au manteau de la Vierge Marie dont la tradition veut qu’il fut bleu. La confrérie, visant l’imitation de François d’Assise, s’est très tôt chargée du soin aux lépreux en plus de son œuvre au profit de la Terre Sainte. A ce titre elle gérait l’hôpital saint Lazare spécialisé dans les soins pour les lépreux.


La première chapelle des pénitents bleus était située dans le couvent des Franciscains, puis au XVI° siècle ils fondent leur propre chapelle sur l’actuelle rue de la préfecture sur un terrain offert à la confrérie par son prieur, le comte Grimaldi de Beuil. En 1584, après avoir un temps assuré la gestion de l’hôpital communal St Eloi, les pénitents bleus créent par privilège ducal l’hospice des pauvres orphelines destiné à recueillir les filles abandonnées.


En 1596 cet hôpital devient un orphelinat pour filles. L’orphelinat est géré par les pénitents bleus jusqu’au XVIII° siècle. A la fin du XVIII° s. la chapelle des bleus est transférée sur la toute nouvelle place Pairolière (devenue place Garibaldi).


La Révolution marque un tournant important puisque l’ensemble des biens et œuvres de la confrérie lui sont enlevés. Seule la chapelle est restituée au moment de la Restauration.


Jusqu’à l’annexion de Nice par la France en 1860 les pénitents bleus jouissaient du privilège, accordé par le roi de Piémont-Sardaigne (prieur honoraire de la confrérie), d’accorder la grâce à un condamné de droit commun une fois par an.


Après 1860 la confrérie continue d’exister mais ses œuvres caritatives décline jusque dans les années 1870 où elle fonde une des toutes premières sociétés de secours mutuels du département qui fonctionnera jusque dans les années 1950.


Puis c’est une lente agonie jusqu’au priorat d’Oreste Galiano qui redonne vigueur à la confrérie dans les années 1990. Aujourd’hui la confrérie est la plus petite de Nice avec 11 membres.

Sébastien RICHARD


Docteur en histoire


Prieur de la Société du St Sépulcre



L'intérieur de la chapelle

Une fois la porte passée le visiteur pénètre dans un vestibule, autrefois orné de peintures murales, qui s’ouvre sur un escalier à double-volée donnant accès à la chapelle au premier étage du bâtiment.

La salle cultuelle de la chapelle reprend le rythme ternaire de la façade.

La première travée, juste derrière les baies vitrées, était une loge municipale jusqu’en 1860. Le banc qui est aujourd’hui celui du prieur et des officiers, est l’ancienne "banca" municipale où siégeaient les consuls de la ville de Nice qui recevaient ici, chaque 15 août, les doléances de la population. Les armoiries de la ville de Nice en bois doré surmontaient ce banc, elles ont été volées il y a quelques années.

Les tableaux qui ornent cette travées représentent des moments de la vie du Christ:
St thomas touchant les plaies du Seigneur, l’Ascension, la pêche miraculeuse, la résurrection… Ces toiles ornaient la précédente chapelle des pénitents bleus qui se trouvait près de l’actuel palais de justice de Nice et avaient été offertes par les prieurs de la confrérie. En effet chaque prieur lorsqu'il prend possession de sa charge doit faire un don à la confrérie, certains optèrent pour des toiles.

Sur les murs latéraux ont été déposés les originaux des éléments lapidaires qui encadrent la porte d’entrée de la chapelle.

La deuxième travée présente deux autels dédiés à St Sébastien et à ND de l’assomption. Ces autels remplacent les deux antiques chapelles de St Sébastien et de ND du Sincaïre détruites pour construire la place au XVIII°s.

Le visiteur peut admirer le groupe processionnel de l’assomption en bois doré du XIX° siècle (classé MH), et la statue de St Sébastien en bois du XV°s. La bannière de la confrérie surmonte cet autel et porte la croix du St Sépulcre de Jérusalem.

La dernière travée correspond au chœur. Le maître-autel enchâsse un gisant articulé (XVII°s) qui servait à revivre le chemin de croix dans le Vieux-Nice lors de la semaine sainte. La statue était placée sur une croix puis détachée et déposée dans un tombeau pour donner à voir avec réalisme la Passion du Christ aux fidèles.

