Afin de permettre aux Niçois de venir présenter leur hommage à la Madone du Sincaïre selon l’antique tradition, la chapelle du Saint-Sepulcre, place Garibaldi, sera ouverte au public le jeudi 14 août de 14h à 18h.
"Vénérable Archiconfrérie des Pénitents Bleus du Saint Sépulcre" fondée le 4 février 1431
samedi 9 août 2025
mardi 29 juillet 2025
Fête de l’Assomption à Nice
Commémoration du Siège de 1543, de Catherine Segurane et de la Madone du Sincaïre
Le 14 août la chapelle du Saint-Sepulcre (place Garibaldi) sera exceptionnellement ouverte au public de 14h à 17h pour que les Niçois puissent venir déposer leur hommage aux pieds de la statue de la Madone du Sincaïre.
Pour en savoir plus sur le Siège de Nice et la Madone du Sincaïre, cliquez ici:
LA MADONE DU SINCAÏRE ET LE SIÈGE DE 1543
A 21h une procession conduite par notre évêque partira de la chapelle pour rejoindre l’église du Port.
jeudi 12 octobre 2023
La mémoire du Siège de 1543 au Palais Massena
Jusqu’au mois de janvier 2024 le Palais Masséna à Nice propose une exposition sur le thème de Catherine Ségurane. De nombreuses pièces relatives à l’héroïne niçoise et à son acte de bravoure lors du Siège de 1543 sont exposées pour rappeler aux Niçois cette page de leur histoire.
Le cheminement de l’exposition rappelle que la mémoire du Siège de 1543, qui a eu une grande importance dans la formation de l’identité niçoise, s’est d’abord construite autour de la figure de la Madone du Sincaïre avant que la « Maufacha » ne fasse son entrée dans l’histoire au XVIIeme siècle sous la plume d’Honoré Pastorelli.
jeudi 27 juillet 2023
La Madone du Sincaïre et le Siège de Nice de 1543
Afin de rappeler à chacun l’importance de la date du 15 août 1543 dans l’histoire de Nice, nous vous livrons ci-dessous la traduction des pages que Pietro GIOFFREDO lui consacra dans son ouvrage Storia delle Alpi Marittime à la fin du XVIIème siècle.
L’année 1543 a été funeste pour la cité de Nice, et terrible pour maints autres lieux de la Chrétienté, à cause de la désolation, des rapines et des dommages causés par l’armée des Turcs venus en Provence depuis Constantinople à l’appel de Français qui se déshonorèrent (…) en ouvrant la porte aux plus grands ennemis des Chrétiens. (…)
Le 15 août, jour de l’Assomption de Notre-Dame, cent-vingt galères ennemies sortirent du port de Villefranche et se disposèrent en ordre depuis la pointe du Mont Boron tournées vers le château ou vers la ville, ils commencèrent le bombardement à 8h du matin, soit 4 heures avant midi, visant l’un ou l’autre avec un déluge de canonnade si terrible que le ciel disparut et que la terre et la mer semblaient s’effondrer. Depuis la terre les Turcs et les Français, attaquant ensemble, tiraient de tous les côtés, et d’une façon plus particulière au niveau de la brèche qu’ils avaient faite au Bastion de la Pairolière au niveau de la tour dite de « Cinquaire » (car elle a cinq angles) où est appuyé le bastion de St Georges. Ils attaquèrent de façon si terrible que, sans l’aide de Dieu qui ne voulait pas que ces chiens répandent le sang des chrétiens, et sans l’intercession de la glorieuse Vierge Marie dont la fête était solennellement célébrée dans la vieille cathédrale du château en ce jour, il faut croire qu’ils seraient facilement entrés. Mais ils furent vigoureusement repoussés par les habitants de la cité.
