dimanche 17 février 2013

Premier dimanche de Carême: message du prieur de la Société du St Sépulcre



Chers confrères et consœurs, chers amis,

Le temps du carême que nous venons de débuter nous rappelle que la vie du chrétien est une lutte. Si vous pensiez vous engager à la suite du Seigneur en demeurant à l’abri de tout combat, vous avez fait fausse route ! La foi est un combat, la vie est un combat, la lutte pour le bien appelle au combat. Dieu a besoin d’hommes et de femmes courageux, des chrétiens capables de partir en guerre contre le mal sans présumer de l’issue de la bataille. Se battre pour la beauté du geste, avec abnégation, prêts à périr ou à vaincre, assurés que la force de Jésus-Christ nous accompagne sous le signe de sa Croix qui a soumis le mal et la mort.  

Si vous souffrez face à l’injustice, si vous pleurez à cause des brimades faites aux chrétiens, si vous saignez du manque de charité, alors criez vers le Dieu de nos pères qui se tient à vos côtés, il est votre bouclier. La première lecture de ce dimanche nous le rappelle : « Nous avons crié vers le Seigneur, le Dieu de nos pères. Il a entendu notre voix, il a vu que nous étions pauvres, malheureux, opprimés. » Jamais Dieu ne nous abandonne dans les ténèbres, il est la seule lumière capable de les dissiper ! C’est notre foi !
Regardez autour de vous, on enseigne à nos enfants que la foi n’est pas indispensable à notre société, qu’il faut la cacher en la sortant de l’espace public, que Dieu n’est qu’une « affaire privée ». Quel bien découle de cela ? Une meilleure cohésion de la nation ? Un vivre-ensemble qui s’épanouit sous la lumière de la fraternité ? Bien au contraire ce qui nous unissait s’effrite, les valeurs communes fondent ne laissant la place qu’au profit et à l’épanouissement individuel. On a accepté les trois tentations du Démon, on y plonge sans se retourner, sûrs d’y trouver ce qui va étancher nos soifs de gloire et de plaisir…

Mais le mal rôde, il est toujours présent, il nous attend. Dans la mère qui tue sa propre fille à coup de pommeau de douche, dans la guerre qu’on pilote à des milliers de kilomètres, dans les paroles qui divisent et qui blessent. Le mal est là et la faucheuse noire l’accompagne toujours. Quelle loi, quel parti politique, quelle idéologie nous en préserve ? Seul le Seigneur est notre armure dans cette lutte. Alors, mes frères, battez-vous pour la beauté du geste, avec les armes dont vous disposez. Soyez des chevaliers du Christ qui engagent le combat à chaque fois qu’il se présente, pour l’amour, pour le bien, pour vos frères. Et si, comme moi, vos seules armes sont des larmes versées sur le mal, et bien pleurez avec sincérité pour éteindre les flammes de l’Enfer et hâter la venue du Roi de Gloire !

Que votre carême soit une guerre sainte contre le Démon et ses œuvres, que notre confrérie soit une armée courageuse et forte. Priez et gardez votre foi.

 Quand je me tiens sous l'abri du Très Haut, et repose à l'ombre du Puissant
Je dis au Seigneur : « Mon Refuge mon Rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »
Le malheur ne pourra te toucher ni le danger approcher de ta demeure
tu marcheras sur la vipère et le scorpion tu écraseras le lion et le dragon. (Ps 90)

S. RICHARD
Prieur de la société du Saint-Sépulcre

lundi 11 février 2013

Le Saint-Père renonce au siège de Pierre


Fratres carissimi Non solum propter tres canonizationes ad hoc Consistorium vos convocavi, sed etiam ut vobis decisionem magni momenti pro Ecclesiae vitae communicem. Conscientia mea iterum atque iterum coram Deo explorata ad cognitionem certam perveni vires meas ingravescente aetate non iam aptas esse ad munus Petrinum aeque administrandum.

Bene conscius sum hoc munus secundum suam essentiam spiritualem non solum agendo et loquendo exsequi debere, sed non minus patiendo et orando. Attamen in mundo nostri temporis rapidis mutationibus subiecto et quaestionibus magni ponderis pro vita fidei perturbato ad navem Sancti Petri gubernandam et ad annuntiandum Evangelium etiam vigor quidam corporis et animae necessarius est, qui ultimis mensibus in me modo tali minuitur, ut incapacitatem meam ad ministerium mihi commissum bene administrandum agnoscere debeam. Quapropter bene conscius ponderis huius actus plena libertate declaro me ministerio Episcopi Romae, Successoris Sancti Petri, mihi per manus Cardinalium die 19 aprilis MMV commissum renuntiare ita ut a die 28 februarii MMXIII, hora 29, sedes Romae, sedes Sancti Petri vacet et Conclave ad eligendum novum Summum Pontificem ab his quibus competit convocandum esse.

Fratres carissimi, ex toto corde gratias ago vobis pro omni amore et labore, quo mecum pondus ministerii mei portastis et veniam peto pro omnibus defectibus meis. Nunc autem Sanctam Dei Ecclesiam curae Summi eius Pastoris, Domini nostri Iesu Christi confidimus sanctamque eius Matrem Mariam imploramus, ut patribus Cardinalibus in eligendo novo Summo Pontifice materna sua bonitate assistat. Quod ad me attinet etiam in futuro vita orationi dedicata Sanctae Ecclesiae Dei toto ex corde servire velim. Ex Aedibus Vaticanis, die 10 mensis februarii MMXIII

Qu'est-ce qu'un pénitent bleu?

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