L’autel est surmonté d’un tableau de Louis Van Loo (début XVIII° s.) représentant l’Assomption de la Vierge Marie. A droite une toile de belle facture représentant la Vierge à l’Enfant, à gauche la Sagitation de St Sébastien ces deux tableaux rappellent les deux autels latéraux. On peut aussi admirer dans le choeur une grande croix de procession baroque dont les extrémités en argent ont été confectionnées au début du XIX° siècle dans les ateliers de Turin et qui portent les armoiries de la ville de Nice et le chiffre de la confrérie (SSS).

Les coupoles ont été peintes au XIX° siècle par le peintre Emmanuel Costa, elles représentent la Croix Glorieuse (qui rappelle le couvent Ste Croix où se trouvait la première chapelle des pénitents bleus) et l’Assomption de la Vierge (qui commémore la chapelle ND du Sincaïre).

Dans la sacristie une statue de ND du Mont Carmel entièrement faite avec de la cire, ses vêtements sont en soie cousue d’argent et de fleurs séchées. S’y trouvent aussi divers ornements liturgiques du XIX° siècle et une couronne votive en argent, don des ducs de Savoie à la chapelle au début du XIX° siècle. A la tribune un orgue de Valoncini de 1870, seul orgue à clavier italien demeuré dans son état d’origine à Nice (classé MH).

Sébastien RICHARD
docteur en histoire
prieur de la Société du St Sépulcre

La façade de la chapelle


La façade de la chapelle du St Sépulcre se répartit en trois registres. Au niveau des arcades qui entourent la place Garibaldi la chapelle (qui se trouve au 1er étage) repose sur trois impo
sants piliers en saillie par rapport à l’alignement général. On peut voir sur ces piliers des pierres de taille apparentes qui sont des vestiges de l’ancienne chapelle ND du Sincaïre réemployés dans cet édifice. Au sommet de chaque arcade, au centre, trois boulets de canons qui avaient été tirés par la flotte turque lors du siège de 1543. Ces éléments rappellent que la chapelle du St Sépulcre a été bâtie à cet emplacement en 1783 en remplacement de l'antique sanctuaire Notre Dame du Sincaïre, une chapelle dédiée à la Vierge Marie à qui les Niçois attribuait la résistance héroïque des Niçois face aux Turcs en 1543.

Le second registre présente un balcon de calcaire blanc dont le garde-corps en fer forgé porte en son centre la couronne royale des ducs de Savoie (souverains de Nice jusqu’en 1860 et prieurs d’honneur de la Société du St Sépulcre) surmontant le chiffre de Victor Emmanuel. Ce balcon, en effet, a été réalisé par les souverains dans les années1850 et leur servait de tribune publique lorsqu’ils venaient à Nice.Trois grandes ouvertures sont séparées par des pilastres d’ordre corinthien soutenant le fronton triangulaire qui constitue le troisième registre. Au centre du fronton se trouvait autrefois la dédicace de la chapelle à Notre Dame de l’Assomption (aujourd’hui effacée). De part et d’autre des pots de feu forment un décors de type baroque sur une façade largement inspirée du néo-clacissisme turinois. La croix qui domine le fronton associe le symbole des étoiles qui renvoie à la sainte Vierge, et les palmes du martyr qui rappellent que St Sébastien, protecteur de la cité de Nice, est vénéré dans ce bâtiment.

En arrière plan, le clocher de forme triangulaire spécifique aux lieux de culte des confréries de pénitents.

La porte de la chapelle est encadrée par deux éléments liés à l’histoire de la confrérie et de sa chapelle.
A droite la plaque de consécration de la chapelle ND du Sincaïre qui relate les évènements du siège de 1543 et la vœu formulé par les autorités municipales qui placèrent la cité sous la protection de la Vierge.
A gauche une aumônière de marbre du début du XVI° siècle. Cet objet représente le Christ des Douleurs qui surgit du tombeau. Le tombeau taillé en creux permettait de recevoir les offrandes pour le Saint Sépulcre de Jérusalem en lien avec une des premières missions de la Société du Saint Sépulcre: soutenir financièrement l'oeuvre de la Custodie de Terre Sainte. Cette aumônière se trouvait à l'origine dans la chapelle de la confrérie au sein du couvent de la Ste Croix (des Franciscains de l'Observance). Lorsque les pénitents bleus reçurent la gestion l’hospice St Lazare pour les lépreux (géré par les pénitents bleus jusqu’au XVIII° siècle), cette pièce a été transférée à l'entrée de celui-ci puis elle a suivi la pérégrination de la confrérie dans ses chapelles successives.

Sébastien RICHARD

docteur en histoire

prieur de la Société du St Sépulcre

Qu'est-ce qu'un pénitent bleu?

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