Alors que les ennemis, arborant leur étendards, entreprirent d’escalader la brèche, alors que la bannière toscane de Leone Strozzi se faisait fort d’égaler les barbares par émulation de courage, cette menace incita les Niçois, résolus à sacrifier leurs vies au service de Dieu et de son Prince, à se défendre avec animosité, tuant et abattant beaucoup d’ennemis, faisant fuir les Turcs et les Toscans ensemble à travers les fossés de la brèche. Giovio dit que ce jour là, grâce à de valeureux combats, un étendard a été pris aux Turcs, en tuant celui qui le portait, et un autre aux Toscan dont on conserve les restes. Mais plus précisément les mémoires du président Lambert notent qu’en ce jour les Turcs perdirent trois étendards et qu’ils laissèrent beaucoup de morts tués par les citoyens qui défendaient la brèche ou par l’artillerie qui défendait le château. Un de ces étendards, apporté jusqu’au château, fut accroché à l’envers à la vue de tous les ennemis. Onorato Pastorello ajoute que, selon une tradition, une de ces bannières fût arrachée par une femme niçoise, appelée la Maufaccia, et qu’en voyant son geste, d’autres femmes firent la même chose, elles se mirent à combattre à la tour de Cinquaire. C’est en cet endroit que, pendant l’assaut, apparut aux yeux de tous la Madone très sainte en train d’abattre les ennemis et d’encourager les citoyens et, en mémoire de ce fait (alors qu’une chapelle de dévotion a été construite à cet endroit, ce que nous raconterons plus tard), chaque année une procession a lieu ce jour selon un vœu public, et pour rappeler son origine ont été fixés au murs de la chapelle des boulets de fer d’une taille extraordinaire en témoignage de la protection de la Mère de Dieu apportée dans la fureur de cette bataille. De nos jours la chapelle a encore été agrandie et embellie avec grande dévotion, les murs du porche ayant été recouverts de belles peintures représentant l’histoire du Siège et du conflit. Il n’y a pas qu’à Nice que des prodiges semblable eurent lieu, à Villefranche un soldat turc pénétra dans l’église ND des Grâces, aujourd’hui couvent des capucins, il tira une salve violente vers les yeux de la statue de la Vierge mais la balle de plomb revient en arrière et se logea dans les yeux du misérable sacrilège, le rendant aveugle, et il était encore aveugle quelques années plus tard lorsque le rencontra Antonio Camosso, prieur de Coarraze, alors qu’il était prisonnier dans le Negroponte.
Peu après vêpres les galères et les troupes terrestres s’éloignèrent et, en se retirant, ils eurent la funeste velléité de tirer encore des salves vers la ville, vers la bande de St Dominique et vers le donjon du château or la plupart des boulets dépassèrent leur but et tombèrent dans leur propre camp, causant de grands dommages dans leurs rangs. Ainsi ce jour ont été comptabilisés 950 tirs d’artillerie tirés par l’ennemi qui tuèrent une centaine de Turcs et vingt-deux Toscans.
Pour renforcer les citoyens, fatigués par les combats de la journée, la nuit suivante plusieurs capitaines qui défendaient le château se portèrent vers le couvent St Augustin pour assurer La Défense de la brèche du Cinquaire en cas de nouvelle attaque de l’ennemi.
D’après Pietro GIOFFREDO, Storia delle Alpi Marittime, vol. V, Torino,1839, traduction Société du St Sépulcre, 2023.
samedi 12 décembre 2009
Une découverte importante pour l'histoire des Pénitents Bleus
Cette résistance extraordinaire a été attribuée à l’intervention de
Ces quelques rappels étaient nécessaires pour saisir l’importance de la découverte que nous vous rapportons.
On prend une chaise pour accéder à l’oratoire et on découvre que la gravure en question est sans aucun conteste une pièce d’histoire de notre confrérie d’autant plus précieuse qu’elle n’est pas présente dans nos propres archives.
A La Brigue personne ne se doute du lien entre cette image et la chapelle des pénitents bleus, ni le propriétaire ni les passants qui la voient au quotidien. Pour le propriétaire, l’image était là quand il a acheté la maison, il l’a laissée. Il a pu constater qu’elle se dégradait de plus en plus, mais il n’imaginait pas qu’elle puisse avoir de la valeur. Pour les passants l’image était tellement dégradée qu’ils ne distinguaient plus vraiment ce qu’elle représentait.
La structure de cette Assomption correspond parfaitement au groupe processionnel des pénitents bleus qui lui a probablement servi de modèle. Sous l’image, en plus des armoiries de Nice, se trouvent trois phrases : « MARIA ASSUNTA IN CIELO », « Speciale patrona di Nizza » et « Voto pubblico del 1852 ». Ces indications nous donnent plusieurs éléments précieux, en particulier la date de 1852, la gravure datant vraisemblablement de cette époque.
Maintenant proposons une hypothèse concernant l’origine de cette image.
Notons d’abord que la date de 1852 correspond au tricentenaire du vœu des consuls de Nice en hommage à
On sait que le groupe processionnel de l’Assomption qui se trouve dans la chapelle du St Sépulcre date vraisemblablement du XIX° siècle. On sait aussi qu’il n’y a pas trace du paiement de cette œuvre dans les archives comptables de la confrérie. On peut donc imaginer que cette statue a probablement été payée par
La première fois que nous avons pu repérer cette gravure à
Aujourd’hui la gravure est sauvée, il s’agit maintenant de la faire restaurer et de mener les recherches historiques nécessaires pour établir les circonstances exactes de sa réalisation.
Les pénitents bleus remercient Michel Ivaldi pour sa générosité. Il convient aussi de remercier la personne, dont nous ne savons pas le nom, qui a déposé cette gravure dans l’oratoire et l’a ainsi léguée à l’histoire.
Sébastien RICHARD
Prieur de
Docteur en histoire
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OUVERTURE DE LA CHAPELLE AU PUBLIC
POUR VISITER NOTRE CHAPELLE:
La chapelle du St Sépulcre
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