vendredi 21 janvier 2011

visite pastorale de l'évêque de Nice à la chapelle du St Sépulcre


Le 11 janvier dernier Mgr Louis Sankalé, évêque de Nice, à l'occasion de sa visite pastorale dans la paroisse Jean XXIII, a découvert notre chapelle et rencontré le prieur de notre confrérie.




Après un temps de prière devant le maïtre-autel de la chapelle, Mgr Sankalé a prêté une grande attention aux explications données par M. le prieur qui lui présentait l'histoire de la chapelle fondée à la fin du XVIII° siècle sur l'emplacement de l'ancien Champ de Mars et qui servait de tribune publique pour les Ducs de Savoie. Mgr l'évêque de Nice a pu aussi découvrir toutes les pièces d'art que renferme la chapelle, il s'est notamment émerveillé devant le groupe processionnel de l'Assomption.


Le frère Sébastien Richard a aussi rappelé à notre évêque l'histoire de la Société du St Sépulcre qui célèbre cette année ses 580 années de présence à Nice.

Le père Rosiek et les membres de la Mission Catholique Polonaise qui sont hébergés dans la chapelle du St Sépulcre étaient aussi présents pour accueillir Mgr Sankalé. Les jeunes Polonais lui ont chanté un cantique de noël traditionnel de leur pays.

Avant de partir Mgr Sankalé s'est entretenu avec M. le prieur et lui a rappelé tout l'intérêt que le diocèse de Nice porte à ses confréries de pénitents: La présence des pénitents dans le diocèse de Nice depuis de longues générations, en particulier les six siècles de longévité de la Société du Saint Sépulcre sont le signe fort d'un témoignage constant. Le pasteur de ce diocèse porte un intérêt sincère à ces confréries et il se réjouit de leur dynamisme.

Après avoir demandé au prieur de transmettre ses meilleurs sentiments à l'ensemble des membres de l'archiconfrérie, Mgr Sankalé a quitté la chapelle pour terminer sa visite du Vieux-Nice.

jeudi 6 janvier 2011

Voeux du prieur de la Société du Saint Sépulcre

Chers frères et sœurs, chers amis,

Permettez-moi de vous présenter mes vœux pour cette année qui s’ouvre à nous. Une nouvelle année, c’est un calendrier tout neuf que l’on accroche au mur ou que l’on pose sur un bureau, c’est une nouvelle aventure qui commence et que l’on s’apprête à écrire avec nos joies et nos tristesses, nos découragements et nos espérances.

Alors que le passage à l’année nouvelle est l’occasion de traditionnelles réjouissances, cette année ce jour de l’an est malheureusement marqué par un drame affreux survenu à Alexandrie en Egypte. Un attentat terroriste contre une église a provoqué la mort de 21 personnes. Cette attaque inique ravive encore le souvenir de celle de Bagdad en octobre dernier qui avait causé la mort de plus de cinquante chrétiens.

S’en prendre à des fidèles en train de prier, à des familles réunies pacifiquement, est un acte atroce ! Même au Moyen Age, période que nos contemporains ont l’habitude de prendre comme exemple d’obscurantisme, les armes se taisaient pour permettre aux hommes de prier.

Comment croire que tuer des enfants dans les bras de leurs mères à la sortie d’un lieu sacré peut ouvrir les portes du paradis ? Quel lâche pourrait croire que verser le sang d’innocents sous le regard de Dieu et en son nom n’est pas le plus immonde des blasphèmes ?

Nous sommes des témoins impuissants de cette violence tragique. L’Eglise du Christ est attaquée, les chrétiens sont menacés dans de nombreux pays. En ce début d’année mes pensées vont donc vers nos frères qui souffrent au nom de leur foi.

La Société du Saint Sépulcre a été créée en 1431, ses fondateurs ont voulu que ce groupe de fidèles ait toujours le regard tourné vers la Terre Sainte, ils ont mis en place un vaste réseau d’aide et de soutien à la Custodie des Lieux Saints qui s’est étiolée avec le temps, remplacé par des œuvres charitables davantage ancrées dans la réalité niçoise. Pour autant cet idéal n’est pas mort et aujourd’hui encore il interpelle pénitents bleus avec une acuité particulière. Face à la violence, à la haine, à l’injustice, les chrétiens d’Orient ont besoin de notre soutien et de notre aide. Avec mes confrères nous ferons des propositions concrètes au cours de l’année à venir pour assister nos frères qui souffrent. Face à l’épée de la violence nous porterons le bouclier de la charité.

Cette charité nous la mettrons en œuvre aussi à Nice, fidèles à une tradition séculaire, puisque nous avons réuni les fonds nécessaires pour créer l’œuvre du vestiaire qui permettra de distribuer des vêtements d’enfants aux familles en difficulté. Il faudra cependant encore un peu de patience car les travaux pour réaliser le comptoir de distribution ne peuvent être menés tant que la façade de la chapelle n’a pas été restaurée. Nous espérons pouvoir commencer le chantier avant le printemps.

Vous le voyez notre confrérie trouve toujours dans son histoire, dans son idéal, dans son être, des forces qui la poussent à regarder l’avenir avec foi et confiance. Cette année encore nous ne serons pas forcément présents à toutes les grandes célébrations du diocèse aux côtés de nos confrères rouges, noirs ou blancs. Nous ne viendrons pas en grand concours aux assemblées paroissiales, nous ne participerons peut-être pas au congrès de la Maintenance. Pour autant le premier dimanche de chaque mois nous serons réunis dans cette chapelle, forteresse ouverte qui ancre nos pieds sur la terre et nos cœurs dans le ciel. Nous viendrons prendre notre part de foi et d’espérance pour retourner plus forts au cœur du monde.

Notre confrérie est vieille (580 ans cette année), certains voudraient croire qu’elle n’a plus de sens, pas d’avenir. De même on pourrait croire, en lisant les journaux ou en regardant la télévision, que Nice n’a de noblesse que parce qu’elle est une ville dynamique sur le plan économique avec son grand stade, son quartier d’affaires et sa position deuxième aéroport de France. Nice est fière de son rang clinquant de capitale de la Côte d’azur avec tout le cortège de clichés que cela colporte.
Pourtant la Nice véritable, celle qui a une histoire, son cœur bat dans notre chapelle, dans le bois vénérable de la statue de Notre Dame du Sincaïre à qui nous devons une victoire oubliée contre les Turcs en 1543. La noblesse de Nice provient des générations de paysans et de seigneurs qui ont mêlé leur sang à sa terre, ces hommes ont fait partie de nos confréries et nous en sommes les héritiers. Nous ne maintenons pas des traditions insensées, nous faisons vivre une âme.
Si nos confréries mourraient ceci passerait inaperçu pour la grande majorité des habitants de Nice. Mais il y a ceux qui aiment la vraie Nice qui ne se dévoile qu’aux initiés, ceux dont les aïeux ont écrit les pages de l’histoire de ce comté, ceux qui savent voir l’authenticité derrière le maquillage, ceux là nous devons les toucher, nous devons les inviter à nous rejoindre pour que cette Nice qu’ils aiment ne disparaisse pas. Nous devons aussi proposer la spiritualité spécifique de nos confréries comme un chemin original et séculaire qui est capable de combler la foi des hommes et des femmes de notre temps qui recherchent le Seigneur.

Fraternité, prière, charité, voici les trois piliers indissociables de la vie d’une confrérie et d’un pénitent, ces mots pourraient être aussi les vœux que je formule à l’intention de chacun d’entre vous et de vos familles. Soyez solidement unis à ceux qui vous sont chers, trouvez votre force dans la prière, essayez l’ouverture aux autres, vous vivrez une aventure formidable pour cette nouvelle année.

Que Dieu vous préserve de tout mal, qu’il vous donne la grâce du bonheur et la force dans les épreuves. Bonne année à tous.

S. RICHARD
prieur de la Société du St Sépulcre
photos prises pendant le vin d'honneur servi à l'occasion de la fête de l'Epiphanie et de la présentation des voeux du prieur le 2 janvier 2011

Qu'est-ce qu'un pénitent bleu?

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